01net. web avec Google
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

Google complète sa suite bureautique anti-Office

Après l'e-mail, l'agenda ou le traitement de texte, le géant américain propose un tableur accessible en ligne. Moins complet que Microsoft Excel, il mise sur la collaboration entre utilisateurs.

laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
En lançant un tableur accessible par Internet, Google savait qu'il ferait son petit effet. Un tableur, c'est précisément ce qui manquait au géant du Web pour prétendre au statut de fournisseur de suite bureautique, la chasse gardée du tout-puissant Microsoft. Désormais, Google possède dans son sac à malices un webmail (Gmail), un outil de chat et de téléphonie sur IP (Talk), un agenda partagé (Calendar), un traitement de texte (Writely) et le nouveau tableur (Spreadsheets), pour ne parler que des outils à usage bureautique. De quoi donner des sueurs froides au père de Word, Excel, Outlook et de MSN Messenger.
Google Spreadsheets ne sera proposé qu'en test limité pendant plusieurs mois. Une sorte de ' pré-bêta ' dont seuls quelques privilégiés pourront se servir. Ceux-ci seront sélectionnés par invitation, après avoir laissé leur adresse e-mail sur un site dédié. Aucun détail n'est donné sur cette sélection, si ce n'est la règle du premier arrivé, premier servi. Comme Google l'a indiqué à Reuters, il s'agit d'un logiciel conçu par la société 2Web Technologies et non du logiciel en ligne iRows (une rumeur qui a fait exploser le site d'iRows).
A l'instar des autres tableurs dits ' en ligne ' (NumSum, Jotspot Tracker, ajaxXLS...), Google Spreadsheets ne nécessite pas d'installer l'application sur son PC, mais juste quelques kiloctets, essentiellement pour gérer la présentation graphique. Le c?"ur du système reste hébergé chez le fournisseur de l'application. ' Ce ne sont pas des services totalement en ligne ', résume Frédéric Cavazza, consultant à l'agence Web SQLI. Le tableur permet de créer facilement des feuilles de calcul basiques et d'importer des feuilles existantes au format .xls (Excel) ou .csv.

Microsoft rêve de Web

L'outil serait moins riche en fonctions que Microsoft Excel mais présenterait un atout dû à son mode d'accès en ligne. Plusieurs utilisateurs peuvent travailler sur les mêmes documents (stockés chez Google) et les partager, en même temps. Grâce à l'ajout d'une fonction de chat, des collaborateurs pourront même commenter un rapport en direct, à plusieurs. Un vrai plus pour le travail de groupe, qui pourrait bien faire le poids face aux nombreuses fonctions superflues d'Excel.
Et cela, Microsoft en est aussi conscient. Avec sa stratégie ' Live ' (Windows Live, Office Live...), il prépare depuis longtemps la transposition de ses logiciels sur le Web. ' Mais pour l'instant, il n'y est pas. Même Vista n'est qu'une transition vers son futur modèle en ligne, analyse Frédéric Cavazza, qui doute a contrario que la stratégie de Google soit le ' tout en ligne '. Google fait du logiciel depuis longtemps sans le montrer. Il s'installe de plus en plus sur les PC via Google Desktop, notamment avec le concours de constructeurs comme Dell qui préinstalle ses applications. Pour les grandes entreprises, il y a fort à parier que Google leur livre bientôt un serveur hébergeant ses applications bureautiques, les utilisateurs y accédant par Intranet [comme il le fait déjà pour son moteur de recherche pour entreprise, NDLR]. Plus rien à voir avec Internet... ' Entre Google qui rêve de s'installer sur les PC et Microsoft qui veut conquérir le Web, cherchez l'erreur...
10 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Google complète sa suite bureautique anti-Office»

 

I :love: Google

de Raspoutinn , posté le 06 juin 2006 à 20h34
:love:
alerter le modérateur


Non, sans blague !

de dufondelacaverne , posté le 07 juin 2006 à 07h41
Aux innocents; les mains pleines alors ? :sarcastic:
alerter le modérateur

 

Chefs d’entreprise, passez votre chemin ou prenez soin de pe

de dtbg.dtbg , posté le 07 juin 2006 à 00h21
Chefs d’entreprise, passez votre chemin ou prenez soin de penser autrement…

Parlons peu, mais parlons bien... Sur le plan technologique, tous ces services en ligne qui apparaissent de-ci, de-là, sont à première vue très attractifs et surtout sans risque. Collaboration en ligne accrue (traitement de texte, tableur), sauvegarde de données gigantesques pour pas cher, partages de mes données avec mon prochain, sans compter mes mails, mon agenda et mes contacts ou je veux, quand je veux, etc.

