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Non, l'ordinateur de poche n'est pas mort. Cet objet nomade, également appelé organiseur personnel ou, plus succinctement, PDA, est toujours menacé par la vogue des smartphones ; mais sa lente érosion est contrecarrée par le développement d'une nouvelle fonction : la navigation GPS. C'est le constat effectué cet été par le cabinet d'analyses de marché Canalys, qui estime que le PDA a progressé de 18 % ces derniers mois grâce au module de géolocalisation par satellite.
Pour quelle raison ? La surface d'affichage, plus généreuse que sur les smartphones, et la présence de ports PCMCIA (PC Card) ou SD le prédestinent à ce type d'application. La puissance du processeur et du système d'exploitation, et la capacité énergétique de la batterie sont aussi des facteurs qui encouragent cette vocation. Et si un usage quotidien de l'aide à la navigation routière et à la localisation de clients plaide indubitablement en faveur des systèmes dédiés - intégrés au véhicule ou sous la forme d'un terminal amovible -, l'adjonction d'un module GPS sur un PDA peut parfaitement se justifier en environnement professionnel.
Cette formule n'est d'ailleurs pas la seule façon d'intégrer la géolocalisation sur un organiseur. La carte PCMCIA agrémentée de son antenne extérieure forme une excroissance qui peut rendre l'appareil un peu plus encombrant qu'à l'habitude, mais celui-ci reste opérationnel en véhicule (accroché sur le tableau de bord avec l'antenne bien exposée) comme à pied. L 'alternative passe par Bluetooth, qui établit une liaison radio entre le PDA et un récepteur GPS posé à demeure sous le pare-brise. La fonction d'aide à la navigation est disponible automatiquement dès que le conducteur s'installe au volant, mais ne l'est plus à l'extérieur.
Si cette solution allège l'organiseur, elle peut cependant poser problème en termes d'alimentation électrique puisqu'il faut alors connecter simultanément deux éléments sur l'allume-cigare. Si ce point n'est pas résolu de façon simple, un module GPS raccordé par câble au PDA, et donc alimenté par ce biais, fera l'affaire.
Grand écran obligatoire
La recherche d'un PDA bien adapté à la fonction de navigation impose évidemment de choisir un appareil disposant d'un grand écran. Il faudra également regarder de près la capacité et la longévité annoncées de la batterie, qui peut être très sollicitée, surtout si l'organiseur dispose d'une liaison radio (Wi-Fi, Bluetooth et GSM - GPRS). Ce point peut cependant être considéré comme accessoire si le GPS est surtout utilisé dans un véhicule, ce dernier fournissant dans ce cas l'énergie. Le système d'exploitation embarqué sur le PDA ne semble pas être déterminant, car on trouve des organiseurs GPS tournant sous numérique. Plusieurs éditeurs interviennent sur le second marché, tels Navteq, ViaMichelin, Tele Atlas ou l'Institut géographique national. La navigation demeure l'apanage de sociétés spécialisées comme Navigon ou les constructeurs de terminaux dédiés. Il est donc possible de faire son marché pour assembler sa propre solution si l'on connaît bien son affaire.
Mais pour limiter les risques, il est plutôt recommandé d'acquérir un ensemble associant modules GPS, données cartographiques et logiciel de navigation. C'est dans cet esprit que le néerlandais TomTom propose sa suite Navigator 5 en version filaire ou Bluetooth (mais pas en module connecté). Celle-ci s'appuie sur une cartographie Tele Atlas, et comprend une collection d'applications ainsi qu'un accès aux services TomTom Plus. Le constructeur liste plusieurs dizaines de PDA - tous fabricants et systèmes d'exploitation confondus - qui sont compatibles avec Navigator 5.
Des offres permanentes ou promotionnelles
La seconde approche consiste à acquérir un package complet comprenant un organiseur prééquipé d'une extension GPS et des logiciels et cartes numériques appropriés. Tous les noms connus de l'informatique portable - HP, Acer, Asus, Palm, Dell, Fujitsu Siemens - proposent des offres permanentes ou promotionnelles, de même que certains spécialistes du terminal GPS comme Tom-Tom, Garmin ou Navman. L'appréciation de la plate-forme portera notamment sur la puissance du ou des processeurs utilisés, certains PDA comme le Garmin iQue M5 étant dotés d'un coprocesseur dédié à la fonction GPS. Le logiciel cartographique fera également l'objet d'une évaluation en termes de précision, d'actualisation et de possibilité de mise à jour. De même que le logiciel de navigation et les applications qu'il supporte (programmation de route et recherche de points remarquables).
Après les PDA, ce sont les smartphones qui jouent la carte du GPS. Lancée notamment par l'offre de la société Telmap - qui propose Polaris, un service de cartographie et de navigation sous architecture client serveur dont les données sont transmises par GPRS -, la géolocalisation sur téléphone portable devient un marché sérieusement pris en compte par tous les opérateurs. Le mouvement s'accélère avec la généralisation du Bluetooth, qui permet la connexion radio d'un module GPS.
Plusieurs éditeurs de solutions proposent des kits associant logiciels et modules GPS, comme le Mobile 5 de TomTom ou le Mobile Navigator 5 de Navigon. Des opérateurs commercialisent également ce service, tel Orange, qui le propose sur pas moins de dix téléphones : quatre SPV, quatre Nokia et deux Sony Ericsson. Enfin, des téléphones PDA à GPS intégrés sont déjà disponibles en Europe : LG C2200, Motorola V980, Samsung D500, Sony Ericsson V800 ou bientôt Mio A701.
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