(Mise à jour) Le GPS européen sort de Terre
Lancement réussi ce 28 décembre pour le premier satellite de la constellation Galileo, emmené sans problème par la fusée russe Soyuz.
01net.
le 28/12/05 à 14h07
Mise à jour : Galileo est sur orbite
Les 602 kilos du premier satellite de la constellation européenne Galileo, baptisé Giove-A, ont quitté la planète Terre ce 28 décembre au matin. Le lanceur russe Soyuz a décollé sans problème depuis sa base de Baïkonour,
à 5 h 19 GMT, soit 6 h 19 heure française.
Mais si le lancement a réussi, le succès ou l'échec de cette première étape du projet européen rival du GPS ne pourra être constaté qu'en fin de journée, une fois vérifié le fonctionnement des panneaux solaires et des éléments de
transmission de Giove-A.
Au micro de France Info, Philippe Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères (et qui n'est plus ?" comme nous l'avions indiqué précédemment par erreur ?" maire de Toulouse, ville où Galileo aura son
siège) a évoqué un ' succès scientifique supérieur à celui des Américains ', qui marque ' l'indépendance de l'Union européenne '.
Première parution le 27 décembre 2005
Le premier satellite du projet Galileo doit être mis en orbite le 28 décembre. Il servira à des tests et garantira la réservation des fréquences de ce concurrent du GPS.
Ce mercredi 28 décembre 2005 devrait être marqué d'une pierre blanche pour l'Union européenne. C'est en effet à 6 h 19, heure française, que le premier satellite de la constellation Galileo, le concurrent du GPS
américain, devrait être mis en orbite par le lanceur russe Soyuz.
Prévu le 26 décembre, le décollage depuis le cosmodrome de Baïkonour a été repoussé de deux jours pour des raisons techniques. Si tout se passe bien demain, le satellite, baptisé Giove-A, sera placé à très exactement
23 222 kilomètres de la Terre.
La mise en orbite de ce satellite européen de géolocalisation, pilotée par l'Agence spatiale européenne (ESA) et la Commission europénne, répond à deux nécessités. La première : ne pas perdre les fréquences attribuées à la
constellation par l'Union internationale des télécommunications. Pour ce faire, il fallait qu'un satellite au moins soit envoyé dans l'espace avant juin 2006. La seconde : tester Galileo, et les technologies qui lui sont associées, comme
les horloges atomiques des satellites.
Démarrage commercial au mieux en 2010
Giove-A marque donc le démarrage de la phase dite de ' validation en orbite ' (in orbit validation), qui prendra deux à trois années. Il sera rejoint par un deuxième satellite, Giove-B, au
cours du premier trimestre 2006. D'ici à 2008, quatre satellites serviront pour cette étape liminaire.
Les 26 appareils restants de la constellation seront expédiés dans l'espace d'ici à 2009-2010 par le concessionnaire, chargé ensuite de les exploiter. En juin dernier, c'est l'offre conjointe d'Eurely (Alcatel-Finmeccanica-...) et
d'iNavSat (EADS-Thales-...) qui avait été
retenue par la Commission européenne. La société aura son siège
près de Toulouse. Le démarrage commercial de Galileo est espéré pour 2010-2011, soit avec au moins deux ans de retard sur le planning initial.
Galileo aura été freiné par des querelles entre pays de l'Union européenne, et des difficultés de financement (200 millions d'euros restent à trouver en 2006 pour un budget total de 3,8 milliards d'euros). Au point que le
projet européen s'est ouvert à des accords de coopération financiers et technologiques avec Israël, la Chine, l'Ukraine, l'Inde et le Maroc. D'autres pays, comme le Canada, le Mexique ou la Corée du Sud, pourraient bientôt les rejoindre.