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Du FAI jusqu'à la prise téléphonique...
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Le chemin est long et tortueux avant qu'un appel téléphonique, un courriel ou bien une émission de télé ne parviennent à leur destinataire. Les trois flux arrivent séparément sur les serveurs du FAI (1) , qui les envoient vers la tête de réseau (2) .
Celle-ci est chargée de réunir les trois flux en un seul afin de les faire voyager ensemble sur le réseau de fibres optiques (voir encadré
« La bande passante du sans-souci »
). Chaque
flux de données est cantonné dans un canal qui dispose d'une plage de fréquences distincte. En clair : les flux ne sont pas mélangés les uns aux autres, mais bel et bien superposés.
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Les données Internet et le téléphone ne subissent pas de traitement notoire au cours de cette étape, mais le flux vidéo étant très gourmand en bande passante, il est au passage compressé en Mpeg2, le même format de compression utilisé
pour les DVD-Vidéo.
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Toutes les chaînes sont soumises au même taux de compression, et si l'on note parfois des différences de qualité d'image d'une chaîne à l'autre, c'est le flux vidéo reçu par le FAI qui est en cause.
Ainsi, Free avoue que pour certaines chaînes régionales, il n'a eu d'autre choix que de les capter par voix hertzienne, avec une simple antenne râteau. En toute logique, leur qualité est inférieure à celles des chaînes reçues en
numérique...
Le nouveau flux commun est dirigé sur le réseau du fournisseur d'accès, qui va les acheminer jusqu'à leur destinataire.
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Les noeuds d'interconnexion (3) dispatchent le flux jusqu'au Dslam (4) qui dessert le domicile de l'abonné. Une de ses attributions est de mêler le flux du FAI avec le signal téléphonique classique circulant sur
les lignes de cuivre.
... et chez l'abonné
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La prise téléphonique est la porte d'entrée vers les équipements de l'abonné. Elle doit être équipée d'un filtre (1) , qui sépare le flux du FAI des données téléphoniques classiques.
Le modem triple play (2) reçoit le flux composé des données Internet, de la vidéo compressée en Mpeg-2, et de la voix sur IP. Il se charge de séparer chaque canal et de les diriger vers l'équipement adéquat : téléphone, téléviseur et ordinateur. Pour cela, il est doté de nombreux connecteurs :
- Une prise RJ-11 pour accueillir un poste téléphonique standard.
- Une prise Péritel pour le signal vidéo.
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Dans le cas de la Livebox et de la Neufbox, un décodeur Mpeg-2 supplémentaire doit venir s'intercaler entre le modem et le téléviseur. La Freebox, elle, intègre directement le décodeur. Il suffit donc de brancher le téléviseur
sur sa prise Péritel.
- Une prise USB, une prise Ethernet ou bien une connexion sans fil Wi-Fi (en option chez Free et neuf telecom) pour transmettre les données Internet au(x) micro (s) de l'abonné(s). Il est préférable de privilégier un branchement Ethernet, qui offre de meilleures performances et évite d'installer des pilotes sur le PC. Mais si l'ordinateur est éloigné du modem ou s'il est dans une pièce différente, vous n'aurez d'autres choix que d'opter pour le Wi-Fi.
L'intérieur de la Freebox (V.4) dévoile une carte mère simplifiée sur laquelle on distingue deux composants principaux : la puce ADSL (en rouge) fabriquée par Broadcom surmontée par le lecteur de carte Wi-Fi ; à quelques centimètres, se trouve le composant chargé de décoder les données TV en Mpeg2 (en jaune) à destination de la prise Péritel.
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La Livebox a un point commun avec la Freebox : la puce chargée de l'ADSL (en rouge) ! La carte ne comporte pas de composant de vidéo, mais intègre un composant Wi-Fi et un autre Bluetooth.
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Le débit de la boucle locale étant limité, le Dslam ne peut transmettre qu'une seule chaîne de télévision au domicile de l'abonné, contrairement au câble et au satellite, qui transmettent toutes les chaînes à la fois, avec charge au décodeur de « faire le tri ». Lorsque le téléspectateur change de chaîne à l'aide de sa télécommande triple play, le modem transmet simplement la demande au Dslam qui, tel un tuner, va sélectionner le bon flux.
Seul souci : pour ne pas saturer le réseau, le Dslam lui non plus ne reçoit pas toutes les chaînes, mais seulement celles regardées par les abonnés qu'il dessert ! Quand il reçoit une demande de zapping, le Dslam commence donc par vérifier s'il reçoit déjà de chaîne désirée. Si oui, il se contente de dupliquer le flux existant et le zapping est instantané. Si non, il doit aller la chercher jusqu'à la tête de réseau, ce qui entraîne, dans certains cas, un petit délai avant de changer de chaîne...
Pour répondre aux exigences de la télévision sur ADSL, un débit minimal de 5 Mbit/s est requis. Une gestion rigoureuse des flux est donc mise en place par les FAI.
Free et neuf telecom ont choisi une gestion dynamique de la bande passante. Les trois types de données se partagent la bande passante disponible, avec priorité d'abord à la voix, puis à la télévision, et enfin à Internet. Ainsi, si un abonné disposant d'une connexion à 6 Mbit/s regarde la télévision, il ne reste que 1 Mbit/s pour surfer, mais la totalité de la bande passante redevient disponible pour le surf dès qu'il cesse de regarder la télévision.
France Télécom a préféré une gestion statique de la bande passante. Les trois types de données ont chacun un débit fixe, qu'il soit utilisé ou non. C'est ce qui explique que le FAI ne puisse proposer de forfait triple play à plus de 2 Mbit/s pour Internet. 5 Mbit/s sont, quoi qu'il arrive, réservés à la télévision.
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