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Cinq graveurs de DVD double couche François Bedin

[ TEST COMPARATIF ]
Cinq graveurs de DVD double couche
Les vitesses d'écriture augmentent, mais elles ne sont pas toujours disponibles dans les graveurs. Autre élément à prendre en compte pour choisir un graveur : l'offre logicielle.

François Bedin , Décision Informatique, le 18/05/2005 à 07h00

Grâce à leur capacité de 4,7 Go (simple couche) ou 8,5 Go (double couche), les DVD enregistrables représentent pour les entreprises une solution simple pour le stockage et le transfert d'une quantité importante de données. Ils peuvent servir pour réaliser de petites sauvegardes ou stocker de petites bases de données, des catalogues ou des fichiers multimédias. Et ce, pour une durée de dix ans au maximum, sauf rares exceptions.

Selon le cabinet d'analyse GfK, il s'est vendu 750 000 graveurs de DVD en France pour l'année 2004, contre 530 000 graveurs de CD et 90 000 combos lecteurs de DVD/graveurs de CD. Grâce à la baisse des prix (108,7 € HTen moyenne pour 2004), le marché a connu une hausse en volume de 341 % par rapport à 2003, celui des CD subissant, lui, une baisse de 40 %.

Bref, le graveur de DVD devient incontournable et l'obstacle de la lenteur de la gravure disparaît progressivement avec l'augmentation de la vitesse qui atteint 16x (22 160 Ko/s) pour les DVD+R et les DVD-R, soit un temps de gravure théorique de 5 minutes. Les constructeurs annoncent aussi des vitesses de 8x pour les DVD+RW et de 6x pour les DVD-RW. Ils prévoient également une vitesse de 4x, puis de 8x pour les DVD+R double couche, soit un temps de gravure de moins de 15 minutes pour 8,5 Go. Le DVD-R double couche devrait également faire son apparition avec une vitesse de 6x.

Certains médias DVD vierges se font attendre

Si les vitesses de gravure sont séduisantes, les promesses des constructeurs sont fortement liées à la disponibilité des médias DVD vierges, et, pour l'instant, de nombreux modèles se font attendre. Si les DVD+R 16x sont effectivement disponibles, les DVD-R sont uniquement livrés en 8x tandis que les DVD+RW et les DVD-RW sont limités à 4x. Les DVD+R double couche ne sont pas mieux lotis avec uniquement des versions 2,4x disponibles sur le marché.

La bonne nouvelle vient de nos tests de compatibilité réalisés avec de grandes marques de médias (Imation, Memorex, Sony, TDK et Verbatim), qui révèlent que les cinq graveurs de ce comparatif offrent non seulement un excellent niveau de compatibilité (tous les DVD vierges que nous avons testés ont été acceptés), mais aussi des vitesses d'écriture parfois supérieures aux vitesses théoriques annoncées sur les boîtiers des DVD. Ce gain dépend non seulement du graveur, tant sur le plan matériel que logiciel (microcode), mais aussi du média. Ainsi, le DVD+R double couche 2,4x de Verbatim est accepté avec une vitesse de 4x par 4 graveurs sur 5 tandis que celui d'Imation ne passe en 4x que sur 2 graveurs.

À l'issue des tests de rapidité, on constate que les écarts de performances sont parfois très réduits entre les modèles. Ainsi, la différence entre le modèle le « plus rapide » et celui le « moins rapide » n'est que de 24 secondes pour le test de gravure de notre média DVD+R 16x. Les tests avec les DVD-R en mode 8x révèlent un écart de temps de 1 min 14 s entre les modèles. Au passage, l'écriture de ce média 8x en 16x, possible avec le graveur Plextor, apporte un gain de temps compris entre 1 min 34 s et 2 min 48 s par rapport à son écriture en 8x par les divers modèles. On constate qu'une vitesse de gravure théorique de 16x ne correspond en réalité qu'à une valeur moyenne de 9x, car elle n'est pas maintenue sur toute la surface du disque.

En matière de médias réinscriptibles simple couche, les écarts sont de l'ordre de la minute, sachant que les médias réinscriptibles double couche ne sont pas encore au programme. Le cas du DVD+R double couche est plus intéressant puisque des écarts de 18 minutes (passage de 2,4 à 4x) voire de 26 minutes (mode 6x du Plextor) sont constatés.

Activer la vérification d'écriture par sécurité

En marge de ces considérations, l'activation de la vérification d'écriture est à préconiser, même si elle ne garantit pas, à l'arrivée, que le disque sera lisible sur l'ensemble des lecteurs DVD du marché. Nos tests de vérification de la qualité de la gravure n'ont été que partiellement concluants, car tous les graveurs ne les acceptent pas. Ces tests qui dépendent directement du média utilisé (marque, type) mesurent le nombre d'erreurs de lecture pouvant être corrigées.

En effet, les données sont organisées sur le DVD en blocs ECC (Error Correction Code), des tableaux de 208 x 182 octets. Une ligne comporte 172 octets de données et 10 octets de contrôle d'erreur PI (Parity Inner), tandis qu'une colonne comporte 192 octets de données et 16 octets de contrôle d'erreur PO (Parity Outer). Une PIE (Parity Inner Error) est constatée s'il y a au moins un octet erroné dans une ligne. La tolérance du standard ECMA 337 est de 280 PIE dans 8 blocs ECC consécutifs. Si une ligne comporte plus de 5 octets erronés, elle ne peut pas être corrigée par les octets PI, d'où une erreur de type PIF (Parity Inner Failure). Selon le standard ECMA 337, il ne peut pas y avoir plus de 4 PIF dans un bloc ECC. Un nombre moyen élevé de PIE ou de PIF ne veut pas forcément dire que le DVD est illisible, mais témoigne de la mauvaise qualité de la gravure.

Quoi qu'il en soit, l'utilisation de médias de grandes marques et l'activation de la vérification dans le logiciel de gravure permettent de réduire considérablement les problèmes éventuels. Enfin, il est nécessaire, dans le cadre d'un premier achat, de faire attention à l'offre logicielle. Si Nero de Ahead Software est devenu incontournable (il est fourni avec les cinq modèles de ce comparatif), les constructeurs livrent parfois des versions limitées où tous les modules de la suite ne sont pas forcément présents. La fonction de gravure est bien entendu disponible, mais nous avons également apprécié la présence d'un module de sauvegarde pour les cinq graveurs. Ce module se révèle simple d'emploi et offre des fonctions de sauvegarde complète ou incrémentielle pour les fichiers, les répertoires, voire les partitions du disque.

Le périmètre du test

Nous avons demandé aux constructeurs de graveurs de nous fournir leurs modèles internes les plus récents. Ceux-ci doivent au moins avoir une vitesse de gravure de 16x pour les DVD+R et être capables d'écrire sur les DVD+R double couche. En outre, nous avons demandé des graveurs de type « Retail » en boîte et non des versions Bulk ou OEM, ce qui explique l'absence du DVR-109 de Pioneer.

Tous les modèles reçus gèrent les DVD+R, les DVD-R, les DVD+RW, les DVD-RW, les CD-R et les CD-RW. Le GSA-4163B de LG est tout autant capable de lire que d'écrire sur les DVD-RAM. La sélection de ce comparatif est représentative du marché mais non exhaustive. En raison d'un numerus clausus (5 graveurs), nous n'avons pas pu inclure le DRW1608P d'Asus, le TS-H552U de Samsung, le DVW-A160416DL de TDK et le DW1625 de BenQ.



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