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[ LOGICIEL ]
(Mise à jour) Oracle ressert l'étau sur PeopleSoft
A l'issue de son OPA hostile, Oracle est en mesure de mettre la main sur 60 % des actions de Peoplesoft. Mais il lui faut encore convaincre le conseil d'administration de son concurrent.

Hélène Puel , 01net., le 22/11/2004 à 16h39

Mise à jour : le conseil d'administration de PeopleSoft fait de la résistance

228 702 471. Tel est le nombre exact d'actions Peoplesoft recueillies par Oracle, autorisant la compagnie de Larry Ellison à affirmer détenir 60 % des parts de son (ex-)concurrent.

Mais le feuilleton ne s'arrête pas là. Oracle demande dorénavant à Peoplesoft de renoncer aux mesures financières, comme la poison pill , qui lui permettent d'empêcher la réalisation de l'OPA. Ce qui risque d'avoir un coût.

Le conseil d'administration de Peoplesoft ne s'oppose plus à l'OPA mais explique «  qu'il ne vendra pas la compagnie pour moins que ce qu'elle vaut . » Le prix proposé par Oracle ne serait pas assez élevé.

Ainsi, ce même conseil d'administration « considère qu'une majorité de nos actionnaires est d'accord pour considérer que l'offre d'Oracle de 24 dollars n'est pas adéquate. » Une majorité constituée à la fois d'actionnaires n'ayant pas apporté leurs titres et, plus curieusement, d'actionnaires qui auraient accepté de participer à l'OPA tout en assurant à la direction de Peoplesoft qu'ils jugeaient insuffisant le prix de 24 dollars.


Première publication le 19 novembre 2004

La saga Oracle Peoplesoft touche à sa fin

A quelques heures de son ultimatum, Oracle a reçu le soutien d'un grand fond de pension américain. L'OPA hostile qu'il mène sur PeopleSoft pourrait bien réussir.

Quelle que soit la tournure des évènements, le dénouement de l'OPA (offre publique d'achat) hostile d'Oracle sur PeopleSoft est attendu samedi à 1 heure du matin (en Californie). Si à cet instant, Oracle n'a pas obtenu 50 % du capital de son concurrent, son offre - à 24 dollars par action - deviendra caduque. Mais il semblerait que la société de Larry Ellison soit sur le point de gagner son pari.

Quelques heures avant l'échéance, Oracle a reçu le soutien du premier fonds de pension américain, Calpers. Capital Guardian Trust, Paulson Co et P.Schoenfeld Asset Management, avaient déjà annoncé quelques jours auparavant leur intention de céder leurs actions à Oracle.

Mercredi17 novembre, les coprésidents de PeopleSoft, Kevin Parker et Phil Wilmington, ont indiqué à leurs salariés dans un courrier électronique, qu'ils ne devaient pas s'étonner de voir la majorité des actionnaires de l'entreprise céder aux avances d'Oracle. Le limogeage de Craig Conway, le PDG très hostile à l'offre d'Oracle, par le conseil d'administration de PeopleSoft en octobre dernier signalait un changement de position. Après un refus catégorique, le conseil d'administration de PeopleSoft était désormais prêt à négocier.

La bataille que se livre les deux éditeurs depuis la première offre d'achat en juin 2003 coûte cher au deux camps. En juillet 2004, les résultats de PeopleSoft sont en chute libre. Le groupe enregistre un bénéfice de 10,9 millions de dollars sur le deuxième trimestre 2004, en chute de 70 % par rapport à l'année précédente. A peu près à la même période, Oracle indique au gendarme de la bourse américaine, la Sec (Securities and Exchange Commission) , avoir dépensé plus de 70 millions de dollars en frais d'avocats et de banques d'affaires.

Plus d'obstacle réglementaire

Toutes les tentatives de PeopleSoft pour échapper à la prise de contrôle d'Oracle ont échoué. En septembre 2004, le département antitrust du ministère américain de la Justice donnait son aval à l'opération de rachat. Un mois plus tard, les autorités anti-trust européennes se prononçaient dans le même sens.

Si l'OPA réussi, Oracle devra encore désamorcer la poison pill (pilule empoisonnée) : pour rendre impossible l'acquisition, PeopleSoft a imaginé une procédure qui se traduit par l'émission automatique d'actions si Oracle obtient 50 % du capital de la société. En pratique, cette mesure pourrait doubler le prix de PeopleSoft.

Parallèlement, en cas d'acquisition, PeopleSoft s'est engagé à rembourser à ses clients jusqu'à cinq fois le prix de leurs logiciels. Oracle estime de son côté qu'une telle mesure pourrait lui coûter la peccadille de 2 milliards de dollars.

L'éditeur espère que, la majorité des titres en poche, il pourra faire pression sur le conseil d'administration pour supprimer ces mesures. Dans le cas contraire, il serait prêt à porter l'affaire devant les tribunaux.


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