Computer-to-plate : des équipements matures
Le CTP est-il encore la poule aux oeufs d'or des fabricants européens et américains d'équipements ? La question n'est plus de savoir « si » les imprimeurs ont l'intention de s'y mettre, mais « quand » . Une majorité d'entre eux a franchi le pas depuis quelques années. Et déjà, de nombreux équipements de première génération ont été remplacés. Au top des avantages induits par le CTP, les utilisateurs placent les économies réalisées sur la presse. Et au premier chef, les gains de temps au niveau du calage. Par ailleurs, concernant la couleur, le CTP autorise un repérage quasi instantané. Plus de risque de devoir arrêter la machine pour éliminer les taches et autres traces de griffe parfois véhiculées par le film. Dans un monde où les tirages sont de plus en plus courts, les atouts du CTP pèsent de tout leur poids, d'autant que les améliorations au niveau de la mise en train permettent d'enchaîner plus rapidement un nombre accru de travaux. L'imprimeur peut, par conséquent, augmenter le rendement et la qualité de son premier outil, la machine à imprimer. Ce qui ne gâte rien, toutes ces avancées sont possibles sans accroissement de main-d'oeuvre. Au contraire, l'automatisation libère souvent des opérateurs qualifiés pour d'autres tâches. Malgré des différences entre régions géographiques, on ne peut nier l'intérêt d'une forte proportion d'imprimeurs non encore convertis : le CTP fait partie de leur plan d'investissement pour les mois à venir. Reste à savoir avec quelle technologie. Source de confusionL'investissement : ce qui motive l'achat d'un système CTP
Le passage au CTP est également un choix économique. Plusieurs facteurs peuvent servir de déclencheurs à l'investissement. On y découvrira, certes, des différences de client à client, sachant que chaque raison est aussi valable que les autres. L'activité économique autour du CTP a, entre autres, pour moteur : Le coût de la main-d'oeuvre. Un seulLa diode laser : le violet : un faible coût d'exploitation ?
La technologie violette a été lancée à l'occasion de la Drupa 2000. Elle continue à être bien accueillie, ne montrant aucun signe d'essoufflement. Les diodes violettes sont des sous-produits de l'industrie du DVD, domaine où les lasers promettent des durées de vie incroyables (dix à vingt ans pour certains). Si ce pronostic s'avère juste, on peut s'attendre à ce que la diode violette survive à l'imageuse elle-même. Le violet offrirait donc potentiellement le plus faible coût d'exploitation pour l'entretien et les réparations du laser. Nul doute que cela va contribuer à assurer sa popularité croissante dans le domaine du CTP. Les diodes sont bon marché, tout en offrant une haute qualité d'exposition. C'est ce qui a permis aux fabricants de proposer un CTP abordable à l'imprimeur travaillant en 2 et 4 poses. Cette technologie a séduit un grand nombre de clients, attirant illico l'attention des fournisseurs, qui sont désormais nombreux à commercialiser des systèmes CTP à diodes violettes. Et là encore, la concurrence s'avère être une bonne chose pour l'imprimeur, qui se voit proposer des prix compétitifs, des vitesses d'exposition accrues et des lasers à plus longue durée de vie. Autant d'avantages qui rendent le CTP de plus en plus attrayant. En termes de qualité, le procédé violet offre les mêmes caractéristiques que le thermique, surtout lorsqu'il est associé à des plaques argentiques.Longueur d'onde : violet ou thermique ?
