
Pour réduire la fracture numérique, la communauté urbaine de Nantes (Loire-Atlantique) a vu grand. Son réseau haut-débit O-méga s'étend sur 24 communes et comprend 170 km de fibre optique - soit 8 000 km de brins - auxquels il faut rajouter différentes technologies télécoms pour desservir les coins les plus reculés de son territoire. Le tout pour un montant de 12 millions d'euros directement prélevés sur le budget de la communauté urbaine. « La volonté politique de la communauté est d'aller vers la diffusion la plus large possible des moyens d'accès au haut-débit en faisant fi de la simple rentabilité », indique Alexandre Mazzorana, vice-président de la communauté urbaine de Nantes, chargé des nouvelles technologies.
Le projet, lancé dès 1998, est déjà en grande partie opérationnel et raccorde plus de 300 sites. Fondé sur trois groupes fermés d'utilisateurs (GFU), collectivités territoriales, établissements de santé, enseignement supérieur et recherche, O-méga a permis, dans un premier temps, de relier les sites entre eux ainsi qu'avec les partenaires de la région puisqu'il a été réalisé, dès le départ, en partenariat avec Mégalis, le réseau régional des Pays de la Loire et de la Bretagne.
« O-méga est membre fondateur de Mégalis », tient à souligner le vice-président de la communauté urbaine. « Nous finalisons les connexions des sites et passons des conventions avec les collectivités », poursuit-il. Les débits sont de 1 Gbit/s sur les sites principaux, et de 10 ou 100 Mbit/s sur les sites secondaires. Pour les établissements non desservis par la fibre optique, le raccordement est effectué par le biais de la BLR, de l'ADSL, du faisceau hertzien ou d'une ligne louée pour un débit de 2 Mbit/s.
Au programme, l'extension du réseau vers de nouvelles usages : diffusion des délibérations des conseils municipaux, installation du Wi-Fi dans tous les lieux d'accueil, visioconférence... « Par exemple, chaque fois qu'une salle publique est en travaux, nous proposons d'y amener le haut-débit. Le réseau est à portée de main, le coût est donc limité », détaille le vice-président. Pour autant, précise-t-il, la communauté urbaine ne revendique aucunement le statut d'opérateur : « C'est une décision éminemment politique qui n'est pas à l'ordre du jour. Tout ce que nous voulons, c'est que la future loi soit claire. » Et notamment qu'elle continue à autoriser la communauté à louer aux opérateurs la surcapacité du réseau non utilisée, qui est de l'ordre de 20 %. « Cette source de revenus pour la collectivité nous permettra d'aller plus loin », espère Alexandre Mazzorana.
Un partenariat mis en place avec les opérateurs
Les opérateurs sont d'ailleurs légion sur ce territoire - de France Télécom à Completel ou LDCOM - et travaillent en partenariat avec O-méga : le réseau est mis en place par la communauté urbaine et les opérateurs fournissent la connexion. « Cette mutualisation permet de rationaliser les coûts d'installation ; sur un câble qui nous appartient, nous louons aux opérateurs la possibilité d'utiliser le flux, avec un tarif au linéaire », explique le vice-président. Principales bénéficiaires de cette opération, les entreprises qui accèdent ainsi au haut-débit, où qu'elles soient.
Budget : 12 millions d'euros, dont 8 millions d'euros pour la partie infrastructure.
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Équipe dédiée aux télécoms : moins de dix personnes.
Aménagement du territoire.
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Irrigation des établissements publics et des entreprises.
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Location d'environ 20 % de la capacité aux opérateurs.
Population :
550 000 habitants (24 communes).
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Budget :
732 millions d'euros.
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Équipe informatique :
130 personnes.
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Budget informatique :
20 millions d'euros (dont 62 % pour Nantes).
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Site :
www.nantesmetropole.fr
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