Le Groupe hospitalier du Havre (GHH) a mis en place un dossier médical commun aux acteurs de santé externes de la ville. Il fonctionne via une plate-forme territoriale d'échange d'informations de santé (PTIS) interconnectée avec les applications métier de l'établissement. D'autres régions de France sont en train de bâtir leur propre infrastructure informatique pour accueillir ce qui deviendra le futur dossier médical partagé (DMP). Tous croisent les doigts et espèrent que le prototype, qui doit encore être défini par le gouvernement, s'interconnectera avec leurs propres plates-formes.
Cet été, les appels d'offres pour sélectionner les hébergeurs et les assistants à maîtrise d'ouvrage ont été lancés par le ministère de la Santé. On connaîtra à l'automne les prestataires choisis pour mettre en oeuvre les briques constitutives du DMP. En attendant, le GHH, qui regroupe neuf sites hospitaliers, a bâti son système d'information autour de standards internationaux. Aujourd'hui, son informatique est capable de recenser plus de 350 000 patients différents identifiés. La majorité d'entre eux réside ou a résidé dans le bassin havrais. Une gageure lorsqu'on sait que la région de Normandie est connue pour son petit nombre de médecins informatisés.
Une urbanisation nécessaire
A ce jour, le système d'information modernisé de l'établissement havrais relie plus de 2 200 postes clients, répartis sur les neuf sites géographiques. Il permet d'accéder directement aux dossiers médicaux. Près de 1 To de données sont déjà stockées. « L'urbanisation de notre système d'information, conduite en 2002, s'imposait pour éviter de sérieux problèmes de vieillissement et de retour sur investissement. Par exemple, d'importants frais de maintenance et de gestion de machines en fin de vie. Puis, étape suivante, nous avons oeuvré à la sécurisation afin d'accueillir les futures briques du DMP » , raconte Claude-Henri Tonneau, DSI du Groupe hospitalier du Havre.
Une organisation par étapes
Le système a également été modernisé pour mettre en place une haute disponibilité d'accès aux données médicales. La démarche s'est effectuée par étapes. En 2003, la DSI mettait en place sa nouvelle architecture reliant 1 200 utilisateurs simultanés sous Windows et avec la base Oracle HTB. « Les éléments constitutifs du futur DMP seront répartis sur deux sites informatiques, dont un situé à 10 kilomètres du centre hospitalier » , explique le DSI. Les données sensibles seront stockées sur des serveurs HP Trucluster, couplés à la base Oracle 9i. « De même que tout ce qui n'est pas sensible sur Linux » , ajoute-t-il. La migration et la mise en place ont été réalisées en interne par une équipe de 120 personnes.
La mise en place d'un DMP partagé est aussi le fruit d'une coopération étroite entre la DSI du Groupe hospitalier du Havre et son département d'informatique médicale (DIM). Les deux entités, regroupant une cinquantaine de personnes, travaillent sur le même projet avec une seule maîtrise d'ouvrage. Dix personnes constituent le DIM. « Nous avons fusionné nos deux services et créé un pôle système d'information et de santé publique, fédérant les ressources des deux services. Les prises d'engagement sont mutuelles. La DSI est responsable du budget, et le DIM de la gestion médicale. »
Des solutions technologiques qualifiées
Claude-Henri Tonneau a également sélectionné l'infrastructure du DMP. Il s'agit de la plate-forme d'interopérabilité Oracle Healthcare Transaction Base (HTB), qui relie les divers systèmes de gestion des soins d'un hôpital. Etablie sur des standards internationaux, elle servira de base aux autres infrastructures de santé régionales. L'intégration du dossier patient est prévue avec Oracle eBusiness Suite. « Nous avons qualifié les solutions technologiques (HTB, standard international HLV7 V3, H'), et nous participons aux groupes de travail de standards d'échange de données » , explique Emmanuel Briquet, chef du service du département de l'informatique médicale (DIM).
Préparer le terrain par des tests
D'autres expérimentations sont testées. Par exemple, le logiciel Dopamine de gestion des dossiers partagés, destiné aux médecins libéraux de la région, avec un serveur d'identité des profils de médecins. Il offre au médecin et au patient l'accès au dossier avec un code secret. La clinique de l'Europe, au Havre, a été l'un des sites pilotes. « Dopamine existait avant que le DMP n'arrive. Mais, tant que le gouvernement ne précise pas ce qui se fera au niveau national, il ne sert à rien de le mettre en place au niveau régional. Toute initiative en région est en attente » , tient à préciser Emmanuel Briquet. Sachant que près d'un demi-million d'euros ont été dépensés pour le projet régional lié au DMP. Alors que le coût estimé de maintenance du logiciel Dopamine serait de 50 000 euros par an.
Le DMP est censé améliorer la qualité des soins et réduire les coûts. En réalité, sa réalisation s'avère coûteuse et difficile. Les délais du déploiement du DMP risquent d'être rallongés...
![]()
Juillet 2005 :
le gouvernement a lancé cet été un appel d'offres pour choisir les hébergeurs de dossiers médicaux personnels, chargés de mettre en place un démonstrateur et un prototypage de déploiement.
![]()
Fin 2005 :
plusieurs étapes sont prévues pour le déploiement du DMP : une mise au point d'un démonstrateur basé sur des logiciels et matériels utilisés pour l'étape de préconfiguration ; une présentation
des
« sites de préfiguration »
; un premier déploiement en situation réelle sur les sites.
![]()
2006 :
le déploiement progressif et la rédaction d'un cahier des charges de généralisation du DMP.
![]()
2007 :
celui-ci servira de base à une nouvelle consultation de candidats potentiels. Le déploiement général se déroulera en 2007.
![]() |
Alerte e-mail emploi
Recevez les dernières offres IT par e-mail en créant votre alerte.
|
|
![]() |
VLC
Téléchargez gratuitement ce lecteur multimédia capable de lire n'importe quelle vidéo
|
|
1 Numericable2 Darty câble 30Mbps3 Orange
> Plus de détails

![]() |
Kaspersky Pure:
La protection ultime de votre quotidien numérique.
|
|
