











Le projet de cession des activités d'accès à Internet et de téléphonie fixe de Tele2 France à l'opérateur SFR est-il soluble dans le droit communautaire ? Pas si sûr. Après avoir prolongé de deux semaines ses premières investigations sur le sujet, la Commission européenne vient de notifier à l'opérateur suédois Tele2 l'ouverture d'une enquête dite de “ phase 2 ”, qui pourrait durer jusqu'à deux mois.
Il s'agit pour Bruxelles de déterminer si le dossier est, ou non, de nature à faire “ obstacle au marché unique ” selon la terminologie bruxelloise. C'est-à-dire s'il respecte les règles de saine concurrence entre les acteurs. Cette transaction, conclue en octobre 2006, pour un montant de 354 millions d'euros, pourrait achopper sur des questions de parts de marché de la télévision payante, indique Associated Press.
“ Au cours des prochains jours, Tele2 et SFR analyseront la situation créée par la décision de la Commission européenne, dans le but de parvenir rapidement à une position commune sur la transaction envisagée ”, indique Tele2 dans un communiqué. Avec près de trois millions d'abonnés au téléphone fixe et trois cent cinquante mille clients revendiqués pour l'offre d'accès à Internet en haut-débit, Tele2 apporterait à SFR une base de données de clients plutôt alléchante au numéro deux de la téléphonie mobile en France.
SFR se montre confiant dans la suite des événements et indique que “ la décision de la Commission européenne d'ouvrir une “phase 2” ne remet pas en cause ” le lancement d'une offre en matière d'ADSL, qui sera dévoilée le 27 mars prochain au cours d'une conférence de presse. “ Le projet d'acquisition des activités françaises de téléphonie fixe et Internet haut-débit de Tele2 est pour SFR un catalyseur qui permettra d'aller plus vite dans ses nouveaux développements (...) Il n'est en aucune façon une condition nécessaire à ces nouveaux développements, en particulier, au niveau technique, Tele2 ne disposant pas de sa propre infrastructure de réseau ”, souligne l'opérateur dans un communiqué.
















