Le compte à rebours a commencé ! Le 13 août, les premières compétitions des jeux olympiques d'été débuteront dans les stades d'Athènes. Plus de cinq millions de spectateurs payants viendront admirer 10 500 athlètes venant de 202 nations. C'est au dixième de seconde que seront diffusés les résultats des 28 sports au programme. Et 300 événements sportifs seront retransmis en direct et/ou en simultané, selon les épreuves, aux journalistes sportifs.
Alors, du côté de l'informatique, on piaffe déjà dans les starting-blocks. Les préparatifs informatiques des JO ne sont pas une mince affaire. Les équipes high-tech ont entamé leur marathon quelques mois après la fin des précédents jeux d'été de Sidney, en 2000. Sans aucun droit à l'erreur. La bonne marche de la machinerie informatique repose sur les épaules de deux hommes : le directeur de la technologie du comité international olympique (CIO), qui gère notamment les contrats informatiques, Philippe Verveer, et le directeur de l'intégration des technologies des JO, Claude Philipps, d'Atos Origin (anciennement SchlumbergerSema), à qui revient la responsabilité de la phase opérationnelle. Après la phase d'intégration et de tests techniques, il supervisera toutes les activités informatiques au centre des opérations technologiques (TOC) et au centre de données situé à Athènes et sur les 60 sites des jeux, aménagés à cet effet.
L'accord signé entre le CIO et le prestataire Atos Origin figure parmi les plus gros contrats informatiques mondiaux. Il couvre quatre éditions des JO sur huit années. Deux d'hiver : Salt Lake City (Etats-Unis), en 2002, et Turin, en 2006 ; deux d'été, Athènes, et Pékin, en 2008. Les équipes informatiques d'Atos Origin auront en charge les services de conseil technologique, d'intégration des plates-formes, de gestion des opérations, de la sécurité informatique et du développement des applications.
« La mise en place de l'infrastructure informatique des JO, c'est trois ans et demi de travail, avec des équipes dédiées aux JO d'été et d'hiver qui travaillent en parallèle » explique Claude Philipps. « Une équipe informatique est déjà en poste à Turin pour les JO d'hiver 2006 depuis un an et demi. Et nous formons dès maintenant des équipes chinoises pour Pékin 2008. Les premiers développements pour Pékin débuteront ce mois de novembre » se plaît à dire Claude Philipps. On ne chôme pas vraiment quand on s'attaque à l'informatique des JO. Le planning est serré. « Année J-3 : on explique en quoi consiste le déploiement d'une infrastructure informatique dédiée aux JO au comité olympique du pays concerné, puis on définit les besoins avec les utilisateurs. Année J-1 : il faut être prêt pour les épreuves tests d'intégration, de sécurité et de recettage des lots. La dernière année, c'est la répétition technologique et organisationnelle et la gestion des processus » expose Claude Philipps. Pour les JO d'Athènes, 3 200 professionnels constitueront l'équipe informatique pendant les dix-sept jours des jeux. Et ce, avec 350 informaticiens d'Atos Origin et des bénévoles. « Pour la partie des JO d'hiver de Turin, les groupes de projet seront plus petits. Nous formons une équipe informatique opérationnelle en parallèle avec l'équipe d'intégration des technologies des JO d'été. Il faut aussi étudier les diverses formes de partenariats, de volontariat, et connaître la culture du pays. Par exemple, la culture du volontariat est évidente chez les Mormons et cela a très bien fonctionné pour les JO de Salt Lake City. Ce principe est moins évident en Grèce » analyse le directeur IT.
200 000 alertes informatiques à traiter
L'informatique des JO d'été est deux à trois fois plus puissante que celle des JO d'hiver 2002 de Salt Lake City, aux Etats-Unis (lire notre tableau page 76) . Plus de 10 000 ordinateurs PC et 850 serveurs seront nécessaires pour ceux d'Athènes. Le nombre de systèmes d'impression et de copieurs passe de 3 100 à 6 000 systèmes multifonctions. Les athlètes étant plus nombreux à participer, le nombre de sites de compétition à informatiser est passé de 40 à 60.
L'équipe informatique regroupe des profils variés. On y trouve des ingénieurs intégrateurs et testeurs techniques, des architectes systèmes (la plupart d'entre eux sont grecs, pour des raisons culturelles et linguistiques). Ces derniers ont bâti l'architecture du centre de traitement des données. Cette équipe opérationnelle gonfle au fur et à mesure de l'approche de l'ouverture des jeux olympiques. En revanche, l'équipe d'intégrateurs se réduit petit à petit. Les deux adjoints du directeur IT, l'Anglais Brian Cook et la Française Michèle Hyron bénéficient déjà d'une expérience de terrain des JO, acquise à Salt Lake City, et sont partants pour Turin et Pékin.
