« Les outils bureautiques et les formulaires électroniques sont trop souvent considérés comme des verrues par les DSI
, constate Sébastien Brunot, architecte chez Octo Technology.
Or,
certains utilisateurs travaillent bien plus efficacement avec leur tableur qu'avec une application maison. »
A l'image de Microsoft Office, de plus en plus utilisé comme interface graphique par les PGI - Cegid, Navision et IFS, notamment -, les formulaires électroniques et les tableurs se comportent désormais comme des
clients à part entière du système d'information. Office 2003 et OpenOffice.org 2.0 se connectent, par exemple, à des sources de données XML. Et contrairement à la plupart des applications client-serveur actuelles, les formulaires électroniques
gèrent aussi bien le mode connecté que le mode déconnecté. Associés à un moteur de workflow, ils rendent possible la création de véritables applications.
Bien qu'elles ne reposent pas encore sur le standard naissant XForms, les solutions d'IBM, Microsoft, Adobe, et Filenet s'interfacent nativement avec des services web, des sources de données ODBC... Elles savent effectuer
des contrôles de saisie, stocker les données de l'utilisateur au format XML, et les publier via le protocole Soap sur un service ou un serveur web via le protocole WebDAV.
IBM a racheté en 2005 le spécialiste PureEdge de manière à enrichir son bureau métier Workplace de sa technologie. Et Microsoft a introduit un moteur de workflow dans WinFX, la prochaine version du framework .Net, disponible
avec Vista et compatible avec Windows XP.
Formulaires électroniques : des applications à part entière
Avec leur support de XML et de Soap, et celui des traitements locaux, les formulaires électroniques s'imposent peu à peu comme un troisième type d'interface graphique pour les utilisateurs.