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L'éditeur a-t-il décidé d'offrir avant l'heure un joli cadeau de Noël aux entreprises ? Oui, si l'on en croit son nouveau mode de tarification des licences Windows Server, qui doit intervenir à partir du 1 er décembre 2005.
Ces modifications surviennent à un moment où la virtualisation de serveurs est considérée comme la prochaine petite révolution de l'informatique. « Ce changement s'inscrit dans notre DSI, Dynamic Systems Initiative, qui vise à faire bénéficier nos clients des apports de la virtualisation pour leurs besoins de consolidation. Il y a un an, nous avions indiqué que nos logiciels seraient facturés par processeur, quel que soit le nombre de coeurs : notre annonce d'aujourd'hui est tout aussi stratégique », explique Éric Nataf, responsable infrastructure chez Microsoft.
Dans ce contexte, Microsoft a annoncé qu'avec une seule licence de Windows Server 2003 R2 Enterprise Edition, prévue pour ce dernier trimestre, il serait possible de faire tourner quatre instances virtuelles sur un serveur physique. Actuellement, dans les mêmes conditions, il faut acheter quatre licences.
Pour la version Datacenter de Longhorn Server, le nombre d'instances virtuelles par serveur physique est illimité. Autre simplification : les instances inactives de Windows Server, qui sont conservées à des fins de sauvegarde et de restauration, ne sont pas facturées. En outre, une entreprise pourra transférer une licence d'un serveur à un autre.
Des licences au même prix
Des modifications sont aussi appliquées aux applications serveurs (SQL Server, BizTalk, etc.). Désormais, la facturation s'effectue sur la base des processeurs vraiment utilisés par l'application, et non plus sur la base du nombre total de CPU de la machine. « Par exemple, si sur un serveur octoprocesseur, SQL Server exploite quatre processeurs et qu'ISA Server fonctionne avec les quatre autres, chaque application est facturée sur la base de quatre processeurs et non plus huit », indique Éric Nataf.
Un bémol toutefois : si l'entreprise fait tourner trois instances de SQL Server sur un serveur biprocesseur, elle sera tarifée sur la base de trois processeurs au lieu de deux auparavant : « Ce type de situation n'est pas courant. Le but de notre politique est que l'entreprise y gagne la plupart du temps », affirme Éric Nataf. L'éditeur promet, en outre, que cette nouvelle politique ne se traduira pas par une augmentation du prix des licences. Microsoft n'a pas précisé comment il allait contrôler l'usage de ses logiciels par les entreprises dans des environnements virtualisés, ni même s'il allait effectivement faire une surveillance stricte ou se contenter de la parole des entreprises.
La démarche de Microsoft n'est évidemment pas gratuite. C'est peut être un bon moyen de tenter de s'implanter dans les gros centres de données, secteur où les systèmes de Linux et d'Unix dominent. Il n'empêche que cette politique devrait donner un coup d'accélérateur à la virtualisation et faire bouger d'autres éditeurs.
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