Quant aux plannings d'intégration et de mise en place des matériels informatiques, des logiciels et des réseaux, ils ne sont pas homogènes. « Par exemple, pour l'épreuve de cyclisme, qui se déroulera dans les rues d'Athènes et non dans un des sites olympiques, nous installerons l'informatique et la connectique cinq jours avant l'épreuve pour des raisons de sécurité et pour éviter de bloquer inutilement la ville » , développe Claude Philipps. Quant au centre nerveux informatique, le TOC (Technology Operation Center), il a été installé depuis le mois d'août dernier. Le rôle principal du TOC : c'est de superviser l'ensemble des opérations. Le centre TOC qui regroupe 130 personnes (dont 90 ingénieurs grecs, un responsable informatique grec et 30 Chinois) a réparti les postes par spécialités ou compétences (SQL, NetIQ, E-trust, Unix, Oracle...). Il dispose d'une cellule de crise (war room) permettant de réunir les équipes informatiques et télécoms et de trouver une solution de réparation. Celle-ci fonctionnera 24 heures sur 24 pendant la durée des JO et ouvrira ses portes six semaines avant les jeux. Parmi les équipes du TOC figurent des spécialistes bases de données (Oracle, SQL), une équipe de help-desk qui prend les appels et enregistre les problèmes, une équipe « sport » qui contrôle la qualité de transmission de données en temps réel sur internet et vérifie si le système d'information est cohérent, une équipe télécoms qui surveille les deux types de réseaux : le réseau critique « Games Network » et le réseau indépendant « Admin Network » . Enfin, l'équipe sécurité se tient à l'écoute de tout ce qui se passe. « Nous avons développé et mis en place pour la première fois notre propre système d'administration de sécurité, nommé ISA (Integrated Security Administrator). Car nous estimons qu'une journée de JO, c'est 200 000 alertes ou événements potentiellement liés à la sécurité informatique. Et nous souhaitons arriver à un niveau de pertinence de ces 200 000 informations. Autrement dit, notre outil ISA devrait nous permettre d'éliminer tout ce qui n'est pas un problème et de réduire les alertes de 200 000 à 10 » . Le groupe Schlumberger pourrait utiliser à terme cet outil pour ses propres systèmes bancaires. Les experts en sécurité des JO n'ont pas de marge d'erreur. « On n'autorise aucune créativité de nos équipes. Cela pourrait être catastrophique pour la sécurité informatique » souligne Claude Philipps.
Des tests de sécurité étalés sur une année entière
Rien n'est laissé au hasard. Les problèmes de retransmission en direct des résultats des JO d'Atlanta en 1996, avec IBM, ont poussé les nouvelles équipes d'Atos Origin à redoubler d'efforts, en matière de sécurité et de services à valeur ajoutée. Pour Philippe Verveer, « c'est la première fois que les fonctions informatiques critiques sont testées en situation réelle et ce, un an avant l'ouverture des jeux. »
En mai dernier, le centre des opérations technologiques (TOC), le centre de données et l'équipe informatique de Claude Philips procédaient à une première série d'essais techniques. Le but était de tester les 76 scénarios prévus pendant une semaine par une équipe de 200 professionnels informatiques, dans les conditions réelles des JO. Les premiers scénarios couvraient les problèmes relatifs à la sécurité informatique, à l'accès aux divers systèmes informatiques, aux coupures de courant, le comportement et les réactions de l'équipe opérationnelle en cas d'incident et la reprogrammation des événements sportifs.
La deuxième série d'essais techniques a eu lieu le mois dernier. « Jeudi 17 juin au soir, nous avons terminé la répétition technique générale. Nous avons simulé durant trois jours complets les journées les plus chargées de la période des JO avec l'aide de mille personnes. Il a fallu simuler le déroulement des jeux correspondants à 37 disciplines sportives et joués à partir des sites de compétitions où l'informatique est déployée. 300 scénarios ont été introduits dans nos essais techniques » raconte Claude Philipps. Car tout est testé, même la coupure d'une voie réseau ou l'arrêt d'une machine pour vérifier si le backup des données fonctionne bien : matériels, logiciels, réseau à fibre optique sont mis à l'épreuve. Il a fallu prendre en compte une vingtaine de sites de plus qu'en 2002. Ces essais réalisés avec des compétitions en direct sur les sites permettent de contrôler les systèmes et les applications liées à la gestion et à la transmission et la diffusion des informations et des résultats sportifs. « Nous voulons que tout soit sécurisé, nous ne voulons pas de panne informatique, ni de réseau, ni d'énergie sur la centaine de sites olympiques de compétition. » martèle le directeur IT.