S’il est intéressant de saluer les prouesses techniques et les trésors d’ingéniosité déployés pour mettre en œuvre de tels outils, je n’en demeure pas moins dubitatif sur tout un ensemble de pendants.

Prenons un exemple…

Quand on fait du « business » en Europe et surtout en France et que l’on est une PME-PMI, on a surtout à cœur de bien mener son entreprise et l’on répond grâce à elle, à des enjeux socio-économiques sur un territoire donné.
On a aussi à bord des moyens limités et des connaissances informatiques qui frisent très souvent le ridicule, et ce dans la plupart des cas d’ailleurs, d’autant que les exceptions en la matière, n’ont jamais constitué une règle !

Quel rapport entre les deux ? Ceci ! Nos échanges par mail (ce n’est qu’un exemple), sont rarement cryptés et sont donc à la merci de ceux qui, à l’extérieur, mènent une guerre économique dans le but de répondre à des enjeux financiers dont l’ampleur écrase lourdement nos petites préoccupations socio-éco.

Mais non contents de partager avec le monde entier nos emails (et pas seulement avec le destinataire prévu initialement) – d’aucun se souvient d’Échelon -, nous sommes aussi, désormais, invités à mettre en ligne tout un ensemble de données complémentaires :

• Notre agenda (avec qui l’on traite et sur quel sujet, lors de nos rendez-vous d’affaires)
• Nos contacts (qui sont nos clients ou nos fournisseurs et à quel niveau hiérarchique traite-t-on)
• Nos chiffres en forme de tableaux (nos chiffres comptables en général, nos meilleures ventes chez nos meilleurs clients, nos tarifs aussi…)
• Etc.

Ce ne serait rien, si nous n’avions pas à placer tout ceci sur des serveurs appartenant à des structures américaines qui, je le rappelle, n’hésitent pas à jeter en pâture les données qu’elles détiennent (surtout celles des autres) uniquement pour « s’adapter à la législation » en vigueur dans certains pays. (Il n’y a qu’à observer justement, le degré et la facilité d’adaptation de certaines de ces mêmes structures à l’égard des autorités chinoises par exemple).

Maintenant, si l’on transpose ces schémas événementiels en suivant la logique de guerre économique dans laquelle ces industriels se situent (et nous entraînent) et que l’on considère dans le même temps, la facilité et l’impunité avec laquelle ces structures jouent avec les données de chacun (mais pas les leurs).

Dans ce cas, il n’est pas stupide de penser qu’un jour ou l’autre et en dépit des garanties offertes (du type : personne ne regarde vos données, on vous le jure, sauf des robots, mais c’est pour la pub), on se retrouve alors face à des pertes de clients et de marchés massifs parce que nos données auront été volées et analysées à notre insu, mais aussi exploitées contre nous…

Chef d’entreprise, les outils de partage, ne valent que s’ils sont mis en œuvre dans le cadre de votre réseau privé virtuel. Vos données n’ont rien à faire chez Google, Microsoft, Yahoo, Apple et consorts. Mais alors rien du tout !


alerter le modérateur


Réseau privé virtuel

de OJAL , posté le 07 juin 2006 à 13h26
C'est bien ce que va proposer GOOGLE ne vous inquiétez pas!
alerter le modérateur


Simili excel en ligne

de verdares , posté le 07 juin 2006 à 13h55
je suis tout à fait d'accord avec cette analyse
alerter le modérateur


principe de base

de jrlefort-78 , posté le 07 juin 2006 à 15h22
Nous sommes d'accord sur le principe qu'une société française devra faire attention, comme toujours, à la sécurité de ses données.

Ce qu'il faut voir, ce n'est pas le produit de google en particulier, mais une évolution qui tendrait à ébranler (enfin) l'empire de MS OFFICE.

