
Vous souhaitez changer de clavier ou de souris, voire remplacer les deux à la fois ? N'hésitez pas, le choix est vaste. Mais dans ce cas, passez à la gamme supérieure, celle qui ne s'encombre plus de fils. Ici, c'est une base contenant un récepteur qui se branche au micro et se pose sur le bureau. Elle communique au moyen d'ondes radio avec la souris et le clavier, qui peuvent être posés plus loin que d'habitude de l'unité centrale, voire sur... les genoux. Nous avons donc testé dix kits comprenant un clavier et une souris sans fil.
N'oubliez pas les gauchers !
D'emblée, faisons un premier constat frappant : les notes globales sont très serrées, alors que les prix sont pour le moins disparates. Ainsi, le modèle le plus couteux (le Logitech Cordless Desktop MX, vendu rien de moins que la bagatelle de 130 euros !) se classe 7 e , juste devant le moins cher (le Wireless Optical Desk Set 302KS de Trust, qui, lui, ne coûte que... 22 euros). Le confort du clavier Logitech est certes largement supérieur à celui de l'antique Trust, mais sa souris souffre d'un défaut à nos yeux rédhibitoire : elle ne convient pas aux gauchers ! Si tous les membres de la famille sont droitiers, tant mieux. Mais qu'un seul soit gaucher, et l'utilisation de cette souris tournera au calvaire pour « l'original ». D'une façon générale, c'est toute une frange de la population qui est exclue, ce qui est tout bonnement inacceptable. En l'absence d'une version prévue pour gauchers, nous avons donc privilégié les modèles ambidextres... qui ne sont, en tout état de cause, pas moins confortables qu'un modèle « profilé », loin s'en faut !
Même sanction, donc, pour le Qware, le Genius et le Wireless Optical Desktop Elite de Microsoft, même si ce dernier se rattrape avec le Basic Wireless Optical Desktop, ensemble presque parfait, confortable, agréable et facile à utiliser, fourni avec une souris ambidextre à un prix, somme toute, raisonnable.
Le confort d'utilisation a justement été l'une des préoccupations majeures de nos testeurs.
Ainsi, il n'y a plus aucun clavier qui se contente des 105 touches « réglementaires ». Selon les modèles, entre 18 et 32 boutons supplémentaires viennent s'y ajouter. Il s'agit de touches pour contrôler un logiciel de lecture audio, avec parfois l'aide d'une molette de volume, ou de boutons servant à naviguer sur le Web ou à ouvrir rapidement ses logiciels favoris. La plupart des touches sont le plus souvent programmables à souhait, via le pilote. La mode est également à la double fonction pour les touches F1 à F12. Le passage d'un effet à l'autre se fait au moyen d'une touche supplémentaire, baptisée « F Lock » .
Le clavier adopte la molette
Microsoft et Logitech dotent également leurs claviers de haut de gamme de la même molette que leurs souris. L'intérêt est discutable, à part pour naviguer sur Internet ou dans des documents importants. La molette du Microsoft Wireless Optical Desktop Elite fonctionne même dans les quatre directions, comme celle de la souris. Les aficionados d'Excel apprécieront.
Dans le même genre, les claviers signés Microsoft et Qware adoptent une disposition non standard pour les touches « Suppr », « Inser », « Pg Up », « Pg Dn », etc., situées au-dessus des flèches de direction. Rien de bien dramatique, certes, mais il faut s'y habituer. Des différences existent aussi du côté des souris. Une seule est encore à boule, toutes les autres bénéficiant de la technologie optique qui permet de se passer de tapis. La plupart arborent trois boutons (c'est un peu juste !), certaines cinq (c'est parfait) et une autre huit (c'est presque trop !).
Quant aux pilotes, il faut souvent installer séparément ceux du clavier et ceux de la souris. C'est parfois fastidieux - il faut démarrer deux fois chez Qware, des questions sont posées en anglais chez Genius -, et même très agaçant chez Logitech, qui en profite pour faire passer des publicités. Autre bémol, la plupart des claviers déportent les voyants de verrouillage numérique et majuscule sur le récepteur radio ou directement à l'écran. Pour la commodité d'emploi, repassez plus tard !
Les problèmes du sans fil
Par rapport à un ensemble filaire, les kits sans fil posent deux nouveaux problèmes : ceux de la liaison radio et de l'alimentation électrique du clavier et de la souris.
Pour la liaison radio, il n'y a guère qu'avec le kit de Trust que l'on note quelques soucis d'appairage du clavier et de la souris avec la base. Pour les autres, il suffit de suivre les indications du manuel. La seule difficulté est de bien repérer les boutons de connexion qui, cachés sous le clavier ou la souris, ne sont pas toujours faciles à presser.
L'alimentation innove
Pour l'alimentation électrique, ne comptez pas tenir plus de deux mois avec un jeu de piles usuelles. Heureusement, certains constructeurs proposent des souris qui se chargent sur un socle ou grâce à un petit câble. C'est déjà ça de gagné ! Genius va encore plus loin avec ses accus et leur chargeur intégré au récepteur radio. Mais la palme revient tout de même à Cherry avec son clavier qui fait le plein automatiquement grâce à son mini panneau solaire !
Au final, aucun des ensembles clavier et souris testés n'est recalé par notre jury. En plus des éléments que nous avons évalués, le choix peut se faire par goût personnel. Par exemple, certains préfèrent les touches dures, d'autres de plus souples. Le porte-monnaie entre aussi en jeu. Mais là, nos notes de rapport qualité/ prix sont un bon moyen de trouver le produit idéal.
C'est le kit Basic Wireless Optical Desktop de Microsoft qui remporte ce comparatif, grâce à un clavier au confort inégalé et à une souris ambidextre très précise. Mention spéciale est faite du Cymotion Master Solar de Cherry, un kit original et surprenant. La palme du rapport qualité/prix revient à l'ensemble Trust Wireless Optical Desk Set 305KS. Sans gros défaut, il coûte moins de 32 euros.
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