Même si vos négatifs et films sont bien rangés, ils n'en subissent pas moins l'outrage du temps. Des réactions chimiques s'opèrent, altérant les couleurs. Pire, un accident de manipulation peut les rayer ou les plier, les rendant inutilisables. Procéder à leur numérisation vous mettra à l'abri de ces désagréments et vous pourrez effectuer vous-même des tirages photo, les envoyer par le Web, créer des diaporamas... Mais les tarifs des laboratoires, de l'ordre de 0,50 euro l'unité, ont de quoi décourager. Si vous avez un peu de temps libre, pourquoi ne pas numériser vous-même vos documents transparents ? L'opération est à la portée de tous, à condition d'avoir le matériel adapté et de suivre nos conseils.
L'indispensable adaptateur diapos
Il est impératif d'avoir un scanner équipé d'un dispositif spécifique, appelé « dos diapos » . Sans cela, si vous placez vos diapositives sur la vitre du scanner, vous n'aurez que des documents noirs. En effet, l'opération requiert un éclairage balayant le dos du document, et non la face imprimée comme dans le cas des documents opaques. C'est pourquoi les capots des scanners à dos diapos sont munis d'une lampe. Sur certains modèles, celle-ci est déportée dans un module externe, qu'il faut mettre en place dès que l'on souhaite passer à la numérisation de diapositives. Si vous ne comptez pas changer de scanner, vous pourrez trouver des dos vendus séparément.
Mais ne soyez pas dupe des astuces que vous trouverez sur Internet pour bricoler vous-même votre dos diapos. La numérisation est un processus qui demande de la précision, il y a peu de chances qu'avec ce dos artisanal le résultat soit à la hauteur de vos espérances
Les scanners à dos diapos sont réservés à un usage occasionnel. La raison principale : leur capacité de numérisation limitée. Si les plus performants ont des caches permettant de poser une dizaine de clichés, la plupart se contentent d'une seule diapo à la fois ! Difficile, dans ce cas, de songer à traiter des centaines de diapositives. Mieux vaut s'orienter alors vers l'achat d'un scanner exclusivement dédié aux diapos et films. Certes, une telle acquisition demande un sacrifice financier. Si les modèles d'entrée de gamme se trouvent dès 350 euros, la plupart se vendent plus de 600 euros. Mais le gain en rapidité est net : leur chargeur permet de numériser les films en série, d'appliquer des traitements par lots, etc. Autre avantage : leur résolution est bien plus élevée, elle peut aller au-delà de 4 000 ppp .