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01net. : Comment se porte le concours d'aide à la création d'entreprises innovantes ?
François d'Aubert : Le bilan est positif. Depuis le lancement du concours en 1999, 600 entreprises innovantes ont été créées. Et 95 % d'entre elles sont toujours en activité. La 6e édition marche bien. Nous avons reçu près de 1400 dossiers, très aboutis dans l'ensemble. Cette année nous avons couronné 182 projets, dont environ la moitié en émergence et l'autre moitié en développement. Les projets en émergence recevront un financement d'un montant moyen de 40 000 euros. Les autres obtiendront une subvention moyenne de 277 000 euros.
Si le concours marche aussi bien, n'est-ce pas le signe que les porteurs de projets ne trouvent pas de financement ?
Les besoins en fonds d'amorçage [premier stade de financement, bien souvent avant la création de l'entreprise, NDLR] sont criants. L'aide du concours peut être assimilée à du capital d'amorçage. Le concours est également un label qui permet aux porteurs de projets de compléter plus facilement leurs tours de table ultérieurs auprès d'investisseurs. Pourquoi ne pas créer deux ou trois sessions par an de ce concours afin de le rendre permanent ?
Quels sont les autres leviers étudiés ?
Il faut obliger les fonds de capital-investissement [qui financent les entreprises plus matures, NDLR] à investir un pourcentage du montant qu'ils gèrent dans l'amorçage. La loi de finances 2004 a mis en place un certain nombre d'outils comme le SUIR (société unipersonnelle d'investissement à risque) par exemple, pour inciter les Business Angels à investir. Il faut aller plus loin. Une partie des fonds d'assurance-vie, entre 1 % et 5 %, pourrait être investie dans les entreprises innovantes. Ces fonds d'assurance vie ont en stock quelque 800 milliards d'euros. La culture du capital-risque que la France doit avoir ne s'imposera qu'à force de pédagogie et d'incitations fiscales.
L'investissement dans les entreprises innovantes est risqué. Est-ce bien raisonnable de demander aux contribuables de pallier la défaillance des banques ?
Certains particuliers préféreraient investir dans les entreprises innovantes, plutôt que de payer l'ISF (Impôt sur la fortune). Il faut les y inciter. Les organismes financiers doivent, quant à eux, encore croire au risque.
Comment inciter les grandes entreprises à accroître leurs efforts en R&D ?
Les suggestions de FutuRIS (Système français de recherche et d'innovation) sont à creuser. Les entreprises pourraient reverser 1 ou 2 % de leurs impôts sur les sociétés à des laboratoires de recherche publique plutôt qu'à l'Etat. Ces laboratoires seraient choisis par les entreprises dans le cadre de partenariat public-privé. Nous étudions la faisabilité de ce projet en liaison avec le ministère des Finances.
Jusqu'où l'Etat doit-il aller pour soutenir les entreprises innovantes ?
Je suis un libéral, mais quand le marché est défaillant, comme c'est le cas en France et peut-être plus globalement en Europe, il faut tout tenter pour faire émerger l'innovation. L'aide publique doit être là sous forme d'incitation fiscale ou de concours... peu importe.
Quelles seront les grandes lignes de la future loi d'orientation pour la recherche ?
Nous allons mettre l'accent sur les partenariats entre la recherche publique et la recherche privée, améliorer le financement des projets innovants.
L'édition 2004 du concours d'aide à la création d'entreprises innovantes a enregistré 1402 candidatures.
25,8 % d'entre elles concernent les services informatiques, 20,3 % l'électronique et le signal, 23,6 % les biotechnologies et la pharmacie, 9,4 % le génie des procédés, et 20,9 % la mécanique ainsi que la chimie des métaux.
Mardi 29 juin, à la Sorbonne, devant le ministre délégué à la Recherche François d'Aubert, 182 projets ont été couronnés.
Les premiers prix ont été attribués à :
1 er prix Spécial du jury : Christian Marc (Rhône-Alpes) - Mémoires magnétiques intégrées sur Silicium : fonderie et services.
2e prix Spécial du jury : Raphaël de Thoury (Ile-de-France) - Tuyères acoustiques.
3e prix Spécial du jury : Kaynoush Naraghi (Haute-Normandie) - Design et développement de nouveaux polymères de haute technicité : polymères à empreintes moléculaires et polymères « intelligents ».
1er prix du jury national : Franck Bourrières (Midi-Pyrénées) - Prooftag : l'authentification par codes à bulles.
2e prix du jury national : Jean-Claude Tisserand (Lorraine) - Microphones optiques, capteurs MIDI optiques.
3e prix du jury national : Baptiste Eyheramendy (Aquitaine) - Air Concept : technologie innovante de fixation destinée aux industries de sports de glisse.
Prix sport : Vincent Flouriot (Bretagne) - Développement de systèmes de sécurité active pour le nautisme.
Prix « jeune diplômé » : Pierre Fromentin (Ile-de-France) - Création d'une entreprise de production et de vente de réactifs chimiques innovants.
Prix « jeune thésard » : Julien Reboud (Rhône-Alpes) - Cell'nChip : une facilitation du criblage à haut contenu sur cellules vivantes.


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moyenne hebdo du 02 10 au 08 10 2008 |
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Qualité Accès internet (sur 100) |
Qualité téléphonie (sur 100) |
Qualité télévision (sur 100) |
Note globale (sur 100) |
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| 1 | Numericable | 97.3 | 96.4 | 91.0 | 94.9 | |||||||||
| 2 | Neuf Cegetel | 97.1 | 96.7 | 85.6 | 93.2 | |||||||||
| 3 | Alice | 94.2 | 95.8 | 86.9 | 92.3 | |||||||||
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