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Les presses numériques couleur
Raphaël Ducos
Les presses numériques couleur
Raphaël Ducos,
Caractère,
le 20/12/2008 à 00h00
Ces machines ont conquis une bonne place dans la production des courts tirages et des données variables couleur.
Les équipements d'impression numérique couleur haut volume ne cessent de se multiplier et de se diversifier. Rotatives et machines feuille à base de toner, rotatives jet d'encre et, bientôt, c'est promis, des machines feuille à jet
d'encre chez au moins deux constructeurs. Deux réflexions s'imposent : les marchés sont mûrs pour absorber les investissements et les productions numériques ; et les technologies ont considérablement évolué depuis le lancement des
premières machines couleur en 1993.
Enrichissement progressif
Les systèmes actuels à base de toner sont les héritiers directs des premières imprimantes noir et blanc IBM (1976, lancement de l'IBM 3800 à bobine, 215 ppm) et Xerox (1978, lancement de la Xerox 9700 à feuille, 120 ppm).
Dix ans plus tard, en 1987, Canon lance son copieur couleur numérique CLC 1 (laser quadri, 7,5 ppm), qui n'a pas tardé à être connecté à un PC par EFI. Cinq ans après, Xerox sortait une imprimante quadri Xerox 4700 (7,5 ppm), mais
disposait en parallèle de systèmes d'impression feuille en trois couleurs (dont le noir) à 50 puis 90 ppm.
En 1993, deux entreprises inconnues dans le domaine de l'impression (Agfa et Indigo) présentent, juste avant l'été, la première Chromapress (toner, LED, bobine recto verso simultanément) et la première presse Indigo (impression
feuille, technologie originale à base de toner liquide). Il a fallu attendre 1995 pour voir les premières installations. Les débuts de chaque modèle numérique ont toujours été difficiles. Depuis, tout a beaucoup évolué, les processeurs sont de plus
en plus rapides, le coût des mémoires a chuté, la qualité est au rendez-vous ainsi que la fiabilité, grâce notamment à l'automatisation des fonctions de contrôle de qualité et de colorimétrie.
Les papiers se sont améliorés eux aussi pour s'adapter à chaque technologie d'impression. L'installation de fait de standards informatiques (AFP, PDF, JDF, etc.) a facilité aussi ces développements. Les acteurs ont aussi changé en
partie. Nous sommes maintenant dans une ère mature et industrielle. Les Chromapress sont devenues des Xeikon (repris par Punch Graphix) et Indigo a été racheté par Hewlett Packard. Les deux entreprises ont développé des gammes de systèmes
d'impression s'adaptant à divers marchés. Kodak est revenu sur le marché avec une gamme de Nexpress (feuille, toner) et de Versamark (jet d'encre en continu), qu'il avait un moment cédé à Scitex avant de monter un partenariat avec Heidelberg. Xerox
a développé des gammes feuille couleur sous le chapeau DocuColor, a lancé l'iGen3, il y a cinq ans, et, cette année, l'iGen4, plus une rotative toner quadri à 900 ppm recto verso (la moitié en recto seul). Canon, lui, est monté en puissance
jusqu'au 60 et 70 ppm actuels, et Konica Minolta est à 65 ppm. Agfa est revenu au secteur avec les modèles Dotrix (rotative jet d'encre, près de 500 ppm). De son côté, IBM a vendu sa division impression à Ricoh pour former une société
commune, InfoPrint, qui propose une rotative jet d'encre InfoPrint 5000 sur la base d'un moteur Screen développé avec des têtes Epson (64 m/min en quadri). Océ est toujours présent avec une presse feuille 7 couleurs à 34 ppm, une toute
nouvelle rotative quadri LED toner à 168 ppm et annonce une gamme de rotatives jet d'encre de très haute production.
Les aides logicielles
Depuis 1987, EFI a maintenu sa prédominance sur le marché des contrôleurs indépendants pour toutes les machines, en rachetant des concurrents et en se développant aussi vers l'impression grand format. Sans oublier les gammes de
solutions logicielles de gestion et de flux de production qu'il a mis sur le marché.
Cette dernière démarche s'est effectuée en parallèle de celles des constructeurs qui ont eux aussi choisi de mettre au point des environnements logiciels permettant d'intégrer les presses numériques dans les flux de gestion des
entreprises. Ils ont pour nom Apogee (Agfa), Prisma (Océ), Equios (Screen), FreeFlow (Xerox), etc. On constate que certaines sociétés de services d'impression - dénomination de l'imprimeur numérique du XXI
e
siècle
- possèdent leurs propres équipes de développeurs de solutions logicielles, ou qu'elles se rapprochent de sociétés de services informatiques pour y faire développer leurs projets.
Certains fournisseurs comme HP, Kodak, Xerox ou Canon ont même développé des programmes d'aide au marketing pour leurs clients. Afin que ces derniers développent leurs propres démarches, qui n'ont plus grand-chose à voir avec la vente
de produits imprimés en offset. On passe en effet ici d'un univers où on vend du volume à celui où on propose du service, où on vend de la valeur. Et ça marche ! Comme en témoignent les utilisateurs interrogés. Le seul point noir, semble-t-il,
est le décalage entre l'attitude des utilisateurs français envers le marketing et celle de leurs confrères européens, surtout d'Europe du Nord.
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L'essentiel
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Comprendre la technologie |
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L'impression numérique permet d'attaquer des marchés hors de portée de l'offset traditionnelle.
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Le guide d'achat |
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L'impression numérique couleur peut, selon la solution choisie, assurer de l'épreuvage de très haute qualité, de l'impression à la demande, ou du marketing direct ou transactionnel.
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L'avis des utilisateurs |
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L'intégration de l'impression numérique dans les réseaux informatiques de la société de services d'impression et de son client est au coeur des évolutions en cours vers une totale automatisation du début à la fin de la chaîne de
production.
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Le lexique
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Presse numérique à base de toner :
le procédé revient à charger électrostatiquement un support (tambour ou courroie de transfert), puis à envoyer un rayon lumineux sur ce support pour que l'image adressée puisse
être ensuite révélée en attirant électrostatiquement les particules de toner avant qu'elles ne soient fixées (chaleur, pression).
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Presse numérique à jet d'encre :
elle utilise, selon le fournisseur, deux technologies thermiques et une dite en continu. La première, le jet d'encre thermique, revient à chauffer électriquement de l'encre dans
une petite chambre puis de l'éjecter à très haute vitesse. La seconde est le jet d'encre piézo : un métal se déforme sous un courant électrique et génère une pression sur l'encre contenue dans une petite chambre, ce qui crée une goutte. La
troisième technologie est le jet d'encre en continu : l'encre est pompée sous pression vers un réservoir monté avec une buse, et une suite continue de gouttes d'encre est générée sous l'effet d'un cristal piézo électrique qui vibre.
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Format AFP :
l'AFP
(Advanced function printing)
a été créé par IBM pour piloter ses propres imprimantes dans les années 80. Depuis, c'est devenu de fait un des standards dans le monde de
l'impression de gestion (transactionnelle).
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Format PDF :
le PDF d'Adobe est devenu lui aussi un standard et, depuis début juillet 2008, une norme ISO 32000 qui valide les spécifications techniques du PDF 1.7. La fonction
Scan-to-PDF
,
qu'on trouve sur tous les scanners, permet de récupérer les documents analogiques et de les transformer en fichiers lisibles par tout le monde, puisque le reader PDF est gratuit pour les plateformes PC, Apple et Linux.
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