(Mise à jour) Adware contre pare-feu, le procès n'aura pas lieu
180solutions avait attaqué en justice l'éditeur de ZoneAlarm. Il vient de retirer sa plainte, Zone Labs ayant baissé d'un cran l'alerte sur ses produits.
01net.
le 31/01/06 à 16h36
Mise à jour : le comportement ' dangereux ' devient ' suspect '
180solutions vient de retirer sa plainte contre Zone Labs. En fin d'année dernière, l'éditeur d'adwares (logiciels publicitaires, généralement intrusifs) avait attaqué en justice l'éditeur du célèbre pare-feu
ZoneAlarm. Il l'accusait de qualifier injustement de ' dangereux ' pour les PC son logiciel Zango (aussi proposé sous le nom de S3). Celui-ci épierait, en effet, les utilisateurs pour leur proposer des
publicités ciblées.
180solutions justifie son choix de ne pas aller jusqu'au procès en expliquant que ' ZoneAlarm a abaissé la classification [de la dangerosité, NDLR] de l'assistant de recherche S3 de
180solutions '. Elle serait passée de ' comportement dangereux '
à ' comportement suspect '.
Ce qui, du point de vue d'un utilisateur de ZoneAlarm, ne change pas grand-chose. Au lieu d'expliquer que l'adware
' surveille les mouvements de souris et les frappes au
clavier ', le pare-feu prévient dorénavant que Zango ' essaye ' de surveiller ces mêmes activités. Une différence sémantique qui permet à CheckPoint (la maison mère de Zone Labs)
d'affirmer n'avoir fait aucune concession à 180solutions.
Ludovic Nachury
Première parution le 2 décembre 2005
Un éditeur de logiciel publicitaire tente de forcer le passage de ZoneAlarm en justice
Aux yeux de ZoneLabs, 180Solutions est un éditeur de spyware. Ce dernier s'en défend et saisit la justice de son pays.
180solutions se rebiffe. L'éditeur d'adwares (logiciels publicitaires, généralement intrusifs) attaque en justice le spécialiste de la sécurité Zonelabs. Il lui reproche de considérer son logiciel, du nom de Zango,
comme une menace pour les ordinateurs.
C'est tout le modèle économique de 180solutions qui est en jeu. L'éditeur fournit des logiciels gratuits, dont un moteur de recherche, en échange desquels il installe sur le poste des utilisateurs un adware. Ce
programme se connecte alors à Internet pour rapatrier des fenêtres publicitaires intempestives. C'est en commercialisant ces espaces que 180solutions trouve ses revenus.
Mais l'éditeur irait au-delà : Zango épierait l'utilisateur afin de lui envoyer des publicités ciblées. Voilà pourquoi Zonelabs le considère comme ' une menace potentielle pour la sécurité des utilisateurs,
ainsi que pour leur vie privée '. De ce fait, le pare-feu ZoneAlarm interdit à Zango toute connexion à Internet. ZoneLabs recommande même ardemment à ses clients de désinstaller ce produit. D'autres spécialistes de la
sécurité, tel Sunbelt Sotware, partagent cette analyse.
180solutions, qui essaie depuis quelque temps de redorer son blason, réfute cette classification. Il explique dans sa plainte révélée par Cnet que ' sous prétexte que nous utilisons lAPI Hook [qui peut
être utilisée pour enregistrer les frappes sur le clavier et les mouvements de la souris, NDLR], ZoneLabs a conclu à tort que nous utilisions cette fonction dans ce but. '
Estimant avoir perdu de nombreux utilisateurs, 180solutions demande des dommages et intérêts dans sa requête judiciaire. Et exige de ne plus être classé comme logiciel à haut risque.