Dès qu'on a imaginé une suite en mode "web", il est immédiatement disponible à l'esprit de le faire en mode intranet avec toutes les sécurités qui vont bien et un hébergement local et tout et tout ou à travers un VPN ... Quoiqu'il en soit, même si nous les techniciens, nous avons compris cela depuis près de 10ans, nous saluons google pour avoir eu la capacité d'ouvrir l'esprit d'un plus grand nombre à la possibilité que :

1°) on puisse se passer de Microsoft Office
2°) et que c'est une très bonne chose parce qu'on peut enfin évoluer vers des solutions PLUS ADAPTEES aux besoins d'aujourd'hui ... (le travail collaboratif sous Office, ça ne vous donne pas des boutons rien que d'y penser tellement c'est compliqué, inefficace et bugué ?)

Jean-Roch
alerter le modérateur


Le partage n'est pas obligatoire

de Labbaipierre , posté le 07 juin 2006 à 15h23
Bonne analyse, j'approuve totalement la position.

Seulement, rien ne t'oblige à partager les documents que tu crées sous ces outils en ligne. Cet outil de partage n'est qu'une option pour renforcer ou affirmer l'effet « communautaire » de ces entreprises (Google adore relier les gens via une communauté d'utilisateurs).

Bien sûr, ça peut faire peur et il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de partager tel ou tel document, je suis d'accord. ;)
alerter le modérateur

 

test du simili tableur

de verdares , posté le 08 juin 2006 à 13h40
j'ai reçu la version beta de ce simili tableur, il manque vraiment d'outils et de fonctionnalité.
Pas extra Bof Bof
alerter le modérateur

 

Réponse à jrlefort et labbaipierre

de dtbg.dtbg , posté le 08 juin 2006 à 21h16
Merci à tous, pour l’ensemble de vos précisions, mais je souhaite revenir plus particulièrement sur les deux derniers post…

C’est vrai jrlefort-78, Google permet d’ancrer dans l’esprit de chacun, l’idée que la possibilité de faire sans Microsoft existe vraiment et que c’est bien ainsi. Mais le monde du libre avait déjà montré le chemin. Finalement, le Web est un vecteur plus efficace que le classique modèle de distribution (payant ou non). C’est vrai également que le côté collaboratif de ces outils est sans conteste moins allergisant que celui émanant du géant du soft micro… Il n’y a pas photo, et ce, grâce entre autres au vecteur évoqué plus tôt, qui facilite grandement les choses.

Pour autant (et ce n’est qu’une question) le combat actuel sur les OS et sur les suites bureautiques (collaboratives ou non, au travers du Web ou sur disque dur), n’est-il pas finalement un combat d’arrière garde ? Après tout, attaquer un géant sur un marché déjà mature, n’est pas ce qu’il y a de mieux pour montrer qu’on est incontournable, innovant, voire noble. En effet, un acteur en situation de monopole, ne peut aller plus haut de toute façon. Il ne peut qu’observer sa part de marché s’effriter tôt ou tard (IE en est un bon exemple). Et même si la part de marché de notre géant s’effondre à 40% pour IE et/ou Office, voire Windows (idéalement ?) à terme. Cela reste tout de même 40% ! Ce n’est pas rien, sur un plan marketing et commercial (et durant les élections, cela mène tout droit au second tour).

Le souci, c’est que notre monstre du soft micro, le sait déjà. Il a d’ailleurs déjà attaqué d’autres marchés porteurs (très lucratifs – désolé pour le pléonasme), ou tout reste à faire, sur le plan de l’évolution et de la standardisation pour se prémunir contre une descente inéluctable :

• Windows Media Player et ses codecs ad hoc (si j’ose dire) avec DRM (tant qu’à faire)
• Windows Mobile (qui ébranle sérieusement Palm OS et qu’il laisse peu de place aux initiatives Linux)
• Windows Tablet PC (sans grand équivalent pour l’heure), malgré un marché encore étroit
• Windows Media Centre livré (ce n’est pas neutre) avec le PC qui convient

Alors certes, tous ces outils ne sont pas aussi probants que ceux de la première vague. Mais néanmoins, je ne suis pas certain que l’on pourra faire sans lui (autant qu’on le voudrait) ! Et je regrette bien sûr.

Mais du coup, et j’en reviens au thème initial de ce post (histoire de ne pas être trop hors sujet). Je crois, qu’avec Google et ses coparticipants, qui mettent en place des outils Web et derrière ceux-ci, des méthodes d’accès aux données voire d'exploitation peu recommandables, je ne suis pas certain que l’on soit en train de résoudre notre problème. J’ai même plutôt tendance à penser qu’on ajoute à notre équation, une ou plusieurs variables troubles supplémentaires ! Après tout, ils sortent tous du même moule, il n’y a donc aucune raison (a priori) de se sentir à l’aise avec cela !

