Après son doctorat en microélectronique, Grégory avait deux choix : travailler dans le département recherche et développement d'un fabricant de processeurs comme Intel, ou pour un sous-traitant spécialisé dans ce marché. Mais
les postes de ce genre ne courent pas les rues en Europe. Finalement, il rejoint le bureau grenoblois de Silvaco, une société américaine qui développe des logiciels pour les fabricants de processeurs. La démarche est risquée : Silvaco propose à
ses clients une idée de logiciel, prend note de leurs besoins et se lance dans le développement, qui peut prendre jusqu'à trois ans. Sans garantie que le logiciel trouve preneur au final !
A son arrivée chez Silvaco il y a trois ans, Grégory reprend un projet en cours. Pour résumer, son logiciel calcule les paramètres parasites des interconnexions dans les circuits intégrés. L'atout de ce jeune docteur en
microélectronique est de parfaitement comprendre les besoins des utilisateurs de son logiciel.
« Je suis responsable de l'interface avec le moteur du logiciel développé par un de mes collègues ainsi que de l'interface
graphique. Il faut que les calculs du logiciel soient exploitables par les techniciens. »
Grégory illustre une tendance, celle d'être d'abord un spécialiste dans un domaine pointu et seulement ensuite un informaticien.
« En licence et en maîtrise, j'avais suivi des modules de programmation en
langage C,
explique Grégory.
Pour ma thèse, j'ai développé un outil d'automatisation de simulation en C++ en apprenant le langage sur le tas. J'ai encore beaucoup à apprendre, mais mes collègues
m'aident. »
Les deux qualités indispensables du développeur sont pour lui la logique et la capacité d'analyse. Dans son cas, la maîtrise de l'anglais est également indispensable.
« Tous les jours, nous
communiquons en anglais par écrit et par vidéoconférence. »