Une affiche publicitaire vantant les mérites du dernier film à paraître est placardée sur l'arrêt de bus. Un jeune homme sort son téléphone portable et l'approche de l'affiche. Par ce simple geste, il télécharge la bande-annonce du film. Plus loin, dans une grande surface, il utilise à nouveau son portable pour régler ses achats, puis pour ouvrir la barrière du parking. Rêve ? Non, réalité, grâce à la technologie Near Field Communication (NFC). Depuis octobre 2005, la ville de Caen a mis en place l'une des premières expérimentations de cette technologie à l'échelle d'une ville.
Pour lecteurs sans contact
NFC est une technologie de communication destinée à être utilisée sur des distances de moins de 10 cm. « Elle a été développée il y a deux à trois ans pour être compatible avec les technologies de radiofréquence, comme RFID. Son but, être utilisée dans les lecteurs et les cartes sans contact », explique Patrice Gibon, responsable de l'activité identification pour Philips à Caen.
NFC utilise une fréquence de 13,56 MHz, celle-là même qu'emploie RFID. Le RFID regroupe trois types de technologies sans contact : A, B, et C. Deux d'entre elles sont à présent compatibles avec NFC : celle de Philips, appelée Mifare (type A), et celle de Sony, baptisée FeliCa (type C), largement déployée en Asie.
Pour l'instant, un seul type de technologie sans contact, le type B, le plus largement déployé en France, n'est pas totalement compatible avec NFC. Une lacune qui devrait être comblée en 2006.
L'un des supports privilégiés de NFC est le téléphone portable. Elle utilise les capacités de la carte SIM, et son influence sur les batteries est négligeable : « Le mode stand by n'a aucun effet sur la batterie et les communications n'affaiblissent pas la charge de manière significative. À titre indicatif, cela représente moins de 0,001 % de la batterie en mode carte et moins de 0,005 % de la batterie en mode lecteur [hors affichage à l'écran, Ndlr] », assure Patrice Gibon.
NFC fonctionne en mode point à point (P2P). Elle permet des débits limités de 106, 212 ou 424 kbit/s et utilise un mode half duplex. Ce débit dépend de l'application pour laquelle NFC est utilisée. Il porte sur 10 cm au maximum mais, en moyenne, la portée est de l'ordre de 5 cm. NFC est utilisée soit en mode lecteur, pour lire les informations sur une étiquette RFID, soit en mode émulateur de carte, pour effectuer un paiement ou actionner une barrière.
Quatre types d'actions sont possibles : touch and go, il suffit d'approcher le support NFC et d'établir le contact ; touch and confirm, une confirmation est nécessaire comme indiquer un mot de passe ou un code ; touch and connect, l'initiation d'une session NFC est suivie d'un transfert de données en mode P2P ; et touch and explore, une fois la connexion établie, l'utilisateur a le choix entre plusieurs actions ou services. Comme pour RFID, l'énergie est transportée sous forme d'onde. Il suffit donc d'une seule batterie pour établir une communication entre deux éléments NFC.
Compte tenu de son débit et de sa portée limités, NFC n'est pas concurrente de Bluetooth et de Wi-Fi. Elle est plutôt destinée à fonctionner avec ces technologies. « Elle peut même servir d'initialisation pour une session Bluetooth », assure Patrice Gibon.
www.nfc-forum.org
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Le site du NFC Forum. Celui-ci tente, fort de ses 68 membres, dont Philips, de mettre en place l'interopérabilité des applications utilisant NFC.
www.caen-ville-nfc.com
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Le site de la première expérimentation en cours, grandeur nature, en France, sur le NFC.
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Établissement de la communication : les composants commencent une négociation et mettent en place un système anticollision. Les deux appareils répondent, l'un est mis en attente. Un appareil est initiateur, l'autre cible. Les deux peuvent générer leur champ de radiofréquences pour lancer la communication, on est alors en mode actif. Si un seul des deux appareils lance son champ de radiofréquences, le second est en mode passif.
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Semaine du 9 au 15 juillet 2008
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