Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

Quarante associations en guerre contre les tarifs des appels mobiles européens

Des associations dénoncent un lobbying des opérateurs pour faire capoter un projet de règlement sur les tarifs du ' roaming '.

laisser un avis
C'est un véritable bras de fer qui s'est engagé entre les associations de consommateurs européennes, l'UFC-Que Choisir en tête, et les opérateurs de téléphonie mobile. En jeu, la baisse du prix des appels émis ou reçus par les abonnés en déplacement en Europe (itinérance, ou roaming), facturé en moyenne 1,06 euro/minute (TTC). Ce prix doit faire l'objet d'un règlement européen cet été. Un premier jet doit être présenté au printemps devant le Parlement de l'Union. Et selon les associations de consommateurs, les opérateurs mobiles feraient pression sur les parlementaires pour qu'ils ne suivent pas les recommandations tarifaires plutôt sévères émises par la Commission européenne en juillet dernier.
A leur tour, les 40 associations du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) ont donc décidé de lancer une grande opération de lobbying. Etude à l'appui, elles dénoncent une nouvelle fois la marge faramineuse dégagée par les opérateurs sur les appels internationaux : ' En moyenne, en Europe, une minute de roaming coûte 1 euro au consommateur, alors qu'elle ne coûte qu'entre 10 et 14 centimes à l'opérateur, soit une marge de 600 % ! ', s'insurge Julien Dourgnon, directeur des études de l'UFC-Que Choisir.
A titre de comparaison, une minute de communication nationale, facturée en moyenne 23 centimes à l'abonné européen (selon l'UFC), coûterait à l'opérateur de 6 à 10 centimes. La marge ' tombe ' donc à 130 %, alors que le prix de gros initial n'est pas très éloigné de celui de la minute d'itinérance. Les associations de consommateurs, elles, militent pour un coût maximum de 39 centimes/minute (TTC), pour les appels sortants vers un pays de l'Union européenne. Un peu moins gourmande, la Commission propose pour sa part un maximum de 49 centimes/minute (TTC).

' Remise en cause d'un marché intérieur des télécoms '

Avec de telles mesures, les abonnés économiseraient au global environ 3,5 milliards d'euros par an. Ce manque à gagner est un des principaux arguments avancés par les opérateurs pour plaider leur cause à Bruxelles. ' Ils se livrent à un chantage économique en prétextant que cela nuira au marché des télécoms, alors que leur Ebitda (1) ne baisserait que de 4 à 6 % d'après notre étude. Ils menacent même d'augmenter le prix des appels nationaux... ', renchérit Julien Dourgnon.
Les opérateurs affirment par ailleurs que des offres spécifiques permettent d'obtenir des tarifs avantageux pour les appels internationaux : ' Faux, répond l'UFC. Certaines de ces offres sont très ciblées et ne profitent qu'aux grands voyageurs, d'autres encore ne fonctionnent que sur le réseau de l'opérateur. '
Selon l'association, les doléances des opérateurs auraient déjà trouvé écho auprès des gouvernements français et anglais, qui ont envoyé à Bruxelles des propositions de régulation fondées sur un prix de détail moyen (tarifs professionnels et grand public confondus) et non sur la première minute comme le souhaiteraient les associations. Le plafond tarifaire serait par ailleurs actuellement envisagé à 58 centimes TTC/minute par le Parlement et même au-delà de 60 centimes par la présidence allemande. ' Si cela était adopté, ce serait une remise en cause totale de la création d'un marché intérieur des télécoms ', professe-t-on à l'UFC.
(1) Ebitda : earnings before interest, taxes, depreciation and amortization, soit le profit avant déduction des charges financières, des impôts et taxes, des dotations aux amortissements et aux provisions.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
1 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Quarante associations en guerre contre les tarifs des appels mobiles européens»

 

2 solutions

de herve752 , posté le 21 février 2007 à 10h57
oui les tarifs de ou vers l'international sont négociés entre les opérateurs qui s'alignent au centime près.

oui les marges sont énormes.

oui les opérateurs se préparent tranquillement à baisser doucement leurs tarifs mais uniquement sur les pays de l'UE ... et vont drastiquement augmenter tous les autres pays (afrique, asie notamment!)

une solution serait d'entrer enfin dans une phase de "présélection" où le client peut choisir de passer ses appels par tel ou tel autre "opérateur", depuis son mobile orange ou sfr ou bouygues.
c'est à dire ce qui se fait sur la téléphonie fixe où, depuis une ligne France Telecom, je choisis de passer mes appels par Tele2 ou autres ...

la concurrence, la loi du marché fera baisser les tarifs !

aujourd'hui, il est déjà possible de passer ses appels par un autre opérateur mais en mode "callback", l'ancetre de la "présélection" dans la téléphonie fixe.
à l'étranger, je peux acheter une carte locale et passer mes appels par un opérateur (Hiboo Mobile).

si les usagers développaient cet usage alors les opérateurs seraient amenés à réviser leurs tarifs ....

donc régulons (passons à la préselection) et prenons nous en charge en déviant nos appels vers des solutions alternatives qui obligeront les opérateurs à baisser leur marge !

alerter le modérateur

   
 
à lire aussi
ACTUALITÉS
Bruxelles bride les tarifs mobiles des voyageurs
SUR LES MÊMES THÈMES
Le délai de portabilité du numéro mobile réduit à 3 jours
-30 % sur les tarifs des appels vers les mobiles à l'été 2009
Baisse en vue pour les tarifs des appels vers les mobiles
Bientôt un gendarme pour les télécommunications européennes
Que faire des fréquences libérées par le passage à la TNT ?
Le FDI met sous observation les médicaments sur Internet
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
' Le Wi-Fi communautaire : satisfaisant et frustrant à la fois '
Internet Explorer 8 à l'épreuve des internautes
Gmail lit les photos et les vidéos
Pour Dailymotion, Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas assez ' Net '
Google montre ce que le moteur V8 de Chrome a dans le ventre
La fin des journaux et l'émergence d'une information à deux vitesses
Le rachat d'Alice pèse sur les résultats de la maison mère de Free
Le turbo du navigateur Opera à découvrir
La bêta de Chrome 2.0 disponible en téléchargement
Orange évoque la suspension d'Orange Sport