Les plaques argentiques et photopolymères peuvent être sensibilisées à la longueur d'onde du violet. Contrairement aux thermiques. Le procédé thermique présente des caractéristiques et avantages qui lui sont propres, le violet aussi. Les systèmes CTP basés sur différentes technologies offrent une gamme de productivité, de niveaux d'automatisation et de résolutions pour un choix donné de formats de plaques... sachant, bien entendu, qu'il existe un système pour chaque budget. L'imprimeur habitué aux longs tirages ou celui qui utilise des encres UV fera bien d'envisager sérieusement la technologie thermique. Peut-être qu'un fournisseur lui confectionnera un jeu de plaques (cuites) à caler sur sa presse. Le thermique peut également être la meilleure option pour le très grand format, surtout si l'imprimeur a besoin d'un équipement à chargement manuel capable d'opérer à la lumière du jour. Celui qui recherche un clichage rapide, assorti d'un faible coût d'achat et de frais d'exploitation réduits, pourra se tourner vers le violet, surtout s'il ne dépasse pas la barre des 350 000 exemplaires. Même les petits imprimeurs sur le marché du double pose trouvent que le violet a non seulement tiré le CTP vers l'entrée de gamme, mais qu'il offre en outre une fiabilité incroyable au niveau du laser.Les plaques : processus mécanique et chimique complexes
Les meilleures plaques numériques sont fabriquées à partir d'un support en aluminium grainé et anodisé. Éprouvée, cette technologie est issue de la gravure analogique. Pour les plaques de la plus haute qualité, le grainage électrochimique et l'anodisation sont la garantie d'une excellente latitude sous presse, d'un bon équilibre eau/encre, d'une bonne qualité d'impression et, tout aussi important, d'un comportement prévisible sur la presse. Par dessus, viennent les couches de surface, lieu de la diversification. Bon nombre de plaques analogiques pouvaient ne comporter qu'une seule couche. Les plaques numériques peuvent en avoir plusieurs. Leur composition chimique détermine la manière dont elles réagissent à différentes longueurs d'onde et se comportent selon les applications. Dès les années 1980, les recherches ont porté sur des couches à plus haute sensibilité. Déjà, à l'époque, les fournisseurs savaient que les lasers risquaient de ne pas délivrer autant d'énergie que les lampes UV des châssis contacts. Tout au plus fonctionnaient-ils avec quelques dixièmes de watt, comme c'est le cas avec les plaques thermiques aujourd'hui. Au-delà de ce fait, on envisageait les possibilités de faire réagir les plaques avec des lasers ne consommant que quelques milliwatts. Les plaques photopolymères et argentiques sont encore plus sensibles que les thermiques et peuvent être insolées sous les nouveaux lasers violets, par exemple. Une exposition précise|
Applications : les plaques thermiques |
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Elles offrent une haute résolution équivalente aux plaques argentiques. Les thermiques peuvent supporter la cuisson pour les tirages de longue haleine ou les conditions agressives sous presse - par exemple, l'exposition sous UV. Elles sont généralement sensibilisées à l'infrarouge à 830 nanomètres et s'exposent dans des systèmes à tambour externe. Le thermique a recueilli les faveurs de bon nombre d'imprimeurs et a rendu de grands services au secteur. Mais son succès a été mitigé dans certains domaines. |
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Par exemple, le CTP thermique a peiné pour percer dans la presse quotidienne. En fait, la grosse majorité des installations pour journaux opère sous lumière visible (lisez « non thermique » ). Les raisons sont multiples, mais la haute sensibilité du CTP sous lumière visible (des milliers de fois plus sensible que les thermiques) peut expliquer que les plaques argentiques et photopolymères sont apparues comme un meilleur choix. Malheureusement, et pour répondre à une question souvent posée, les plaques thermiques ne sont pas compatibles avec les systèmes à diodes violettes. |
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Applications : les plaques photopolymères |
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Elles trouvent leur terrain de prédilection du côté des journaux, mais connaissent aussi un certain succès dans le labeur. Classiquement, les plaques photopolymères affichent une capacité de résolution inférieure à celle des argentiques et des thermiques. Elles ne sont donc pas le meilleur choix pour la réalisation d'imprimés de plus haute qualité. Les photopolymères ont la réputation, amplement méritée, d'être robustes à l'usage, tout en offrant une grande latitude sur la machine à imprimer. D'où leur succès dans la presse quotidienne. Pourquoi pas le thermique ? Il ne manque pour tant pas d'avantages : haute résolution, cuisson possible pour des tirages d'un million d'exemplaires et plus, chargement des systèmes d'exposition en lumière du jour... autant d'atouts appréciables, mais dont l'intérêt reste secondaire pour un journal. Dès lors, à quoi bon payer plus ? Encore une fois, chaque technologie CTP présente ses propres fonctionnalités et avantages qui conviennent mieux à certaines applications, aucune ne peut répondre aux besoins de tout le monde. Le marché souhaite disposer d'un bouquet de technologies. Voilà pourquoi les plaques argentiques, photopolymères et thermiques ont eu, chacune, leur part de gloire. |
Processus : vers l'utilisation du « sans-développement » ?
Le procédé dit « sans-développement » est en train de se faire une place avec l'arrivée de plusieurs solutions et déjà, de nombreuses installations. Les imprimeurs n'en feront un succès que s'ils y trouvent des plaques qui associent un prix abordable à de bonnes prestations sur la machine à imprimer. Pour couper court à un mythe, disons que le « sans-développement » ne remplacera pas toutes les autres formes de CTP. Mais si ses performances suivent, il viendra en complément. Plusieurs technologies différentes permettent de réaliser des formes imprimantes sans développement. Nous nous en tiendrons aux quatre les plus courantes. L'UV numérique| dans le même dossier : L'innovation bien maîtrisée (8 articles) | |
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