Le commerce de fichiers numériques pose le problème de la protection des oeuvres distribuées. Chansons, films et autres livres achetés sur Internet sont en effet soumis aux mêmes droits que ceux vendus en magasins. Or, rien de plus facile avec un micro que de copier un fichier sur un autre support et de le distribuer, en toute illégalité.
Pour faire respecter leurs droits, auteurs et producteurs disposent d'une arme fourbie spécialement à leur intention : les DRM, ou Digital Rights Management (en français : gestion des droits numériques). Cette technologie, ou plutôt, ces technologies, car il en existe plusieurs, a pour but, selon les cas, de limiter le nombre de lectures et/ou de copies d'un fichier, de lui imposer une date d'expiration, ou encore de n'autoriser son exploitation qu'avec un certain type d'appareil (le micro qui a servi à l'achat, un ou plusieurs modèles spécifiques de baladeurs numériques, etc.). Comment cela fonctionne-t-il, et quelles sont les contraintes pour l'acheteur ? La réponse en quatre points.
Conscients des soucis que les systèmes de DRM posent aux utilisateurs, cinq constructeurs d'envergure mondiale font front commun pour standardiser ces protections. Intertrust, Matsushita, Philips, Samsung et Sony proposeront donc à partir de cet été, sur leurs appareils respectifs, la même norme de protection des oeuvres numériques, pour le moment baptisée Marlin.
Non seulement ces firmes souhaitent systématiser ce système sur leurs appareils et leurs plates-formes de vente de contenu, mais ils ont aussi l'intention de licencier cette technologie de DRM afin qu'on la retrouve sur le plus grand nombre de périphériques. Ni Microsoft ni Apple, préférant privilégier leur propre système, n'ont souhaité prendre le train de la Marlin Joint Development Association.
Ironie de l'histoire, alors que les systèmes DRM sont censés protéger les utilisateurs, des pirates ont récemment exploité l'une des caractéristiques du format WMV-DRM pour accomplir leurs méfaits.
Ainsi, en diffusant de fausses vidéos via les réseaux de peer to peer, ils ont réussi à tromper le Lecteur Windows Media et à lui faire télécharger des spywares, alors que le logiciel pensait récupérer la licence d'exploitation du film. Cette faille, corrigée depuis par Microsoft, laisse planer un gros doute sur la fiabilité de ces systèmes de protection.
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