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noms de domaine
Les litiges en .mobi sont-ils une spécialité chinoise ?
Depuis son lancement en 2006, le .mobi a fait l'objet de 80 litiges, dont une grande partie vis-à-vis de cybersquatteurs chinois.
Jean-François Poussard (MailClub), 01net.,
01net., le 20/03/2008 à 11h48
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875 000 noms de domaine en .mobi ont été enregistrés depuis 2006 et le lancement de cette extension dédiée aux sites dont le contenu est adapté à une navigation via son téléphone portable. Suite à la création du .mobi, plus
de 80 litiges ont été traités par le centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) pour cette nouvelle extension générique. Particularités des défendeurs, ils sont
principalement chinois et ces cybersquatteurs de la République populaire affectionnent particulièrement les enregistrements frauduleux contre des marques françaises.
Sur les 84 litiges liés au .mobi enregistrés par l'OMPI, 54 ont connu pour l'instant une décision par un expert. Treize sont en attente de jugement tandis que quinze ont finalement abouti à une résolution à
l'amiable. Sur les décisions tranchées, 93 % sont en faveur du requérant ! Seuls les noms de domaine interactivebrokers.mobi, scania.mobi, ufa.mobi et xxxx.mobi ont été conservés par leurs propriétaires, injustement
attaqués.
La France, deuxième pays victime d'enregistrement litigieux
Qui cherche à récupérer ces .mobi pris par des tiers ? Principalement, les sociétés américaines (31 %) que l'on a l'habitude de retrouver dans ce type de classement. Plus étonnant, on retrouve les français en
deuxième place avec onze litiges, soit 20 % des décisions ! La France devance largement dans ce classement des victimes ses dauphines : le Royaume-Uni (13 %), l'Allemagne (11 %) et l'Espagne (5 %).
Par qui les sociétés françaises sont-elles attaquées ? Les Chinois. En tête des pays où réside le défendeur, la Chine héberge 24 % des cybersquatteurs de .mobi, devant les Etats-Unis (20 %), habituels champions du monde
de cette catégorie.
Auchan, Bouygues et EDF
Dans les décisions comprenant un ayant droit français, 63 % des litiges en .mobi avaient un défendeur chinois. Auchan (auchan.mobi), Bouygues (bouygues.mobi), la CIC (cic-banques.mobi, cicbanques.mobi), Dassault (dassault.mobi),
EDF (edf.mobi), Berger (lampeberger.mobi) ont tous récupéré leurs noms de domaine auprès de tiers chinois.
La France est la victime préférée des Chinois (54 % des cas), loin devant les Etats-Unis (15 %). Comment expliquer cet épiphénomène ? Tout d'abord, relevons que les sociétés hexagonales n'avaient pas
utilisé la période d'enregistrement prioritaire pour protéger leurs marques phares en .mobi. Economiquement parlant, il aurait pourtant mieux fallu enregistrer un dassault.mobi une centaine d'euros en
sunrise
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que devoir dépenser 1500 dollars dans une procédure extrajudiciaire de l'OMPI.
L'autre explication tient dans la folie liée aux noms de domaine dans l'Empire du milieu. La Chine a gagné 7 millions de noms de domaine en .cn en une seule année. Ce dynamisme a débordé sur d'autres extensions dont
le .mobi.
Une extension qui plaît aux Chinois, dont le nombre d'abonnés mobiles continue de progresser rapidement en ce début d'année. La Chine est aussi au coeur
d'opérations de chantage à l'enregistrement de noms de domaine
et flirte avec le côté obscur de la force des noms de domaine... Pour les .mobi, elle a
franchi le pas !
Chronique publiée en partenariat avec
MailClub.