Un an après les déboires médiatiques de Benetton, Metro est à son tour amené à rassurer les consommateurs sur l'usage de la radiofréquence. En avril 2003, le distributeur allemand a inauguré Future Store, un véritable laboratoire d'expérimentation grandeur nature des derniers développements autour de la RFID (Radio Frequency Identification). Ce magasin pilote mobilise contre lui plusieurs associations pour la défense des données personnelles et de la vie privée, dont l'Américaine Caspian et son homologue allemande Foebud. Celles-ci ont ainsi appelé à manifester devant la grande surface, le 28 février dernier, reprochant notamment au distributeur d'équiper ses cartes de fidélité de
« puces espionnes »
. Le même jour, Metro annonçait le retrait de ces cartes, et précisait, par la même occasion, le contenu de sa politique RFID.
L'initiative Future Store continue
Réservée à ses clients âgés de seize ans et plus, l'Extra Future Card a été diffusée à dix mille exemplaires. Le distributeur assure que la puce RFID n'a été utilisée qu'au rayon DVD pour vérifier l'âge de ses clients avant de les autoriser à visionner les bandes-annonces de films interdits aux moins de douze et seize ans.
« Nous devons prendre au sérieux les inquiétudes portant sur les cartes RFID »
, explique Albrecht Von Truchsess, porte-parole du groupe Metro.
Le retrait de cette première version de l'Extra Future Card ne remet pas en cause l'essentiel du programme RFID de Future Store. Lequel concerne la chaîne logistique contrôle des livraisons, gestion des stocks et étalage et l'étiquetage des articles linéaires intelligents, bornes audiovisuelles, antivols. Le distributeur confirme aussi le déploiement de la RFID dans dix entrepôts et deux cent cinquante points de vente d'ici à novembre 2004.