Des plaques thermiques
La principale nouveauté sur l'evolution réside dans la possibilité de passer à la gravure directe, qui prendra toute sa mesure quand les plaques réinscriptibles seront disponibles sur le marché. Pour le moment, des plaques offset thermiques sont insolées directement sur les cylindres porte-plaques. Il s'agit de plaques sans développement ne nécessitant aucun traitement chimique après exposition. La solution retenue par Wifag est basée sur une exposition par de nombreux rayons séparés. Le système de gravure est très compact et grâce à sa structure modulaire, capable de s'adapter à tous les formats. Environ 180 lasers d'une puissance optique totale de 160 watts sont montés dans chaque groupe d'impression. La résolution peut être choisie dans une gamme de 1 000 à 2 500 dpi, sachant que 2 000 dpi autorise 400 niveaux de gris, soit une résolution déjà plus que suffisante pour les journaux. À environ 1 200 dpi, l'exposition d'un encrage prend moins de 3 minutes, ce qui correspond à plus de 160 plaques/heure. Wifag affirme par ailleurs pouvoir obtenir des expositions en 2 minutes, en fonction de la circonférence du cylindre et de la sensibilité de la plaque.Des lasers en cascade
Pour son système de gravure embarqué, Wifag a retenu la seule option possible selon lui, un système à tambour externe, et rejeté l'option de la tête multi-faisceaux, le long du cylindre en rotation. La solution choisie fait appel à plusieurs modules laser disposés en cascade. Le volume total de cette tête d'exposition est quasiment identique à celle d'une tête multi-faisceaux. Mais la section transversale est plus réduite et la course commune nécessaire au laser n'est que de quelques millimètres. Ce rayon laser est dirigé vers la plaque par des composants optiques du marché. L'optique a été optimisée pour une gamme de résolutions allant de 1 000 à 2 000 dpi. Le système est insensible aux variations de température et produit des points très précis. Les lasers sont montés sur un support également prévu pour être refroidi par eau. Le nombre de modules laser nécessaire dépend du format. Pour l'exposition, on escamote un cache, qui protège le dispositif contre les impuretés pendant l'impression. Le système d'exposition comprend des photo-capteurs qui testent chaque laser avant et après usage, l'exposition restant possible avec plusieurs lasers en panne. Wifag suit avec attention les travaux menés sur les plaques réinscriptibles. Aujourd'hui, il existe des plaques d'impression offset, basées sur la pulvérisation d'une couche de polymère sur une plaque métallique, et qui fonctionnent comme des plaques offset thermiques sans développement. Après impression, la couche polymère est éliminée puis remplacée par une autre. Des recherches sont également menées sur les plaques à surface céramique traitées par photo-catalyse. Wifag estime que des plaques réinscriptibles pourraient être disponibles d'ici trois à cinq ans. Aussi, le constructeur suisse a-t-il opté pour un passage progressif à la technique du computer-to-press . Sachant que la rotative evolution est équipée de cylindres porte-plaques classiques, mais permet de monter des modules de gravure laser. En cas de panne, il est possible de revenir en arrière en utilisant des plaques offset gravées hors de la rotative. Enfin, la nouvelle machine de Wifag peut reprendre à son compte le système PCU qui, sur une rotative sans arbre, permet de changer quelques pages du journal à pleine vitesse.|
Repères |
| Historique |
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Un premier prototype de système d'exposition au laser a été construit voici quatre ans. L'utilisation de plaques sans développement a été testée dès 1998 avec la Pearl-Gold de Presstek, ce qui a permis à Wifag de maîtriser l'exposition directe et les problèmes de synchronisation de l'électronique avec la rotative. Le concept a été présenté pour la première fois à l'Ifra 2003. |
| Disponibilité |
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Les deux grandes avancées intégration de la rotative dans le flux numérique et gravure embarquée des plaques sont disponibles et la démonstration du computer-to-press s'est avérée concluante tant en fiabilité qu'en qualité. Son utilisation est liée à la disponibilité de plaques réinscriptibles. |
| Coût |
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Aucune information à ce sujet. Tout dépend du niveau de technologie demandé et de la configuration de la machine. |
| Apports |
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Une mise aux bonnes très rapide et une gâche limitée d'autant ; une meilleure qualité grâce à l'utilisation des données du prépresse comme valeurs de référence ; avec le computer-to-press , des bouclages plus tardifs, moins de plaques et une logistique plus simple ; la transmission automatique des données supprimant les risques d'inversion des plaques. |
| Contraintes |
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Le projet est suspendu à la mise sur le marché des plaques réinscriptibles qui font l'objet de multiples recherches, mais aucun fournisseur n'est aujourd'hui à même de se prononcer sur une date. |
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Un concept modulaire et évolutif |
| Le contrôle de la coupe |
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Le système de contrôle de la coupe utilise la comparaison entre un profil de référence issu du prépresse et un profil de luminosité établi sur la machine. Un décalage entre les deux correspond à un écart de la position de coupe. Le régulateur déplace alors automatiquement le registre correspondant à la demi-bande pour annuler l'écart. |
| Module de gravure au laser |
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Protégé par un cache, qui est escamoté pour l'exposition, chaque module est monté sur un support prévu pour être refroidi à l'eau. Chaque laser est testé avant et après exposition par des photocapteurs. |
| La gravure directe |
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Les plaques offset thermiques sans développement sont insolées directement sur les cylindres porte-plaques de la rotative par des lasers à semi-conducteurs. |
| Le système de gravure |
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Wifag a renoncé à la tête multi-faisceaux car l'insolation serait alors de forme hélicoïdale. Les points devraient être calculés à l'avance et les rayons modulés par un système électro-optique. |
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Le marché |
| Quatre projets pilotes en cours de développement |
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Le nouveau concept de Wifag s'adresse à tous les éditeurs de quotidiens. À l'heure où nous mettons sous presse, quatre clients ont déjà franchi le pas :
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La concurrence |
| La rotative DICOweb de MAN Roland |
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C'est la seule vraie rotative numérique sur le marché. Mise au point il y a plusieurs années par MAN Roland (le prototype a été présenté à la Drupa 1995 dans une petite laize), cette machine dotée d'un système de formation directe de l'image sur le cylindre (un brevet Creo) sera réellement commercialisée à partir de cette édition de la Drupa. Elle est désormais disponible dans un format variable, par changement manuel des manchons. Deux exemplaires de cette presse rotative numérique sont actuellement en service dans deux imprimeries européennes (l'une chez Nussbaum en Allemagne, l'autre chez Stampfli en Suisse). |
| Le système RPS X1 de Mitsubishi |
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Il ne s'agit pas à proprement parler d'une machine à imprimer mais d'un dispositif de gravure externe à la rotative offset. Celui-ci sera présenté lors de la Drupa 2004 par le constructeur japonais qui a souhaité privilégié un système de gravure « off line » . Cette machine, baptisée RPS (pour « Rewritable Plate System » ) emploie une technologie de forme imprimante polymère regravable. Ce matériel prototype sera exposé sur le stand MLP et devrait fonctionner pour alimenter une rotative offset Diamond 16 de modèle Max-V. |
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