La facturation à la page pratiquée par les fabricants de copieurs se généralise dans l'impression. Il s'agit, après étude des volumes et des besoins, d'établir un tarif unique par page pour tout ou partie du système
d'impression. Ce tarif, appliqué en fonction de la consommation réelle relevée sur les compteurs des machines, inclut les consommables, les services et le loyer du matériel lorsque celui-ci est loué. Avantages : la facturation à la page permet
d'avoir une meilleure visibilité sur les coûts, de payer en fonction de sa consommation réelle, de globaliser les achats si elle s'applique à des parcs entiers, de s'affranchir de la gestion des contrats de maintenance et des consommables fournis au
fur et à mesure des besoins. Selon le Gartner, il serait possible de réaliser entre 20 et 50% d'économies par rapport au mode d'acquisition traditionnel.
La simplicité du contrat unique
La facturation à la page est proposée, parmi d'autres formules, par Xerox, Ricoh, NRG, Canon, Océ, Olivetti Lexikon, HP, IBM et Lexmark ou par des distributeurs comme Ikon ou Creib-OMR. Mais ce modèle, difficile à appliquer aux
périphériques qui ne sont pas munis de compteurs, nécessite des volumes importants pour être rentable.
« Les produits qui font moins de 30 à 40 pages par minute sont rarement facturés à la page, mais plutôt sur la base des
consommables utilisés»,
observe François Joly, responsable du programme solutions d'impression chez Econocom.
Ces forfaits s'appliquent à des parcs de plus petite taille - à partir de 40 postes pour le contrat Eco-Print d'Econocom. Ils consistent à évaluer les besoins et à fixer un tarif mensuel comprenant au minimum les
consommables, la maintenance et bien souvent la location du matériel. Une fois par trimestre ou par an, le tarif est réévalué en fonction des consommables utilisés. C'est le principe du contrat Print Value de Lexmark ou Print Advantage de HP par
exemple.
« Si un client estime sa consommation à 100 toners par an et qu'il en consomme en fait 150, il n'y a pas de pénalités : les consommables supplémentaires sont facturés l'année suivante et les besoins éventuellement
réévalués »,
explique Erwann Le Sergent, responsable marketing Print Advantage chez HP. Les dépenses sont ainsi mieux maîtrisées car regroupées dans un contrat unique. Les fournisseurs gérant l'approvisionnement, il est en
revanche difficile d'utiliser des compatibles. En standard, ces formules
« à l'usage »
incluent la mise à disposition de kits de maintenance. Par ailleurs, les prestations de services des fabricants ou des
sociétés spécialisées comme Creib-OMR ou Ikon vont jusqu'à l'infogérance. L'externalisation de l'impression sur site ou à distance est déjà une réalité dans le domaine de la production. En bureautique, elle se pratique sur site dans le cas de parcs
importants, ou à distance de manière ponctuelle.
« Il nous arrive de prendre en charge dans nos locaux une partie des impressions des entreprises lors de pics d'activité »,
illustre Stéphane Pinel, directeur
commercial de GenicomCompuprint.