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« J'ai inventé la mémoire. » En 1945, au laboratoire d'informatique de l'université de Cambridge, Maurice Wilkes construisit le premier ordinateur capable de stocker des données. L'engin occupait quelque 20 m 2 et avait selon son inventeur « de bons et de mauvais jours ». Maurice Wilkes est l'un de ces inventeurs géniaux qui ont marqué l'histoire de l'informatique. On a connu depuis bien des bonds technologiques, mais toutes ces invention sont un point commun : elles sont sorties de l'imagination fertile de chercheurs.
Il faut distinguer la recherche publique de la recherche privée. La première a lieu dans des laboratoires de l'université ou d'organismes publics, tels que l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Les universités, mais également les IUT ou les écoles d'ingénieurs, comptent dans leurs équipes des chercheurs un peu particuliers : les enseignants-chercheurs, qui, comme leur nom l'indique, partagent leur temps entre l'enseignement et la recherche. D'autres, à l'issue de leur parcours universitaire, se dirigent vers le privé, où ils sont recrutés par des constructeurs, des éditeurs ou des opérateurs, dans leurs départements recherche et développement (R&D).
Leurs travaux s'inscrivent dans les besoins stratégiques de l'employeur. S'étant rencontrés sur les bancs de l'université, chercheurs du public et du privé continuent d'entretenir des liens professionnels, d'autant plus que les partenariats entre les deux mondes sont de plus en plus courants.
A noter qu'on fait également une distinction entre recherche fondamentale, qui cherche à produire de nouvelles connaissances sans se soucier d'applications immédiates, et recherche appliquée, aux objectifs pratiques. Une chose est sûre : sans chercheur, l'innovation s'arrête net.
Public
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Le parcours des enseignants-chercheurs est bien tracé. Après un master (DEA) suivi d'une thèse (financée par une allocation), ils deviennent souvent Ater (attachés temporaires d'enseignement et de recherche), puis maîtres de
conférence (université) ou chargés de recherche (Inria ou CNRS). Au sommet de cette hiérarchie, les professeurs d'université. Ceux qui se consacrent uniquement à la recherche culminent au poste de directeur de recherche.
Privé
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Il existe des masters de recherche qui complètent un doctorat. Les DRT (Diplômes de recherche technologique) sont des troisièmes cycles appliqués à la recherche en entreprise. Ce diplôme bac+6 se prépare dans une trentaine
d'établissements et en partenariat avec une entreprise. Les Cifre (Conventions industrielles de formation par la recherche) sont une association entre jeunes doctorants, une entreprise et un laboratoire autour d'un projet de recherche qui débouche
sur une thèse.
Dans le public, les rémunérations sont celles de la fonction publique. Un jeune chercheur gagne environ 28 000 euros bruts par an avec les primes. Un enseignant-chercheur (maître de conférence, échelon 9) peut compter sur 3 600 euros bruts par mois. Dans le privé, les salaires de début de carrière peuvent commencer autour de 28 000 euros bruts par an, et atteindre jusqu'à 70 000 euros bruts par an pour un chercheur renommé.
Pas de progrès possible sans chercheurs, il y aura donc toujours des débouchés. Dans le public, le parcours est balisé. Il faut qu'un poste s'ouvre et que le candidat réussisse les concours. Hors de Paris, une bonne dizaine de grandes villes ont de bons départements d'informatique qui recrutent régulièrement. Dans le privé, on recrute aussi.
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