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Dans la jungle de la ‘ hautedéf ‘

La haute définition, on ne parle plus que de ça. Téléviseurs, émissions, DVD, caméscopes : tout ce qui touche l’image animée est passé ou va passer…

La haute définition, on ne parle plus que de ça. Téléviseurs, émissions, DVD, caméscopes : tout ce qui touche l’image animée est passé ou va passer en haute définition. Mais justement : est passé ou va passer ? La question est d’autant plus importante que l’on nous vend de la haute définition qui, pour l’instant, reste en grande partie virtuelle.Le premier problème, c’est de savoir de quoi on parle. Tout simplement d’un nombre de pixels (1 920 x 1 080, très exactement, pour la ‘ full HD ‘, le reste n’étant que de la haute définition au rabais), pas d’une norme de qualité. Certes, qui dit plus de pixels dit image beaucoup plus nette ; mais à condition que toute la chaîne, du tournage à l’affichage, soit à l’unisson ; et que tous les appareils connectés disposent d’une prise numérique dite HDMI. C’est pourquoi, actuellement, les écrans haute définition que vous achetez ne donnent que rarement leur pleine mesure, faute d’images en haute définition. Non pas qu’on ne sache pas les tourner : les caméras HD existent, et même les caméscopes grand public. Mais c’est la diffusion qui pêche : la télévision HD est encore au stade expérimental, et les lecteurs de DVD compatibles quasiment introuvables. Il ne reste donc, pour l’instant, que la possibilité de regarder les images que l’on tourne soi-même, en branchant son caméscope au téléviseur. C’est un peu maigre…D’où l’étrangeté du petit dernier de Sony (voir p. 26), qui grave des DVD haute définition… uniquement compatibles avec les lecteurs Blu-ray rares, hors de prix… et qu’il est prudent de ne pas acheter en attendant de savoir si cette norme l’emportera sur sa concurrente, le HD DVD de Toshiba !Mais il y a encore un autre problème : un signal en haute définition peut aussi souffrir d’une dégradation de qualité si l’image est trop compressée. C’est que deux millions soixante-treize mille six cents pixels par image, ce n’est pas seulement long à écrire, c’est aussi encombrant à stocker et lourd à diffuser (ce qui explique la rareté desdites images).D’où le dilemme de Sony : pour faire rentrer une durée de vidéo acceptable dans un DVD de 8 cm de diamètre, il a fallu sérieusement la compresser. Au prix, manifestement, d’une augmentation désagréable du bruit numérique.Bref, si la ‘ hautedéf ‘ fait rêver, à juste titre, elle n’est encore souvent quun bel argument de marketing. Pour la réalité, patientez encore un peu…

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Bernard Montelh