Lors du comité central d'entreprise réuni jeudi 7avril, IBM France a confirmé le plan de restructuration évoqué le 8 mars dernier.
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Selon la CFDT, la direction envisage la suppression de 769 postes. Mais le syndicat estime pour sa part que le bilan pour l'emploi sera beaucoup plus lourd. En tenant compte des personnes détachées à IBM Europe et non
reclassées, et celles travaillant pour IBM Eurocoordination, la CFDT arrive à 825 emplois supprimés.
Au total, ce sont près de 1 000 postes menacés d'ici à la fin de l'année, estime le syndicat, si l'on tient compte des externalisations en cours. Un nouveau comité central d'entreprise devrait se tenir le 18 avril prochain afin d'évoquer la justification économique de la restructuration.
Première publication le 17 mars 2005
Menaces sur l'emploi chez IBM France
Selon les syndicats, le groupe s'apprête à supprimer de 1000 à 2 500 postes. Alors que ses résultats financiers sont bons.
L'inquiétude monte au sein des rangs des salariés d'IBM France. Selon les syndicats, la direction s'apprêterait à supprimer entre 1000 et 2 500 emplois dans l'Hexagone. Le géant de l'informatique y emploie aujourd'hui environ 11 000 personnes.
La direction d'IBM France prétend n'avoir pas évoqué de plan social lors du Comité central d'entreprise du 8 mars dernier, mais plutôt parlé d'un projet d'accord « sur l'accompagnement de l'adaptation d'IBM France à ses enjeux », qui ferait l'objet de précisions lors d'une prochaine réunion en avril.
D'après les représentants des salariés, une réunion était néanmoins prévue ce jeudi 17 mars, afin de conclure un accord de méthode. Ce dernier donne un cadre aux négociations concernant des licenciements économiques.
La crainte des délocalisations
Pour les syndicats, le projet de plan social ne fait de toute façon aucun doute. La CFE-CGC, dans La Tribune, avance le chiffre de 1000 suppressions d'emplois. La CFDT, elle, va plus loin et pense que 2 000 à 2 500 salariés pourraient être touchés.
Les contrats de travail de 1300 personnes pourraient être transférés vers la société de conseil LGS, une filiale d'IBM. Ces salariés changeraient alors de convention collective, en passant de celle de la métallurgie à celle du Syntec, moins favorable.
S'y ajouteraient 400 départs en pré-retraite et 400 départs volontaires, assimilables à des licenciements selon la loi. La CFDT évoque également des délocalisations vers des pays d'Europe de l'Est.
Le syndicat estime que la restructuration prévue ne se justifie pas, d'autant que la filiale française présenterait de bons résultats financiers. IBM France a déjà connu d'autres plans sociaux, qui ont réduit, selon Le Monde, les effectifs de moitié en une quinzaine d'années. Fin 2002, la CFDT dénonçait le recours au licenciement individuel par la filiale du géant d'Armonk, pour faire baisser ses effectifs, sans avoir à passer par la case plan social.
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