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En cas de sinistre, le PCA protège les entreprises

En biométrie, la France préfère l'empreinte digitale
Les projets français de contrôle biométrique continuent de privilégier l'empreinte digitale, en raison surtout d'un historique bien maîtrisé. Les technologies de reconnaissance par l'iris ne cessent, pourtant, de progresser.

Jean-Claude Streicher , 01 Réseaux (n° 155), le 01/11/2005 à 00h00

En matière de biométrie, la France reste prudente : depuis la modification, mi-2004, de la loi Informatique et libertés, la Cnil n'a autorisé que seize projets. Ceux-ci se partagent entre la vérification de l'empreinte digitale et celle du contour de la main, et seulement trois concernent la reconnaissance par l'iris. En contour de la main, toutes les demandes ont été agréées, puisque les systèmes ne comparent que des matrices de points. Idem pour l'empreinte digitale, lorsqu'il s'agit d'une vérification locale entre l'empreinte stockée dans une carte et la personne présente.

La Cnil est vigilante

En revanche, si l'authentification remonte à une base centrale, la Cnil vérifie que le projet est justifié par la criticité de la zone à laquelle on accède. Ce qu'elle a admis pour une dizaine de projets. En cas contraire, elle demande à renoncer à la base centrale, comme ce fut le cas pour le contrôle horaire des six cents agents du centre hospitalier de Hyères (Var). L'empreinte digitale a également été retenue sur les grands projets biométriques français du moment. C'est sur elle que se base le contrôle d'accès de cent mille employés aux zones de sûreté des aéroports du Bourget, d'Orly et de Roissy. C'est aussi par l'empreinte digitale qu'Air France a entrepris de tester le contrôle accéléré des passagers fréquents à Roissy. Empreinte digitale encore pour les projets de carte d'identité et de passeport électroniques, comme pour le projet de visa biométrique Schengen (projet Biodev), où l'empreinte est toutefois associée au contrôle des caractéristiques faciales. « L'empreinte digitale est aussi fiable que celle de l'iris, mais elle est mieux maîtrisée en France, où l'on peut reprendre tout l'historique » , commente Christophe Pallez, secrétaire général de la Cnil. Il est vrai aussi que l'acquisition et la reconnaissance d'empreintes sur de grandes bases centrales restent l'apanage du champion national Safran (ex-Sagem), maître d'oeuvre des grands projets que nous venons de citer.

Aux États-Unis, le contrôle à l'entrée du territoire, dans les ports et les aéroports, est bâti lui aussi sur l'empreinte digitale, dans le cadre du programme fédéral US Visit. L'empreinte digitale perce également dans les chaînes de supérettes pour l'authentification des débits sur les comptes clients, avec la solution du californien Pay By Touch. Elle concerne aussi le contrôle des mouvements (détenus et visiteurs) au sein des pénitenciers, avec la technologie Bio-Plugin de M2Sys Technology (Atlanta), voire la gestion du personnel, l'éditeur iEmployee intégrant Bio-Plugin à sa solution de gestion des ressources humaines en mode ASP.

Un logiciel de 4G pour la reconnaissance par l'iris

La reconnaissance par l'iris n'en continue pas moins de marquer des points. Son inventeur, Iridian Technologies, en équipe les services de contrôle des immigrants au Canada, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie et au Japon. Il annonce OpenIris, logiciel de reconnaissance de quatrième génération, basé sur le web pour faciliter le déploiement à grande échelle. Et certains de ses OEM, comme LG Electronics et Panasonic, sont de plus en plus actifs. LG Electronics, qui a développé son propre moteur de croisement, équipe ainsi l'État indien d'Andhra Pradesh pour la gestion des cartes alimentaires et des autres services sociaux.

Redbus Interhouse choisit à son tour le contrôle d'accès par l'Iris

Le centre d'hébergement Redbus Interhouse, à Levallois-Perret, est plus fréquenté qu'un moulin. Plus de mille personnes sont autorisées à y circuler, dont les clients des clients, et l'on y compte plus de cent entrées par jour. L'ancien système de contrôle d'accès avec badge sans contact affichant la photo du visiteur sur l'écran du portier risquait donc d'être leurré par les ressemblances humaines. Il vient d'être remplacé par un système Panasonic de reconnaissance par l'iris, associé à un détecteur de silhouettes, de poids et de métaux pour repérer les vols de matériel et les passages à deux dans le sas. Après la Banque de France, c'est le deuxième projet iris autorisé par la Cnil. « Cela a coûté 150 000 euros et nécessité six mois d'études, précise Jean Christophe Le Lay, directeur commercial. Ce système nous donne une image de recherche de la sécurité absolue. »



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