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Creuset d'innovations
Stéphane Bardinet, Raphaël Ducos, Dominique François, Yvon Guémard et Marie-Christine Marquat
Creuset d'innovations
Stéphane Bardinet, Raphaël Ducos, Dominique François, Yvon Guémard et Marie-Christine Marquat,
Caractère,
le 22/10/2008 à 00h00
Le bilan technologique de la Drupa 2008 est bon. Pendant quinze jours, à Düsseldorf, la filière graphique a montré qu'elle possède encore des ressources insoupçonnées et la capacité à rebondir.
Vingt pages de magazine ne suffisent bien évidemment pas à montrer toutes les nouveautés proposées pendant quinze jours à Düsseldorf. Nous avons donc tenté de synthétiser, d'illustrer et de commenter ce que fut cette nouvelle édition
de la Drupa, qui a prouvé - mais est-ce bien nécessaire ? - que la filière graphique a de la ressource. Ce qui explique, dans les pages suivantes, nos commentaires, certaines signatures de commande dans des entreprises françaises
(dans la mesure où elles ont été dévoilées), les matériels mis en vedette et les propos tenus par les leaders du secteur...
On note cependant que l'innovation s'est essentiellement focalisée sur les procédés numériques. Le prépresse a déjà fait sa révolution et celle qui est aujourd'hui en marche repose sur le développement des flux et leur mise en
oeuvre standardisée sur les principales opérations de la chaîne graphique. On retiendra également les avancées sur les formes imprimantes, notamment en termes de développement durable (autre sujet présent presque chez tous les fournisseurs). Le
CTP est devenu un système banal, adopté par tous, et les préoccupations du prépresse portent sur la maîtrise globale d'une chaîne calibrée répondant aux impératifs d'une qualité
« reproductible »
.
Par contre, du côté des systèmes d'impression dits
« numériques »
, l'engagement de groupes multinationaux (HP, Kodak, Xerox, Canon, Fuji, etc.) a montré combien les enjeux étaient
importants, notamment avec le développement du jet d'encre, et qu'il faudra voir d'un autre oeil les prochaines éditions de la Drupa. On est aujourd'hui entré dans une nouvelle ère... quinze ans après le lancement des premiers systèmes
d'impression couleur. Le temps de
« l'impression à la demande »
semble enfin arrivé...
Les fabricants de presses
« classiques »
, quel que soit le procédé, n'en ont pas perdu pour autant leur capacité à innover. Résultat : l'imprimé a pris des couleurs et de la valeur,
grâce aux possibilités offertes en offset, en hélio ou en flexo sur des systèmes qui vont de plus en plus s'apparenter à des plateformes de production industrielle. Pour répondre à la demande de professionnels mieux structurés, gérants de groupes en
phase de consolidation. Enfin, la finition - étape essentielle dans la production - mobilise tous les automatismes possibles pour réduire le facteur
« main-d'oeuvre »
toujours pénalisant
dans une séquence industrielle.
L'innovation n'a pas fait la pause, contrairement à ce que disent d'aucuns à la recherche de la solution idéale. Les nouveautés étaient partout, dans la composition d'une nouvelle encre, dans l'évolution logicielle, dans le matériau
d'un cylindre, dans la couche d'un papier. Mais, pour en découvrir encore, il faudra attendre quatre ans. Comme aux jeux Olympiques, rendez-vous de la performance. Ce sera en 2012, du 3 au 6 mai, toujours à Düsseldorf.
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Le bilan chiffré : 391 000 visiteurs professionnels en provenance de 138 pays
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Rarement, le bilan de la Drupa déçoit ses organisateurs qui tablent à chaque édition sur un nombre impressionnant de visiteurs, lequel semble cependant se stabiliser après l'exception de l'an 2000. Cette fois, les 1 941
exposants (en provenance de 52 pays) ont accueilli pendant les quatorze jours de l'exposition 391 000 visiteurs venus de 138 pays. Trois mille journalistes (spécialisés ou non) appartenant à 84 nations avaient également fait le déplacement.
Preuve que l'exposition fascine toujours. Dans ces chiffres toujours surprenants, on note néanmoins quelques évolutions : le visitorat allemand qui constituait jusqu'alors l'essentiel se réduit légèrement pour faire une plus grande place à la
participation internationale (+4 % de hausse des professionnels étrangers, lesquels représentent désormais 43 % des visiteurs). On remarque également l'accroissement du nombre des visiteurs en provenance d'Asie (15 %), une stabilité
de la participation nord-américaine (sans doute un
« effet euro »
négatif) et une propension à l'allongement des séjours moyens (normal lorsqu'on vient de loin). Résultat : le montant global des
prises de commande a dépassé les 10 milliards d'euros, a indiqué, dans un communiqué final, Albrecht Bolza-Schünemann, président de la Drupa et CEO de Koenig & Bauer.
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