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Google chercheur pour le CNRS

Le moteur de recherche référence les ressources documentaires du Centre national de la recherche scientifique sur son service Google Scholar.

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La recherche scientifique française s'est adjoint l'aide de Google pour faciliter l'accès à ses ressources documentaires. Le moteur de recherche a noué en début d'année un partenariat avec l'Inist (Institut de l'information scientifique et technique), une unité de services du CNRS. Celle-ci donne accès à un fonds documentaire de plus de 7 000 revues sur ses différents portails, spécialisés ou généralistes.
Le premier à bénéficier de cette collaboration est BiblioVie, un site destiné aux chercheurs en sciences du vivant, qui référence près de 3 000 revues. Concrètement, les scientifiques peuvent, via BiblioVie, rechercher un article sur le moteur Google Scholar. Celui-ci leur proposera alors des réponses issues des revues auxquelles l'Inist est abonné.
Les chercheurs doivent être au préalable inscrits auprès du CNRS. Une fois qu'ils ont renseigné login et mot de passe, ils peuvent utiliser le service de Google. Un lien leur permet d'accéder directement au texte intégral de l'article, dont le moteur n'oublie d'indiquer ni l'auteur ni la source. Un second lien hypertexte renvoie vers l'Inist.
L'accord entre les deux partenaires étonne, dans la mesure où le moteur de recherche est au c?"ur d'une polémique. Google s'est attiré les foudres de plusieurs éditeurs américains et français, pour avoir numérisé sans autorisation des ouvrages, en dépit des droits d'auteurs en vigueur. ' Il ne s'agit pas du tout de numérisation d'articles ici, explique un porte-parole de l'Inist. Nous négocions l'accès au format électronique des revues, qui restent hébergées sur les serveurs de leurs éditeurs respectifs. '

Tous les portails du CNRS bientôt sur Google Scholar

A l'Inist, on attend de ce partenariat de la visibilité, mais également une plus grande rapidité d'accès aux articles grâce à des recherches multibases et multiressources. Plutôt que d'être effectuée sur les différents portails du CNRS, une requête le sera depuis un seul point d'accès, Google Scholar, sur l'ensemble des sites de documentation de l'Inist.
D'ici à la fin de l'année, le portail dédié aux sciences et technologies de l'information, BiblioStic, rejoindra BiblioVie sur Google. Puis, ce sera le site généraliste pluridisciplinaire BiblioSciences. Et enfin le portail d'information sur les sciences humaines, Biblio-SHS.
Outre-Atlantique, les partenariats de Google Scholar sont nombreux : le moteur donne accès, entre autres, au contenu de l'Association for Computing Machinery, de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), ou à la base de données bibliographiques d'Open WorldCat Library Locator Service. En France, il n'en est quà ses débuts. Il a toutefois déjà signé avec revues.org, un portail fédérateur de magazines scientifiques en sciences humaines et sociales.
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2 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Google chercheur pour le CNRS»

 

Bonne initiative

de PseudoUnique , posté le 16 février 2006 à 18h23
>> L'accord entre les deux partenaires étonne, dans la mesure où le moteur de recherche est au coeur d'une polémique.

Bof, non, ça n'a rien d'étonnant. La culture scientifique, c'est le partage et la diffusion de l'information, pas la mise en place de verrous financiers sur la connaissance (du moins en ce qui concerne la recherche publique, plus orientée "publication" que "dépot de brevets"). Donc la polémique sur les droits d'auteur ne les concerne pas trop. En effet, le but d'un chercheur, c'est de publier ses travaux pour qu'ils soient lus par un maximum de personne ; mais contrairement à, par exemple, un écrivain, il ne gagnent pas d'argent là dessus, juste du prestige. Car être publié dans une revue scientifique, c'est renoncer en quelque sorte à ses droits d'auteurs, en fait.
Et puis la recherche bibliographique est au coeur du travail des scientifiques, alors ce genre de collaboration entre un établissements de recherche publique, et le numéro 1 des moteurs de recherche, était au contraire parfaitement prévisible (et souhaitable)
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la connaissance n'est malheureusement pas gratuite

de TuTuX , posté le 14 avril 2006 à 08h18
Les publications scientifiques ne sont malheureusement pas a la libre disposition de tout le monde. Quand on soumet un article a publication on cede ses droits à l'éditeur qui lui s'occupe de rentabiliser son affaire. Et au vu des monopoles dans le domaine (elsevier par exemple ...) ce doit être assez juteux comme business.

En terme d'accessibilité, si vous avez deja essayé de commander une copie d'article a l'INIST vous vous apercevrez que c'est tout sauf gratuit, c'est même assez cher, de l'ordre de 10 ou 15€ la publi si je me souviens bien (pour couvrir les droits d'auteur et de reproduction, a verifier dans les contrats type de l'inist).

De plus la diffusion informatique d'articles au format pdf n'est pas libre de droits, ce qui veut dire que vous etes autant dans l'illegallité en echangeant une publi avec votre collègue de labo qu'en échangeant des mp3 sur emule.

Alors effectivement les scientifiques ne reçoivent qu'une modeste retribution au titre du droit d'auteur (sur les theses par exemple, ...) et c'est tout à leur honneur de travailler pour l'avancement de la science en général, mais ça ne veut pas dire que l'information scientifique est libre et accessible a tous.
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