Dès 2001, après plus de vingt ans de bons et loyaux services, le bus SCSI parallèle montre ses limites. Les performances de l'Ultra 320 SCSI 320 Mo/s, soit 2,56 Gbit/s ne semblent pas pouvoir évoluer, d'autant que la synchronisation des signaux propagés en parallèle pose problème. Comme la longueur maximale de bus, restreinte. Et les connecteurs, trop volumineux pour les serveurs lames. Jusqu'à présent, pour gérer les échanges d'informations entre le contrôleur d'un disque dur et le bus principal de l'ordinateur, deux interfaces existaient : ATA (Advanced Technology Attachment), moins onéreux et très répandu dans les PC, et SCSI (Small Computer System Interface), préféré pour les serveurs et les stations de travail. Ces interfaces fonctionnent en mode parallèle.
Le mode série à la rescousse
Face à ses limites, le protocole SCSI n'a qu'une seule solution : changer d'architecture. Avec SAS (Serial Attached SCSI), il passe donc au mode série, à l'image des interfaces USB et Fibre Channel. Mais aussi de Sata (Serial ATA), l'évolution série de ATA. SAS offre un taux de transfert de 3 Gbit/s bientôt 6 , grâce au mode full duplex (lecture et écriture des données simultanées). Sa compatibilité avec le SCSI parallèle donc avec l'ensemble des logiciels idoines rend la migration transparente. Et la compatibilité avec Sata aide à combiner les deux interfaces au sein d'une même grappe. SAS, dont les grandes lignes ont été définies par la SCSI Trade Association, est un standard depuis 2003. Les premiers produits seront mis sur le marché dans les semaines à venir.
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