Pour ce faire, plusieurs sites techniques ont été installés autour de la ville d'Athènes. Le site nommé « PC Factory » dont l'emplacement n'est pas communiqué pour des raisons de sécurité il est situé à une heure et demi de route du centre d'Athènes a été mis en place depuis l'été 2003 pour configurer et sécuriser tous les ordinateurs destinés au centre TOC et au centre de traitement des données. Dans quel but ? « Nous ne voulons pas être bêta testeur de qui que ce soit. Nous voulons utiliser du matériel et logiciel éprouvé et stable » précise le directeur IT. « Pour les jeux de Turin, par exemple, nous prendrons Windows XP, cette mouture était trop jeune pour les JO d'Athènes. » Près de 900 serveurs Unix et Windows 2000 sont installés au PC Factory, 3859 imprimantes, 8 146 postes clients PC et un millier de routeurs.
La sécurité, une question de ressources humaines
Rayon sécurité, police et armée grecques protègent les sites informatiques stratégiques, le PC Factory où est stocké le matériel informatique, et les deux centres de données Primary et Secondary Data Centers (PDC et SDC) dont les sites, également tenus secrets, ont ouvert respectivement en juillet 2003 et mars 2004. Ils abritent une trentaine de baies de cartes systèmes, une cinquantaine de serveurs Sun, des alimentations redondantes, des systèmes en grappe sous Oracle 8 et des systèmes de stockage SAN. Toutes les machines centrales sont redondantes.
« Nous avons même demandé à de véritables hackers de venir tester la robustesse et la fiabilité de notre système. Des simulations d'attaques d'intrusion ont été mises au point pour ces tests de sécurité » dévoile Claude Philipps. Pour la direction informatique, la réussite d'un tel chantier informatique dépend du comportement des professionnels informatiques, qui est également à tester en cas d'incident technique. « Pour nous, la sécurité informatique des jeux olympiques, ce n'est pas seulement une affaire de technologies. C'est également une affaire de gestion fine des ressources humaines. Avant nos séries d'épreuves de tests, nous n'avions aucune idée des réactions des personnes en cas d'incident système. La majorité des problèmes de sécurité proviennent des erreurs humaines et en interne » relève-t-il. Si bien que la direction informatique exige une discipline des équipes informatiques durant les tests et la durée des jeux.
Une réflexion autour de l'open source
Le contrat d'externalisation signé par Atos Origin avec le comité olympique, repose sur un modèle de contrat cadre et sur un engagement de résultats. Il s'agit d'abord pour les deux parties de réduire les coûts informatiques et les risques. Puis à plus long terme, de rendre les JO accessibles aux pays les moins riches. Pour la direction informatique d'Atos Origin, les coûts des architectures informatiques des partenaires doivent au moins se stabiliser, voire décroître sur la durée du contrat. Les technologies devront être simplifiées. Le nombre de licences logicielles et de réseaux devra aussi baisser. « Pourquoi pas adopter des outils Open Source. En tout cas, le ROI de ce contrat sur huit ans de jeux olympiques ne nous est pas défavorable mais il est difficilement quantifiable aujourd'hui » .
Si cela était à refaire, Claude Philipps emploie sans hésiter l'anglicisme de « knowledge management » et pointe l'importance de la capitalisation du savoir-faire de ses équipes qui ont déjà mis en oeuvre l'informatique des JO de Salt Lake City. « Il faudrait alimenter régulièrement une base de données liée aux retours d'expérience et à l'expertise des membres de l'équipe dédiée aux JO. Ce serait une première solution pour maîtriser et réduire les risques » .
Chargé de la mise en oeuvre de l'informatique de quatre éditions des jeux olympiques d'hiver et d'été, une tous les deux ans de 2002 à 2008, l'intégrateur Atos Origin (ex-SclumbergerSema) a choisi de faire travailler deux équipes en parallèle. C'est l'un des plus gros contrats informatiques du monde. Son organisation couvre plus de 60 sites d'épreuves et doit répondre aux besoins de plus de 300 événements sportifs. Les ratés d'IBM aux jeux d'Atlanta restent dans les mémoires. Toute une année a été consacrée aux tests de sécurité et de fiabilité des systèmes d'information mis en oeuvre. Résultats sur vos écrans, du 13 au 29 août.
Phase de conception : 2001
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Janvier :
démarrage du projet informatique.
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Septembre :
première application GMS (Games Management Systems) mise en production.
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Phase d'intégration : 2002 :
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Juin :
conception de l'architecture systèmes et réseaux.
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Juillet :
ouverture du laboratoire d'intégration des technologies (Integration Lab).
