S'abonner :  Newsletters    Magazines
Logiciel Matériel Télécoms Sécurité Médias Droit et conso Techno Société Vu sur le Web Chat Innovation
[ TÉLÉPHONIE MOBILE ]
Antennes-relais : les opérateurs et les maires sont sur la même longueur d'ondes
L'Association des maires de France (AMF) dresse un bilan positf un an après la signature, avec les opérateurs, du Guide des bonnes pratiques sur les antennes-relais.

Philippe Crouzillacq , 01net., le 24/05/2005 à 19h05

« 100 % des mesures de champs électromagnétiques effectuées depuis un an sont conformes, c'est-à-dire très inférieure à la réglementation en vigueur », explique le président de l'Afom (Association française des opérateurs de téléphonie mobile), Pierre Bardon.

Depuis un an, 1645 mesures de champs électromagnétiques, financées par les opérateurs de téléphonie mobile, ont été réalisées - le plus souvent à la demande des collectivités locales - par des bureaux de contrôle indépendants, accrédités par le Cofrac (Comité français d'accréditation). L'ensemble des résultats issus de ces mesures est consultable sur Cartoradio.fr , le site mis en place par l'ANFR (Agence nationale des fréquences).

Aujourd'hui, les seuils réglementaires en vigueur sont de 41 volts/mètre pour le GSM à 900 MHz, 58 v/m pour le GSM à 1800 MHz et 61 v/m pour l'UMTS à 2 100 MHz. « Si une ou deux antennes ont été débranchées, cela a été fait uniquement dans un souci d'apaisement de la part des opérateurs. »

Pour le reste, officiellement, pas de souci. « L'Afom ne fait que relayer le consensus scientifique en la matière, au sein des comités d'experts de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), qui dit qu'en terme d'exposition il n'y a aujourd'hui quasiment aucun risque à vivre à côté d'une antenne-relais », commente Jean-Marie d'Anjou, directeur général de l'Afom. Ce que conteste certaines associations, aux yeux desquelles aucun consensus n'atteste de l'innocuité des antennes-relais.

Près de 40 000 antennes-relais sur le territoire français

Un an après la mise en place d'un Guide des bonnes pratiques , élaboré avec le concours de l'AMF (Association des maires de France) sur les installations des antennes-relais, les résultats sont bons. L'heure est donc à la transparence. Depuis le 28 avril 2004, date de la signature du document, 3 134 nouvelles antennes-relais ont été installées sur le territoire national. Dans le même temps, 9 962 antennes-relais déjà opérationnelles étaient modifiées de « façon substantielle ». Il s'agit là, le plus souvent, d'équipements adaptés au réseau GSM et mis à niveau pour l'UMTS. « Depuis un an, le rythme de déploiement des antennes-relais s'est stabilisé », indique Jean-Marie d'Anjou. Au total, la France compterait désormais près de 40 000 antennes-relais.

Comme cela avait été convenu, pour tout projet d'antenne-relais, un dossier d'information est dorénavant remis en mairie et mis à la disposition du public. 6 308 dossiers de ce type ont été établis en 2004. Au niveau local, selon l'Association des maires de France, une amorce de débat entre les opérateurs, les élus locaux et les administrés a également vu le jour avec la tenue de 664 réunions d'information sur l'ensemble du territoire.

Mais au-delà de tous ces chiffres quelques points de communication restent encore à éclaircir. Selon un sondage réalisé du 24 mars au 8 avril 2005, par l'institut TNS-Sofres, auprès de 400 maires dont la commune est couverte par un au moins des trois opérateurs, 84 % des édiles déclarent ne pas savoir que les opérateurs se sont engagés à prendre en charge financièrement toutes les mesures de champs électromagnétiques qui leur sont demandées par écrit.

Enfin, 56 % d'entre eux déclarent ne pas avoir entendu parler du Guide des bonnes pratiques. Et ce, même si ce document a été expédié à l'ensemble des 36 000 communes de France.

On ne badine pas avec les antennes-relais

Quand elle n'est pas institutionnelle, la communication autour des antennes-relais n'est pas toujours reçue cinq sur cinq par les opérateurs. Et Etienne Cendrier, un militant associatif qui fut porte-parole de l'association Priartem avant de fonder Robin des toits (une autre structure destinée à surveiller l'installation des antennes-relais), risque bientôt de l'apprendre à ses dépens.

Il est aujourd'hui poursuivi en justice pour diffamation devant le tribunal de grande instance de Paris par Bouygues Telecom. L'opérateur lui reproche des propos tenus à l'automne 2003 dans le Journal du dimanche .

Etienne Cendrier y mettait notamment en cause les mesures de champs électromagnétiques réalisées à Paris en déclarant que « les opérateurs sont prévenus en amont ce qui leur permet de tricher en baissant les puissances ». Ajoutant que « les opérateurs dissimulent les vraies expositions pour une histoire de gros sous. »

Bouygues Telecom demandent 200 000 euros de dommages et intérêts. De leur côté, SFR et Orange ont attaqué le militant associatif au pénal. Selon le site ZDNet, le délibéré au civil est fixé le 27 juin prochain.



Mobilité
HTC Touch HD. Le rival de l'iPhone. Comparez les prix !

publicité
Application iPhone 01netpro
L’actualité Pro 24h/24, sur votre iPhone avec SAP.

classement FAI
Retrouvez chaque semaine le classement des fournisseurs d'accès avec ip-label 1 Bouygues Telecom 2 Free 3 Orange > Plus de détails
offres d'emploi
PC portable
Asus Eee PC 1000H. Très grande autonomie. Comparez les prix !

Service 01net
Newsletters 01net
abonnez vous gratuitement !
  
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.