Cet article est extrait de : Décision Distribution
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[ L'ÉVÉNEMENT ] La technologie RFID trace sa voie Le salon RFID 2005 qui s'est tenu la semaine dernière à Paris témoigne de l'intérêt pour cette technologie. Mais avant de supplanter le code à barres, « l'étiquette intelligente » doit
encore franchir quelques obstacles.
Face à la montée en puissance de
« l'étiquette intelligente »
, Reed Expositions France a organisé, du 12 au 14 octobre dernier, le premier salon européen entièrement dédié à la
technologie RFID (Radio Frequency Identification), à ses applications et à sa technologie. Près de 3 000 visiteurs professionnels et quelque 50 exposants spécialistes du secteur se sont retrouvés au Palais des Congrès, à Paris. Au-delà des
traditionnelles conférences thématiques, des formations modulables sur trois jours ont été organisées dans le cadre de la RFID University.
Régulière depuis trois à quatre ans, la croissance de la technologie RFID devrait connaître une progression spectaculaire à partir de 2006, pour atteindre, d'après le Gartner Group, un chiffre d'affaires mondial de 6 milliards de
dollars en 2010, contre 1,5 million actuellement. En 2004, ce CA est réparti à hauteur de 72 % pour les investissements en matériels (lecteurs, étiquettes, puces), 19 % pour les services (conseils aux entreprises, ingénierie matérielle,
intégration système...) et 9 % pour les logiciels.
« Bien que ce marché progresse encore lentement, le nombre croissant de projets pilotes laisse présager une importante augmentation des investissements dans cette
technologie à court et moyen terme »,
analyse Donal Macdaid, directeur marketing du groupe Aldata. Cette croissance attendue est portée par les potentiels techniques de ces
« étiquettes
intelligentes »
qui permettent de lire des informations sans contact avec l'objet, de mettre à jour l'information contenue, de supporter des températures importantes ou encore d'assurer une lecture de masse, tout ce dont le
code à barres est incapable. Si deux secteurs d'activités progressent actuellement très vite dans l'intégration de la RFID à leurs processus (les bibliothèques et la blanchisserie), ils seront très vite dépassés, au regard du nombre de projets
pilotes en cours, par le secteur de la distribution et de la logistique, sous la pression notamment de grands distributeurs tels que WalMart aux Etats-Unis, Tesco en Grande-Bretagne ou encore Metro en Allemagne.
« Le secteur
de la logistique a été l'un des premiers à investir dans cette technologie »,
souligne Alain Bagnaud, directeur général du pôle logistique et marketing de Reed Expositions France. Dans ce domaine d'ailleurs, plusieurs marchés
verticaux sont déjà matures, à l'image du textile ou des produits informatiques.
Une opportunité pour les SSII et les intégrateurs
Le coût unitaire de l'étiquette est longtemps resté un frein à la généralisation de la RFID. Cet obstacle devrait se lever au fur et à mesure que le nombre d'applications augmentera. Autre difficulté non résolue à ce jour, les
standards utilisés, différents d'un continent à l'autre. En Europe, la réglementation est spécifiée par l'ETSI (Institut européen des normes de télécommunications), qui a d'ores et déjà uniformisé les bandes de fréquences.
« Il reste, notamment en France, à libéraliser l'utilisation de ces bandes de fréquences, encore soumise à des dérogations »,
explique Rodolphe Henry, responsable marketing produit RFID d'Intermec. EPC
Global, le groupe de travail international spécialisé sur les métiers de la logistique se penche, de son côté, sur l'élaboration de standards d'utilisation du marché par rapport à des contraintes métier. Malgré ces freins réels, la technologie RFID
est révolutionnaire. De récentes études ont ainsi mis en lumière un retour sur investissement de 18 mois en moyenne et une réduction du coût global d'acquisition du produit de l'ordre de 20 %. Des résultats qui se justifient essentiellement par
une diminution du coût de la main-d'oeuvre lors des opérations de réception en entrepôt, d'inventaire et de préparation des commandes.
« La technologie RFID permet d'automatiser un certain nombre de processus et assure un
meilleur contrôle qualité,
indique Alain Bagnaud.
Grâce à la RFID, les entreprises disposent d'une connaissance de leur stock en temps réel, leur permettant une baisse importante du stock de sécurité tout en réduisant les
ruptures. »
Les technologies liées à la RFID ouvrent de nouvelles opportunités de marché aux intégrateurs et SSII.
« Le déploiement des projets nécessite des investissements en termes de matériels, de logiciels et de
services, qui sont autant d'opportunités d'affaires pour les spécialistes de la place »,
souligne Donal Macdaid.
« Au-delà des connaissances propres à la technologie RFID en elle-même, les acteurs
présents sur ce marché sont généralement des spécialistes de la collecte des données ainsi que des environnements logistiques et de production, ajoute Rodolphe Henry. Leur expérience des progiciels de gestion intégrés est essentielle. Enfin, ils
doivent être capables d'avoir une démarche de conseil auprès du client, afin de déterminer quelle technologie de traçabilité adopter. »
Parallèlement, ces projets impliquent des prestations d'intégration, mais également
d'accompagnement au changement et à la maîtrise d'ouvrage pour définir les retours sur investissements.
La mise en place de systèmes de traçabilité porte principalement sur la production et les approvisionnements. En 2004, le marché mondial de la RFID pesait près de 1,5 M$. Cette technologie devrait s'imposer d'ici à
2009.
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