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Septembre :
livraison des premiers lots.
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Phase de tests : 2003 :
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Juin :
le centre de données des sites olympiques est opérationnel.
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Août :
premiers tests.
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Phase opérationnelle : 2004 :
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Mars :
le centre des opérations technologiques (TOC) est opérationnel.
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D'avril à juin :
séries d'essais techniques et d'épreuves de tests en situation réelle de l'infrastructure informatique.
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13 août :
ouverture des jeux.
7 sports
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(15 disciplines, 78 événements sportifs)
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Près de 40 sites
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2 400 athlètes
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2 650 représentants des médias
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1 350 membres de l'équipe informatique
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5 000 ordinateurs
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300 serveurs
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145 systèmes Unix
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1 850 télécopieurs/photocopieuses
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1 250 imprimantes
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89 000 accréditations
28 sports
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(37 disciplines, 300 événements sportifs)
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62 sites
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10 500 athlètes
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21 500 représentants des médias
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3 400 membres de l'équipe informatique
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10 500 ordinateurs
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450 serveurs
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450 systèmes Unix
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2 000 télécopieurs/photocopieuses
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2 000 imprimantes
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200 000 accréditations
Claude Philipps n'est pas du genre à se laisser impressionner. Cet homme au franc-parler a la responsabilité du déploiement de l'infrastructure informatique des JO d'Athènes. Mieux : il anticipe et prépare parallèlement les olympiades d'hiver, prévues à Turin en 2006, et forme déjà une partie des futures équipes chinoises attendues pour les futurs JO de Pékin, en 2008. Car Schlumberger et le Comité olympique international (CIO) ont conclu un contrat informatique, couvrant quatre éditions d'hiver et d'été des JO Salt Lake City, Athènes, Turin et Pékin. « Tout a été externalisé à SchlumbergerSema, devenu Atos Origin. Y compris la définition des architectures systèmes et réseaux. L'informatique des JO d'Athènes, c'est trois ans et demi de travail. Je dispose de deux équipes en parallèle dédiées aux JO d'été et d'hiver pour assurer la préparation des opérations, la planification des sites et les tests de sécurité. Ce travail nécessite une bonne organisation et une grande discipline » , explique Claude Philipps.
Installé depuis 2001 à Athènes, ce spécialiste des technologies des JO est chargé à la fois du conseil et de la planification stratégique, de la gestion des opérations, du développement de logiciels, de l'intégration des systèmes, des plans de secours informatiques et de la formation des équipes. Pendant les jeux d'Athènes, il dirigera plus de 300 informaticiens et 3 000 bénévoles. « Nomade » depuis cinq ans, Claude Philipps a aussi piloté la mise en place de l'infrastructure informatique des JO de Sydney en 2000 et de Salt Lake City en 2002. « Nous nous attaquerons à l'informatique des JO de Pékin en novembre 2004 ! » annonce-t-il en souriant. Pour lui, les séries de tests et d'essais de l'infrastructure informatique des JO 2004 sont « la clé d'une mise en oeuvre réussi » .
Le site officiel des JO devra supporter un trafic de 100 millions de pages visualisées par jour et un flux quotidien de 20 millions d'utilisateurs durant les JO. Pour afficher les résultats en temps réel, il s'appuiera sur la solution de gestion de contenu Vignette V7 Content Management. Mis en oeuvre par les équipes de Vignette France et la société Greek Geeks, le module de la suite intégrée Vignette dispose d'un système de navigation simplifié et d'automatisation des processus de gestion et de publication de contenu divers vidéo, images, fichiers XML, etc.
6 000 systèmes d'impression multifonctionsPlus de 120 millions de pages seront imprimées pendant la préparation et les compétitions des JO. Et près de 18 000 rapports, correspondant à 28 disciplines sportives, seront produits en dix-sept jours. Près de 6 000 systèmes Xerox imprimantes copieurs et systèmes multifonctions seront mis à la disposition de l'organisation et des médias pour diffuser les résultats des compétitions. Durant les épreuves, une équipe de 230 ingénieurs support Xerox sera affectée à la maintenance de ces machines installées sur 140 sites en Grèce.
Gestion sans fil des événements sportifsLe système d'information sans fil développé par Samsung, WOW (Wireless Olympic Works), facilitera la tâche des organisateurs et les officiels de l'Athoc (comité organisateur des jeux Olympiques d'Athènes), qui seront équipés de téléphones mobiles et d'assistants personnels. Ce système WOW offrira un accès à distance en temps réel à Info2004, la base de données des JO. Les communications seront réalisées soit par SMS, soit par le système de navigation de Cosmote, filiale de l'opérateur télécoms grec OTE pour la téléphonie mobile.
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