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La sensibilité apparente des compacts et des bridges va quadrupler

Les compacts et les bridges ont une sensibilité utile quasi bridée vers 100 ISO, écrivions-nous récemment, ajoutant que ce problème ne risquait guère de se résoudre…

Les compacts et les bridges ont une sensibilité utile quasi bridée vers 100 ISO, écrivions-nous récemment, ajoutant que ce problème ne risquait guère de se résoudre facilement. La taille des capteurs ne peut augmenter sous peine d’explosion de leur coût et de celui de l’objectif à associer. Résultat : ils captent peu de lumière*. Or, une évolution que nous n’imaginions pas déjà si avancée est dans les starting-blocks.Les fabricants d’appareils améliorent les performances apparentes de leurs objectifs grâce à l’électronique. Flous, déformations, vignettage se voient ainsi corrigés grâce à des algorithmes de traitement d’image. Avec des résultats étonnants : certains bridges affichent des performances finales avec un zoom 28-200 parfois meilleures que celles d’appareils reflex argentiques avec un objectif de milieu de gamme. Cette maudite sensibilité insuffisante reste donc pour les fabricants d’appareils numériques le principal handicap.De sérieux indices nous permettent de soupçonner que certains s’apprêtent à augmenter de un ou deux diaphragmes l’ouverture de leurs objectifs, atténuant d’autant le problème de la sensibilité. Les images souffriront alors de nombreux défauts, nous direz-vous ! Oui, mais l’électronique se chargera cette fois de rendre ces défauts acceptables et non pas d’améliorer une qualité d’image souvent surabondante pour les besoins.L’objectif va-t-il devenir trop lourd ? Non, car les lentilles seront pour l’essentiel en plastique. La profondeur de champ deviendra-t-elle insuffisante ? Non, encore : elle sera du niveau de celle de nos argentiques 24 x 36 car les capteurs électroniques demandent de très courtes focales, ce qui augmente naturellement la profondeur de champ. Les coûts devraient-ils exploser ? Pas spécialement. L’électronique devra être plus puissante qu’aujourd’hui mais, à coût donné, elle multiplie de toute façon par quatre ses performances tous les trois ans. Alors, à quand ce progrès ? Probablement avant la fin de lannée…* Toutes choses égales par ailleurs, des techniques permettent au capteur de récupérer plus de photons. Le Super CCD de Fuji en est un bon exemple. Mais ces techniques ne permettront jamais de récupérer plus de… 100 % des photons incidents.

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La rédaction