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Sept compagnies « low cost » à l'essai


L'avantage des compagnies low cost réside aussi dans les dates de vol fixes. Mais s'il est possible de prendre l'avion pour quelques euros, attention aux contraintes !

Hervé Cabibbo et Magali Rangin , Micro Hebdo (n° 393), le 15/11/2005 à 07h00

Le slogan de la compagnie HLX -  « Voler pour le prix d'un taxi » - résume à lui seul le principe du low cost . Les compagnies aériennes à bas prix - qui sont déjà plus de 40 à se partager le ciel européen - ont le vent en poupe... au grand dam de toutes les autres, et notamment des compagnies de charters.

Billets à un euro : oui, mais...

Quelle est la différence entre charters et low cost ? Alors que les charters délèguent la vente de leurs sièges à plusieurs voyagistes pour des liaisons aériennes ponctuelles, avec des horaires définis 24 ou 48 heures à l'avance en fonction des créneaux disponibles, les compagnies low cost gardent en général le monopole de la vente des billets et disposent de lignes aériennes régulières avec des horaires de vol fixes.

Alors, pour arriver à réduire au maximum les coûts d'exploitation, ces compagnies low cost usent de tous les moyens : absence de guichets de vente, et donc moins de personnel (tout se déroule sur Internet ou par appel téléphonique surtaxé), billets électroniques, bornes d'enregistrement automatiques, repas et boissons payants à bord, correspondances limitées... Côté passagers, en fonction des destinations et des compagnies, et à condition de choisir les bonnes périodes, on pourra dégoter des prix défiant toute concurrence : comptez moins de 100 euros en général aller et retour tout compris, voire même parfois moins de 50 euros.

Seulement, attention : vous ne paierez pratiquement jamais le prix placardé sur les pages d'accueil.

Un billet à un euro ? Oui, mais à condition de s'acquitter en plus de la taxe d'aéroport, de l'assurance, du supplément carburant et du droit de régler avec sa carte de crédit. Soit 40 ou 50 euros au total ! Et si certains, comme German Wings ou Sterling, ne s'engagent pas dans cette voie-là, d'autres (Wizz Air, Sky Europe) poussent franchement le bouchon un peu loin, en facturant d'hypothétiques taxes passager, de départ ou de service... Et pourquoi pas, dès demain, une taxe sur le nombre d'hôtesses de l'air ou la présence de toilettes dans la cabine ? !

Bien que toujours un peu plus chers qu'annoncés, ces billets restent néanmoins d'excellentes affaires. Nos tests démontrent, en effet, que l'on peut s'offrir un aller-retour pour n'importe quelle destination en Europe pour moins de 160 euros.

La question de la sécurité

Mais cela ne va pas sans quelques contraintes : départ depuis des aéroports secondaires pour beaucoup de vols (comptez, par exemple, 26 euros pour un aller-retour en bus à l'aéroport Paris-Beauvais, situé à 80 km de Paris), facturation de toute modification du billet, tarifs inintéressants pour un départ rapproché (dans les trois jours, par exemple), ou les jours d'affluence (comme un 21 décembre ou un 30 juin)...

Enfin, reste un point sur lequel le public est de plus en plus attentif : la sécurité. Ces compagnies, habituées à réduire leurs coûts au maximum, sont-elles plus dangereuses que les autres ? En réalité, rien ne le prouve, en tout cas pour celles installées en Europe, qui disposent en général d'avions récents. Elles sont en effet soumises, comme n'importe quelle compagnie aérienne, à une batterie de contrôles imposés par l'Aviation civile.


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Cet article est extrait de : Micro Hebdo

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