Reconnu dans le monde des télécommunications, Siemens l'est moins dans la sécurité. Une situation en passe d'évoluer puisque l'Allemand a décidé de renforcer sa part dans le capital d'Oblix, un éditeur spécialisé dans la gestion des identités et des accès. Après une prise de participation minime en 1999, Siemens devient désormais, selon Andy Mattes, CEO de la branche américaine du groupe,
« le premier investisseur non institutionnel »
d'Oblix.
Microsoft et BMC perdent un allié stratégique
Le rapprochement des deux sociétés se traduit à la fois par un accord commercial et par un partenariat d'intégration. Siemens s'approprie la solution de gestion d'identités et de contrôle d'accès CoreID, l'embarque dans son méta-annuaire et dans sa solution de provisioning, puis revendra le tout sous le nom de DirX Access. De fait, il entre de plain-pied sur le marché de la gestion d'identités avec une solution de bout en bout.
En outre, l'intégralité du catalogue d'Oblix peut être désormais revendue par Siemens. Une aubaine pour l'Américain qui bénéficie de la force commerciale de l'Allemand, en particulier en Europe. Siemens fait également coup double en mettant à mal Microsoft et BMC, qui perdent en Oblix un allié. Le premier était jusqu'à présent, avec son Active Directory, le principal partenaire officieux d'Oblix. Le second devra aussi souffrir du choix de Siemens, et aller voir ailleurs pour placer sa solution de provisioning.
La dot d'Oblix inclut la gestion d'accès et l'administration des services web, depuis son rachat de Confluent en février dernier. Une acquisition décisive dans l'évolution, très tendance, de la gestion des identités vers leur fédération, ou comment véhiculer droits et permissions des utilisateurs vers des applications hébergées chez des partenaires. Dans l'Hexagone enfin, les deux compères sont désormais en mesure d'affronter IBM, Novell, Sun, Computer Associates, et Evidian, tous acteurs majeurs de la gestion d'identités.