Alors certes, comme le dit labbaipierre en réponse à ma tentative d’analyse, on n’est pas obligé de partager. Mais ici, davantage que le partage (qui a quand même un côté très tentant en raison de la facilité d’accès à la fonctionnalité), le problème, c’est surtout la mise à disposition sur des serveurs distants, (même temporairement durant l’utilisation), d’un ensemble de données sensibles qui peuvent également être interceptées, puisqu’on est sur le net et que celles-ci ne sont pas (trop) cryptées.

De là, je persiste encore un petit peu dans ce que je disais dans mon premier post, non pour avoir raison, mais pour tenter d’être convaincu grâce à vous, qu’à terme, ces outils seront aussi « merveilleux » que ce qu’ils prétendent être, en tant qu’alternative ou non.

En substance, je continue de croire que ces outils ne devraient être utilisés par le plus grand nombre de PME-PMI, que dans le cadre d’un RPV (VPN) – la pièce trop souvent manquante, ou au travers d'un cryptage fort. Et pour compléter le dispositif, il manque également une garantie réelle et solide relativement au sens des responsabilités de ces acteurs...

Partant, nos données d’entreprise n’ont toujours rien à faire (même potentiellement ou temporairement) au sein des serveurs de ces structures.
alerter le modérateur


penser différent

de jrlefort-78 , posté le 09 juin 2006 à 09h54
Le mouvement qui ne s'amorce qu'aujourd'hui, c'est la prise de conscience que le traitement de l'information est bien fait de deux parties : les données et leur traitement.

On prend conscience aujourd'hui qu'un document ne doit contenir que des infos de documentation, et que la forme que doit prendre le fichier informatique qui correspond doit être interprétable par n'importe quel outil qui sait ce que c'est qu'un document.

Le temps est révolu où un éditeur se permettrait de concevoir encore un logiciel qui utilise son propre format, créable et lisible seulement par lui même.

A terme on aura d'un côté des données se suffisant à elles mêmes et de l'autre des logiciels qui savent comment les traiter par ce que leur définition est connue de tous.

Partant de là, il est évident que vont fleurir des produits créatifs qui vont pouvoir manipuler de manière très précise les données en fonction de réels besoins . En opposition au fait, par exemple qu'un document word ne peut s'éditer (correctement, en toute sécurité) qu'avec UN seul produit : WORD, avec toutes ses limitations et ses contraintes ... Si on veut travailler à 10 sur un document Word, et bien ce n'est tout simplement pas humainement réalisable. Alors qu'on peut très imaginer un produit qui permettrait à 10 personnes de travailler sur un seul document, que ce dernier serait versionnable, avec des révisions consultables sans limite, etc ...

On imagine tellement de choses vraiment utiles qu'Office ne propose pas, qu'on se dit qu'il est VRAIMENT temps que ceux qui CREENT vraiment aient le droit à la notoriété. Et si c'est un géant comme Google qui en est le vecteur, et bien tant mieux.

(Je n'ai rien contre d'autres tentatives, comme Open Office, mais pour moi, ils n'ont rien créé véritablement : au mieux imité voire un peu amélioré un concept strictement comparable aux suites office 97,2000, XP et 2003)

jr
alerter le modérateur

   
 
publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
' Le Wi-Fi communautaire : satisfaisant et frustrant à la fois '
Internet Explorer 8 à l'épreuve des internautes
Gmail lit les photos et les vidéos
Pour Dailymotion, Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas assez ' Net '
Google montre ce que le moteur V8 de Chrome a dans le ventre
La fin des journaux et l'émergence d'une information à deux vitesses
Le rachat d'Alice pèse sur les résultats de la maison mère de Free
Le turbo du navigateur Opera à découvrir
La bêta de Chrome 2.0 disponible en téléchargement
Orange évoque la suspension d'Orange Sport
Fennec, le Firefox pour mobile, arrive en bêta 1.0
La TNT HD arrive enfin jusqu'à la BBox
Vidéo : la bande dessinée s'invite sur les mobiles
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
La seconde vie des téléphones mobiles
Opérateurs mobiles et FAI priés de revoir leurs tarifs vers les numéros spéciaux
Le nouvel iPod shuffle au c?"ur d'une polémique sur les DRM
De la pub dans certains articles de Google News
Loi antipiratage : ' Les terroristes de l'Internet ne gagneront pas ! '