La RFID (Radio Frequency Identification) est une technologie d'identification automatique d'objets fondée sur les radiofréquences. Apparue en 1948 pour distinguer les avions amis des avions ennemis, elle a été ensuite utilisée pour reconnaître le bétail avant de se répandre dans l'industrie, la distribution et les services. Parmi ses récentes applications figure le télépéage autoroutier.
Pour fonctionner, la RFID nécessite un lecteur, un composant placé sur l'objet à identifier et une antenne. Le composant (appelé tag ou étiquette) se présente sous la forme d'un petit morceau de plastique, gros comme deux allumettes, dans lequel une puce en silicium de 1 mm 2 est soudée à une bobine.
Des tags actifs ou passifs
La puce est programmée avec des données (jusqu'à 512 bits, soit 64 fois plus que le code-barres) qui identifient l'objet sur lequel elle est placée. Pour cela, le lecteur active la puce en émettant un signal radio ou électromagnétique via l'antenne. En réponse, les données stockées dans la puce sont alors émises puis captées par l'antenne du lecteur. Celui-ci les décode puis les transmet à l'ordinateur chargé des traitements.
Le lecteur reçoit une réponse du tag dans un délai inférieur à 100 millisecondes. Il existe deux types de tags. Ils peuvent être actifs dès lors que les distances de lecture sont supérieures à 10 mètres, comme dans le cas du télépéage. Ils sont alors équipés d'une pile qui alimente le transmetteur-récepteur radio intégré afin d'augmenter la puissance du signal. La durée de vie de la pile est de l'ordre de trois ans.
À l'inverse, avec les tags passifs, c'est le lecteur qui fournit l'énergie nécessaire. Ce type de tags est plus léger, moins coûteux et offre une durée de vie quasi illimitée. Autre particularité, les tags peuvent être de type « read only » , autorisant uniquement la lecture des données, ou de type « read and write » , permettant la lecture mais aussi l'écriture pour en modifier le contenu.
Contrairement aux codes-barres, la RFID n'impose pas de manipuler les objets devant le lecteur pour les identifier. Et même si les ondes sont sensibles à la proximité de certains liquides ou métaux, les tags peuvent être lus à travers la neige, le brouillard, la peinture, ou le plastique, ce qui n'est pas le cas pour les codes à barres. Mais ces derniers demeurent nettement moins onéreux, le prix des tags variant de 0,7 euro à 60 euros.
La RFID est en cours de normalisation. Quatre fréquences sont utilisables (basse, haute, très haute et ultra haute, de 125 kHz à 2,4 GHz) selon la distance et l'application. Et la norme ePC 1.0, publiée par l'Auto-ID Center, constitue une étape importante dans la standardisation du contenu des étiquettes, le mode de capture et de stockage des données.
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http://www.epcglobalinc.org/
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Issu d'un
joint-venture
entre EAN International et l'Uniform Code Council, EPCglobal Inc élabore les standards autour d'EPC
(Electronic Product Code),
qui sert de cadre à la technologie
RFID.
http://www.fing.org/index.php?num=4560,2
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Fondation chargée de promouvoir l'innovation et les usages de l'Internet de demain, la Fing tente d'éclairer le débat sur les espoirs et les craintes que suscite la RFID.
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