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Le logiciel libre s'étend place Beauvau
Jean-Marie Portal
[ MISE EN ŒUVRE ]
Le logiciel libre s'étend place Beauvau
Le ministère de l'Intérieur remanie ses intranets à l'aide de Zope, la plate-forme de développement Web en open source. Objectifs : réduction des coûts et réutilisabilité.
Jean-Marie Portal
, 01 Informatique,
le 16/07/2004 à 07h00
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| Emmanuel Marcovitch, chargé de mission NTIC au ministère de l'Intérieur, met en place une solution qui s'inscrit dans la continuité des projets open source opérés depuis 2001. Le projet « concerne près de quatre-vingt-dix mille utilisateurs potentiels ». |
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« Le choix du libre est stratégique. Il aurait pu être reconsidéré si nous n'avions pas trouvé dans ce domaine une solution qui réponde à nos besoins »
, souligne Emmanuel Marcovitch, chargé de mission NTIC au ministère de l'Intérieur. En l'occurrence, des outils collaboratifs devant contribuer à l'amélioration des processus de travail de l'Administration. Et cela dans le cadre de la refonte des intranets du ministère de l'Intérieur.
« Plusieurs de nos directions ont exprimé un besoin concomitant,
explique Emmanuel Marcovitch.
La direction générale des collectivités locales avait mené la réflexion pour, dans un premier temps, améliorer la gestion de l'ensemble de son courrier et des questionnaires parlementaires. Ce besoin, nous l'avons requalifié, et nous nous sommes engagés à fournir sur intranet l'outil adapté. »
Dans le sillage de la Défense et de la Culture
Le choix d'une architecture reposant sur des logiciels libres est essentiellement lié à la problématique de déploiement du ministère : les développements menés pour une direction doivent pouvoir servir aux autres.
« Et à moindre coût,
insiste Emmanuel Marcovitch.
Car cela concerne près de quatre-vingt-dix mille utilisateurs potentiels au ministère. »
En 2001, Zope, la plate-forme collaborative de développement Web
open source,
avait été retenue pour le remaniement du site Internet.
La consultation lancée en fin 2002 pour la refonte de ses intranets imposait l'usage de cette technologie. L'offre conjointe de Capgemini et de l'éditeur français Nuxeo présentait, entre autres, l'avantage de repartir de développements réalisés pour le compte des ministères de la Défense et de la Culture. L'attribution du marché a été notifiée à Capgemini en juin dernier.
« Nous avons travaillé tout l'été 2003 sur les spécifications fonctionnelles détaillées,
raconte Emmanuel Marcovitch.
Nous avons constitué des lots de développement de trois mois environ afin de garantir une appropriation progressive de l'outil par les agents. »
Un extranet interministériel de travail en gestation
Début février, la gestion du courrier et des espaces partagés a été livrée. Ont suivi, le 15 juin, celle des questionnaires parlementaires, les moteurs de recherche liés à un thésaurus, et la publication d'informations.
« Pour les livraisons suivantes, nous serons davantage dans une logique d'adaptation de l'existant pour les autres sites »
, prévoit Emmanuel Marcovitch. L'Adae (Agence pour le développement de l'administration électronique) reprend, par ailleurs, les développements effectués pour le ministère de l'Intérieur afin de constituer un extranet interministériel de travail.
La chasse au gaspillage, annoncée le mercredi 26 mai sur France Inter par Jean-Pierre Raffarin, semble donc bien amorcée.
« Entre, d'une part, le téléphone interadministrations et, d'autre part, l'utilisation des logiciels libres, il y a plus de 100 millions d'euros à économiser »
, estimait le Premier ministre. Des économies auxquelles le ministère de l'Intérieur participe clairement, puisque, aux projets fondés sur Zope, s'ajoute une large utilisation d'Open Office.
Une solution adoptée pour la gestion du courrier des parlementaires
Courrier CPS (pour
Collaborative Portal Server
) est la réponse
open source
- développée à l'aide de la plate-forme Zope - au besoin exprimé par la Direction générale des collectivités locales (DGCL). Son objet : traiter le courrier - au format papier ou électronique - et les télécopies adressées aux parlementaires. Dorénavant, ils sont systématiquement numérisés, qualifiés, puis affectés à un rédacteur chargé d'y répondre. Plusieurs rédacteurs peuvent travailler de façon collaborative au sein d'espaces de projets pourvus, entre autres, d'un système documentaire et d'un forum.
Une fois la réponse établie, elle remonte la chaîne, chaque intervenant devant la valider pour qu'interviennent sa clôture et son archivage. Parallèlement, le courrier est rendu anonyme afin d'alimenter une base de connaissances consultable par les agents de la DGCL. Cela pour les aider à répondre aux prochains courriers et, par la même occasion, améliorer leur productivité.
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