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L'année 2007 débute bien pour la toute jeune entreprise Wavestorm. Elle a, en effet, signé un contrat avec un grand nom du secteur du jouet pour collaborer à la création d'un produit communicant. Ce client illustre parfaitement ce monde de l'intelligence ambiante où les objets de tous les jours sont capables de dialoguer entre eux.
Tout commence en 2003. Le futur fondateur de Wavestorm, Alexandre Casassovici, alors en fin d'études à Télécom Paris, est convié à une conférence du Club de l'Arche à Paris. Il présente, devant une assistance de DSI, un panorama des technologies sans fil. Les ministères des Finances et de la Recherche s'intéressent à son discours. L'idée lui vient, alors, de créer Wavestorm.
En janvier 2004, la start up se lance avec, pour premier client, l'Ecole des mines. En attendant son développement dans l'objet communicant, la jeune pousse mise sur la commercialisation de deux offres packagées dédiées au sans-fil. La première, Secure Pass, est un outil d'administration qui fournit une identification forte à base de clés PKI et de serveur Radius, via un algorithme de chiffrement standard de haut niveau, de type TKIP ou WAP. La deuxième, Easy Pass, s'adresse aux entreprises qui ne peuvent s'offrir une telle protection. Ce portail d'accès pour hotspot bénéficie d'un contrôle un peu moins élevé. “ Comme les opérateurs pour les hotspots, nous proposons plusieurs modes d'identification ”, dit Alexandre Casassovici.
Wavestorm compte déjà de nombreux clients (Renault, Gaz de France…). Mais la grande fierté de son fondateur est d'avoir délogé le prestataire Wi-Fi Swisscom Eurospot de chez Starbucks à Paris. Le géant du café s'est équipé d'un point d'accès matériel et logiciel Wavestorm pour ses établissements, avec un serveur en back office.
Aujourd'hui, la start up se sent pousser des ailes, notamment pour se développer à l'étranger. Elle dispose déjà de représentants à Hong Kong et aux Etats-Unis, mais c'est surtout vers la Chine qu'elle regarde à présent. “ Nous devrions ouvrir un bureau à Shenzhen, où nous bénéficions de prospects très avancés ”, annonce Alexandre Casassovici. Après des premiers contacts en Chine du Sud, le jeune entrepreneur a participé à un voyage en Chine du Nord, organisé par le gouvernement français. Il s'agissait d'un échange entre 400 jeunes Français et 400 jeunes Chinois. Mais l'avenir de Wavestorm passe aussi par le renforcement de sa R&D, avec le recrutement de cinq ingénieurs supplémentaires, et par l'embauche d'un directeur marketing.
e.delsol@01informatique.presse.fr
Date de création : janvier 2004.
Effectif : 15 personnes.
Chiffre d'affaires 2006 : 300 000 euros (plus de 2 M d'euros de commandes en 2007).
Aides : financement personnel jusqu'en début 2006, puis aides de business angels (300 000 euros) et d'Oséo/Anvar (375 000 euros).
L'équipe : Alexandre Casassovici, 26 ans, a fondé Wavestorm en 2004. Des DSI se sont intéressés à lui alors qu'il terminait ses études à Télécom Paris, avec une spécialisation forte en technologie sans-fil. Après avoir gagné la confiance de plusieurs clients avec une offre dédiée au sans-fil, il décide de se tourner vers le tout nouveau monde des objets communicants.
















