Le Business Activity Monitoring (BAM) supervise en temps réel le bon déroulement d'une chaîne de processus : de l'émission d'un bon de commande à l'envoi de la facture, en passant par les actions menées dans la chaîne logistique... Sa mission : récolter et analyser des indicateurs (montant moyen d'une commande sur une période donnée, délai moyen écoulé entre la commande et l'envoi, etc.). Avec trois ans d'existence, le BAM est encore peu répandu : il reste lié aux solutions d'analyse des processus métier (BPM), qui orchestrent le déroulement des processus et fournissent les bons extracteurs de données (au travers de leur brique d'intégration).
Un unique outil de restitution
Les principaux spécialistes du BAM sont issus du BPM, qu'ils fournissent de l'intégration d'application d'entreprise comme Webmethods et Oracle ou de la gestion documentaire telle Filenet. Le BAM emprunte aussi des technologies issues du décisionnel. L'offre de BAM de Microsoft, architecturée autour de sa plate-forme d'intégration Biztalk, exploite ainsi la structure multidimensionnelle de SQL Server. Et s'appuie sur Sharepoint pour la restitution - c'est une nouveauté - afin de diffuser ses tableaux de bord. L'offre de Systar (pionnier du BAM) dans ce contexte fait figure d'exception, car elle reste décorrélée du BPM.
En définitive, un seul et même outil de restitution (BO, Cognos, etc.) associe potentiellement les données issues d'un datawarehouse et du BAM : les premières, chargées en mode asynchrone, sont structurées en fonction de silos fonctionnels (vente, RH, marketing, etc.) ; les secondes offrent une vision transversale des processus en temps réel.
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1. La modélisation des indicateurs
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Cette phase revient à l'utilisateur. Celui-ci identifie, puis modélise les indicateurs à restituer ainsi que les axes d'analyse qu'il veut manipuler (temps, géographie, commande). Le BAM est à même de restituer trois types
d'indicateurs. Ceux, quantitatifs, piochés directement dans les bases de données des applications ou agrégés à partir de ces mêmes données. Ensuite, des indicateurs de transition, qui renseignent sur la qualité des changements d'étapes (délai
nécessaire entre livraison et facturation). Enfin, des indicateurs d'état précisant le statut dans lequel se trouve un processus élémentaire (commande, demande de prêt...).
2. L'extraction et le chargement des données
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Le serveur de BAM récupère les modélisations de l'utilisateur par le biais d'un fichier XML et automatise deux types de paramétrages. Le premier s'applique aux connecteurs, souvent déjà installés dans le cadre du BPM, afin
d'extraire les données des applications en présence. A défaut, un éditeur comme Systar s'appuie sur des sondes développées à base de scripts. Le second paramétrage opéré par l'outil de BAM concerne la base dans laquelle sont stockés les indicateurs
et les métadonnées.
3. La diffusion et la manipulation des données
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L'interface de restitution se révèle en tout point similaire à celle utilisée dans le décisionnel. Le BAM de Microsoft exploite ainsi Business Scorecard, sa solution de tableaux de bord. Le serveur de BAM génère aussi des alertes, en
fonction de seuils atteints par les indicateurs. Certains acteurs comme Webmethods et Systar font même appel à des technologies prédictives pour déceler une situation s'écartant de la norme.
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