À en croire les fournisseurs, garder longtemps ses outils d'impression et les immobiliser se révélerait un mauvais calcul.
« Au bout de huit ans, le prix des consommables a quasiment doublé, et la machine est plus sujette aux pannes, explique Eric Krzyzosiak, directeur marketing et stratégie de NRG. Quand on pense avoir amorti un appareil, on l'immobilise pour le transformer en actif. C'est autant d'argent de bloqué. Car, en général, l'immobilisation s'effectue au bout de la quatrième année au coût de la valeur résiduelle. Or, la machine ne vaut plus rien au bout de cinq ans. Et si l'on ne déprécie pas les immobilisations, on bloque une certaine somme d'argent. Donc, jeter les vieilles machines permet de libérer de la trésorerie pour la réinvestir ailleurs. »
Tout cela plaiderait donc pour une forme ou une autre de location. Mais les DSI n'y sont pas très réceptifs.
« Parce que c'est un discours de directeur financier. Le DSI, lui, ne veut pas être mis en porte-à-faux pour avoir acheté du matériel trop cher »,
poursuit Eric Krzyzosiak.
Trop technique, pas assez financier, le DSI ?
« C'est un drame, s'étonne Eric Krzyzosiak. Nous vendons comme des petits pains des logiciels de supervision d'imprimantes en réseau. Mais quand nous présentons la réduction des coûts par une démarche de conseil avec un paiement à la page, le DSI fait la moue. C'est dur à vendre. Pourquoi ? Probablement parce qu'il préfère une solution technique. »
Tous affirment néanmoins que cela reste un travers des très grands comptes. Dans l'Administration et les PME même les plus grosses , tout irait beaucoup plus vite.