Comment ça marche : le Blu-Ray
La troisième génération de supports optiques vient d'arriver : après le CD et le DVD, place au Blu-Ray ! Développé pour répondre aux besoins de la vidéo haute définition, il permet de stocker jusqu'à 25 Go de données.
Les disques Blu-Ray multicouches pourront stocker jusqu'à 200 Go !
Le principe de fonctionnement
1 - Un rayon plus étroit
Le diamètre du rayon lumineux qui éclaire les pits lors de l'écriture et de la lecture doit être adapté à leur largeur (afin de ne pas ' déborder ' sur les parties mitoyennes du sillon). Ce diamètre est lié à la couleur du laser ou, plus exactement, à sa longueur d'onde. La longueur d'onde est comprise, pour la lumière visible, entre 0,380 micromètre pour le violet, et 0,780 micromètre pour le rouge. Alors que la technologie DVD utilise un laser rouge, d'une longueur d'onde de 0,650 micromètre, celle du Blu-Ray emploie un laser bleu-violet, plus fin que le laser rouge, d'une longueur d'onde de 0,405 micromètre.
2 - Une lentille qui capte plus de lumière
Le système optique d'un lecteur Blu-Ray, comme celui d'un DVD, ne se contente pas de concentrer un rayon laser sur la couche des données : il doit aussi capter la lumière renvoyée par la couche réfléchissante. Cette lumière forme un cône dont le sommet correspond au point d'impact du faisceau laser et dont la base est délimitée par la circonférence de la lentille du système optique. Comme les pits d'un disque Blu-Ray sont plus petits et plus rapprochés que sur un DVD, ils renvoient aussi moins de lumière : ' l'?"il ' du lecteur Blu-Ray doit donc être plus sensible que celui des DVD. La solution adoptée : augmenter la sensibilité des lecteurs Blu-Ray en utilisant une lentille plus large, capable de recevoir plus de lumière.
3 - Des <i>pits</i> deux fois moins longs
Un disque Blu-Ray peut contenir beaucoup plus de données qu'un DVD. Comme sur les DVD, les 0 et les 1 correspondent à des suites de minuscules trous, appelés pits. Alors que leur longueur atteint 0,40 micromètre (millionième de mètre) sur un DVD, ils ne mesurent que 0,138 micromètre de long, soit 2,6 fois moins, sur un disque Blu-Ray ! Ces pits sont disposés sur un sillon (on parle aussi de ' piste ') qui se déroule de l'intérieur vers l'extérieur, dans le sens des aiguilles d'une montre. Sur un DVD, la largeur du sillon est de 0,74 micromètre, contre 0,32 micromètre sur un disque Blu-Ray.
4 - Des données mieux protégées
A l'instar du DVD, un disque Blu-Ray est constitué de plusieurs couches, ou layers. La première, composée de plastique (un substrat de polycarbonate), assure la rigidité du disque (son épaisseur est de 1,1 mm). La couche métallique réfléchissante, placée entre le plastique et la couche de données, est chargée de renvoyer, vers le bloc optique, la lumière qui transperce la couche de données. Enfin, toutes ces strates sont recouvertes d'une couche de polycarbonate transparent. Cette couche est bien plus fine sur un disque Blu-Ray (0,1 mm) que sur un DVD (0,6 mm). Les données sont ainsi plus proches du rayon laser. C'est pour cela qu'un vernis très résistant, conçu pour les disques Blu-Ray, protège l'ensemble.
Des films enfermés à triple tour
Pas moins de trois systèmes ont été prévus pour protéger le contenu des BD-Rom, les disques Blu-Ray préenregistrés, contre les copies illégales.
L'AACS (Advanced Access Content System)
Commun au Blu-Ray et à son concurrent le HD-DVD, il s'agit d'un système de gestion des droits numériques associés aux ?"uvres. Il permettra de définir le nombre de copies autorisées et d'attribuer des droits de visionnage aux films
proposés en téléchargement. Ces droits seront associés, notamment, au numéro de série du lecteur Blu-Ray. Conséquence : il faudra peut-être payer pour regarder un film emprunté à un ami !
Le Rom-Mark
Il s'agit d'une image holographique imprimée à la surface du disque (celle exposée au laser). Invisible pour l'utilisateur, elle devra être détectée par le lecteur pour qu'il puisse lire le BD-Rom.
LE BD +
Les données seront cryptées à l'aide d'une clé en 128 bits, et un double jeu de clefs de décodage sera fourni : il y en aura un sur le disque, et un dans le lecteur. Si un pirate parvient à casser le système de protection
d'un lecteur, le fabricant pourra mettre à jour ses lecteurs et changer de type de protection. Ce double système permettra de limiter la lecture d'un disque à une marque ou à un modèle de lecteur.
Devant un tel arsenal de mesures restrictives, HP a demandé, et obtenu, de la Blu-Ray Disc Association (BDA), l'organisation chargée de définir les spécifications du Blu-Ray, l'intégration du
Mandatory Managed Copy (MMC) dans ce format : le MMC permet de copier un film, depuis un BD-Rom, sur son ordinateur, pour le mettre à la disposition des utilisateurs d'un réseau familial.

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