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Dans les pays occidentaux comme dans les pays émergents, les centres de services industrialisés prolifèrent. Les unes après les autres, les SSII répondent de cette manière plus professionnellement aux besoins de leurs clients. C'est également le cas en France, où ces dernières font appel à des méthodes qualité, des processus et des outils normés. La plupart d'entre elles sont certifiées ISO 9001. Certaines, toutefois, ont développé leur propre méthodologie.
Le pilotage et la gestion des contrats sont devenus plus rigoureux, et les tâches à basse valeur ajoutée ont été automatisées. Elles fournissent en outre des services industrialisés à des prix de plus en plus compétitifs. Ainsi, le tarif moyen du service associé à un poste de travail (installation, support, remise à niveau, suite bureautique et sécurité inclus) est aujourd'hui cinq fois plus bas qu'en 2002. Passé de 120 euros par mois et par utilisateur à 50 euros l'an dernier, il descendra bientôt à 25 euros.À chaque personne son domaine d'expertise
L'automatisation des tâches, le niveau de spécialisation des profils exigé par le client et la baisse des prix impliquent, au final, de mutualiser les centres de services. Ces derniers multiplient leurs clients pour rester rentables. Et l'utilisateur, devenu plus exigeant, va évaluer le service et mesurer les risques. Il choisira un centre de services en fonction de critères comme la qualité ou la disponibilité des applications. Les centres de proximité ont encore de beaux jours devant eux en Europe. Mais, à terme, de plus en plus de centres seront délocalisés dans les pays à faible coût de main-d'oeuvre. En France, les personnes qui se glissent aujourd'hui dans le moule de ces nouvelles structures - notamment les spécialistes de la maintenance applicative, du développement, de la production informatique, les experts du test, du help desk, ou les architectes - sont formées à l'engagement sur résultat. Ces profils travaillent dans des centres spécialisés soit par type de technologie, soit par secteur d'activité.Renforcer les compétences métier
Les fonctions de management intermédiaires - directeur de compte, directeur de projet, etc. - devraient évoluer ces prochaines années. Hier, le directeur de compte gérait une équipe de 20 à 30 personnes. Elle est aujourd'hui plus importante et inclut des partenaires et des sous-traitants. En chef d'orchestre, « cet homme-interface » va piloter des ressources à distance et renforcer ses compétences métier pour mieux comprendre les besoins des utilisateurs. Certaines SSII sont en train de concevoir des cursus de formation pour doter son personnel d'un haut niveau de spécialisation ou l'initier à la démarche standard de certification de qualité logicielle CMM (Capability Maturity Model). En témoigne le programme de formation actuel de la société de services EDS, qui concerne 15 000 personnes dans le monde. Ces dernières seront formées aux pratiques et normes CMM et Itil et à diverses technologies comme .Net, de Microsoft. Enfin, pour rester compétitifs et éviter le turn-over, ces centres de services devront aussi mettre en oeuvre une gestion professionnelle des compétences et des parcours de carrière. Et ce afin d'éviter la déqualification des ingénieurs.
1 Numericable 30 Mbps
2 Darty câble 30 Mbps
3 Orange
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