Alexandre Lourme (Creideo) : « l'investissement dans une presse numérique nous a permis d'être encore plus créatifs »
Depuis quand êtes-vous équipé en impression numérique couleur ?
Nous avons créé la société il y a un peu plus de cinq ans et investi directement dans des imprimantes couleur à jet d'encre solide Phaser. On a commencé par faire préfabriquer nos cartes de voeux en offset pour le recto, et on repiquait sur le verso en numérique, on stockait, etc. En cherchant à devenir plus autonomes, et pour répondre à des questions de volume, nous avons acquis cette année une iGen3 après être passés par des DC 240 et 260.
Quels types de travaux réalisez-vous en impression numérique ?
Nous sommes cinq créateurs qui planchons six mois par an pour faire une nouvelle collection que nous produisons au cours des trois derniers mois de l'année. Il s'agit de cartes de voeux sophistiquées nécessitant beaucoup de transformations et de manutentions comme du pliage ou de la découpe. On fait de petites séries à partir de 50 exemplaires. L'iGen3 a résolu bon nombre de problèmes existant. La stabilité colorimétrique est meilleure, mais le dépôt d'une fine couche silicone à l'impression nous a contraint à trouver de nouvelles colles pour nos fabrications.
Quels développements envisagez-vous ?
On essaie d'élaborer des produits finis, des collections précréées avec couleurs, logos, etc. On a ainsi lancé, il y a trois ans, des cartes pour entreprises (lesinvitations.com). On réfléchit à d'autres projets pour occuper nos machines. On travaille déjà en VPC, sans aller jusqu'au marketing direct. On fait aussi du calendrier mural. On propose à nos clients les imprimés qu'ils peuvent réaliser chez nous et non l'inverse comme chez les reprographes.
Hervé Decruz et Lylian Alba (Starprint) : « du transfert de l'offset vers nos presses tout en conservant une qualité identique »
Depuis quand êtes-vous équipés en impression numérique couleur ?
Nous avons commencé avec un copieur numérique Agfa 707 (OEM Canon) en 1997. Depuis l'été dernier, nous avons deux Nexpress 3000 et 2500 (mise à jour d'une 2100+ acquise en 2006), plus le DC 12 du studio graphique.
Quels travaux faites-vous sur ces presses numériques ?
Au début, nous réalisions tout ce qu'on faisait en imprimerie en dessous de 1 000 exemplaires. On faisait ainsi des tapis de souris et des calendriers personnalisés, c'est-à-dire des produits qui nécessitent du façonnage et de la finition. On a investi dans des machines qui ont une productivité supérieure et une qualité arrivée à maturité et équivalente à l'offset. Associée à des systèmes de façonnage de plus en plus importants, off-line mais automatisés. Nous travaillons avec des clients nationaux, des agences de communication et des imprimeurs, pour lesquels on traite des volumes inférieurs à 3 000 A4, ce qui est plus rentable sur une presse numérique. Certains imprimeurs font du transfert de l'offset vers nos presses. On livre 90 % de nos travaux en moins de 24 heures, finition comprise. Et on offre la facilité de la réédition grâce au stockage des fichiers. En moyenne, on produit entre 450 000 et 500 000 A3 par mois.
Comment voyez-vous l'avenir ?
On a actuellement un serveur Internet pour la dépose des fichiers. Et, dès la fin du mois d'octobre, on devrait disposer d'un site Internet b2box.fr pour les particuliers afin de fabriquer du livre photo, du calendrier personnalisé, des marque-pages, etc. Il est construit sur l'architecture du Kodak Photo Album.
Frédéric Jahn (groupe Sego) : « nous avons franchi le pas quand nous avons jugé la technologie mature »
Depuis quand votre société est-elle équipée en impression numérique couleur ?
Nous avons franchi le pas fin 2006, quand nous avons jugé la technologie mature, afin de compléter notre offre de services globale, à côté de l'offset feuille et de l'offset rotative. Notre objectif est un positionnement haut de gamme, comparable à l'offset. Nous avons beaucoup travaillé sur les flux colorimétriques et PRS a passé avec succès la certification Ugra selon ISO 12647-2, ce qui est une première en France dans l'imprimerie de labeur.
Quels types de travaux effectuez-vous sur votre équipement ?
Nous produisons des courts tirages et des produits personnalisés que nous ne pouvons pas réaliser en offset. Cela nous permet de passer à un délai de production s'exprimant en heures plutôt qu'en jours, et de mieux répondre aux demandes multiples de nos clients. On passe progressivement d'une logique de volume à une logique de valeur, et nos interlocuteurs sont fréquemment des décisionnaires, notamment du domaine marketing.
Quelles sont vos orientations futures ?
Nous mettons en place une technologie Web-to-print et nous validons en ce moment le choix d'une seconde presse numérique qui complétera notre offre. Car chaque système a ses avantages et ses faiblesses. La Nexpress 2500, de Kodak, que nous utilisons, assure une très grande souplesse d'utilisation de supports différents. Au cours du premier mois de son utilisation, nous avons imprimé sur 48 papiers différents ! Cette presse assure aussi et surtout un excellent rendu des images imprimées.
Arnaud de La Passardière (Doc@post) : « proposer de la quadri à un coût compétitif, avec des vitesses de production satisfaisantes »
Depuis quand êtes-vous équipés d'impression numérique couleur ?
Nous avons acquis une iGen3, en 2007, un Twin InfoPrint 5000, début septembre, et attendons une autre machine prochainement. Nous sommes en période de tests et nous devrions être opérationnels fin 2008. Cela s'ajoute à notre parc de machines noir et blanc composé de 30 moteurs Xerox et de 13 IBM.
Quels travaux faites-vous avec le numérique couleur ?
Nous effectuons majoritairement du transactionnel. Comme les assurances deviennent des banques et vice-versa, cela génère des synthèses complexes, qui comportent plusieurs relevés réalisés en documents recto verso A3, et qui sont délivrées ensuite sous forme de livret, le tout en quadri.
Quelles sont vos perspectives ?
Avec l'InfoPrint 5000, on va enfin pouvoir proposer de la quadri à un coût compétitif tout en ayant des vitesses de production satisfaisantes. On vise d'abord à substituer les préimprimés et à massifier les flux d'impression. On voudrait, dans un deuxième temps, créer en couleur des documents communicants, et, à terme, substituer les documents annexes afin de les intégrer dans les flux de production. La gestion des documents en couleur est différente du noir et blanc. C'est une petite révolution. Le niveau des investissements à réaliser est un facteur important pour motiver les clients à externaliser leurs flux d'impression chez des spécialistes de la gestion documentaire. Et puis, imprimer à partir d'une bobine blanche supprime les stockages inutiles et les pilonnages de documents périmés. Cette technique contribue donc à un meilleur respect de l'environnement.
1 Numericable 30 Mbps
2 Darty câble 30 Mbps
3 Orange
> Plus de détails

