Le projet Open Directory s'engage à rester gratuit
Avec la nouvelle charte d'utilisation du projet d'annuaire Open Directory, Netscape, son propriétaire, veut rassurer ses contributeurs : l'accès et son exploitation resteront gratuits.
01net.
le 07/06/01 à 18h33
Open Directory, qui appartient à Netscape, peut se traduire par " annuaire ouvert ". Il s'agit en fait d'un annuaire de sites Web. Sa particularité : ce sont les internautes eux-mêmes qui choisissent les sites qui y figurent et en rédigent le descriptif.
Pour y participer, il suffit de s'inscrire puis, après évaluation et acceptation par l'un des membres du projet, on devient soi-même contributeur. Les participants sont plus de 37 000 aujourd'hui.
Cette communauté d'internautes s'était
inquiétée en septembre dernier à l'idée que leurs contributions volontaires et gratuites puissent être ensuite exploitées financièrement par Netscape. Suite aux protestations de certains membres, et pour ne pas décourager de nouveaux internautes de participer au projet, Netscape vient de publier une
nouvelle version du contrat le liant aux contributeurs.
Dans ce contrat, Netscape explique qu'il est effectivement propriétaire de l'annuaire, mais affirme qu'il maintiendra l'accès à celui-ci gratuitement. Les soumissions de sites le demeureront également. De toute façon, quel internaute irait payer pour enrichir un annuaire appartenant à une société privée ?
Enfin, Netscape rend aux auteurs ce qui appartient aux auteurs. En effet, l'éditeur leur accorde le droit d'utiliser eux-mêmes, s'ils le souhaitent, la base de données de sites, ou d'en extraire des informations, et sans qu'ils aient à verser un centime.
CDDB, l'Open Directory des disques monnaye le bénévolat
CDDB est une autre base de données, dont les informations sont fournies volontairement et gratuitement par ses utilisateurs. Elle contient des milliers d'albums musicaux, avec pour chacun les titres de l'album et des morceaux, ainsi que le nom de l'interprète.
A la différence de l'Open Directory cependant, CDDB n'est pas consultable directement en ligne. L'interrogation de la base se fait directement depuis des logiciels de lecture de CD. Toujours à la différence de l'Open Directory, le propriétaire de CDDB, l'éditeur Gracenote, entend bien monnayer les données de sa base.
Ainsi, les éditeurs de lecteurs de CD doivent payer une licence pour interroger CDDB. Et Gracenote vient d'annoncer qu'il va effectuer des statistiques précises sur ce que les internautes écoutent, pour les commercialiser auprès des maisons de disques.
Malheureusement, les internautes qui ont alimenté la base ne touchent pas un centime.