(Mise à jour) Copernic ne veut plus de Mamma
Le spécialiste de la recherche ne veut plus être racheté par la société québécoise, qui fait l'objet d'une enquête de la SEC.
01net.
le 21/04/05 à 12h00
Mise à jour : Le rachat de Copernic par Mamma tombe à l'eau
A l'automne 2004, la société québécoise Mamma avait annoncé son intention de racheter le spécialiste de la recherche Copernic. Des négociations étaient en cours, qui devaient se clore au plus tard le 31 mai 2005. Mais
l'ouverture d'une ' enquête informelle ' de la SEC (Security Exchange Commission, le gendarme de la bourse aux Etats-Unis) à l'encontre de Mamma, puis la formalisation de cette enquête ont manifestement
fait capoter les pourparlers.
Copernic a indiqué à son ex-futur propriétaire qu'il lui était désormais impossible de poursuivre les négociations. De son côté, Mamma étudie la possibilité d'obtenir un dédommagement financier suite au renoncement tardif de
Copernic.
Première parution le 29/11/2004
Copernic dans les bras de Mamma
Le spécialiste de la recherche est racheté par une autre société québécoise. Ses outils aideront le réseau publicitaire de Mamma.
D'un côté, les mastodontes comme Yahoo, Google et Microsoft. De l'autre, une multitude de PME comme Exalead, Vivisimo et Copernic. Et, au milieu, un marché colossal, celui de la recherche d'informations sur les PC comme sur Internet,
dont tous tentent de profiter. Le québécois Copernic a, lui, mis au point une stratégie très simple : se faire acheter. La société a ainsi accepté de se vendre à une autre compagnie québécoise, du nom de Mamma.
En France, Copernic s'était bâti une solide réputation, avec son
métamoteur (moteur de recherche envoyant des requêtes à plusieurs autres moteurs de recherche), avec son
Agent capable d'agréger plusieurs sources d'informations et, depuis peu, avec son
outil de recherche sur PC, pouvant trouver des données au sein des e-mails et autres fichiers. Mamma, elle, était restée plus discrète de ce côté de l'Atlantique. La société n'affiche
d'ailleurs très majoritairement que des clients américains et canadiens.
A sa création, en 1996, Mamma s'était bien lancée sur le créneau des métamoteurs, celui de Copernic. Mais, quand ce dernier avait fait le choix de vivre de la vente des logiciels, la société, elle, s'était développée grâce à la
publicité : liens sponsorisés, bannières publicitaires, marketing par e-mails, ... Et s'en sort d'ailleurs plutôt bien. Sur les neuf premiers mois de l'année, Mamma affiche un chiffre d'affaires de 11,94 millions de dollars et un
bénéfice de 1,78 million, l'un et l'autre en nette progression.
La suite de la croissance, elle, pourrait bien provenir de Copernic. Ses logiciels, comme Agent ou Desktop Search, devraient être intégrés aux outils marketing de Mamma, permettant d'ajouter leurs utilisateurs aux populations ciblées
par les annonceurs. Un changement radical pour Copernic, qui sétait jusque-là distingué par un modèle économique ne dépendant pas de la publicité.