|
Emploi
En 2004, reprise de l'embauche pour les cadres informaticiens
L'Apec vient de publier ses prévisions. Après deux années noires, le recrutement de cadres de l'informatique devrait progresser de 21,7 % à 33 % en 2004.
Xavier Biseul,
01 Informatique (n° 1760), le 12/03/2004 à 10h37
|
C'est officiel : le marché de l'emploi redémarre. Selon le Panel Entreprises(*) de l'Apec, les sociétés françaises prévoient de recruter cette année entre 25 800 et 28 200 cadres informaticiens,
contre 21 200 en 2003. Soit une hausse de 21,7 % à 33 %.
Explication de Jacky Chatelain, directeur général de l'Apec :
« Ce retour en force de la fonction informatique traduit une reprise des investissements des entreprises. »
Les prochains mois
permettront de voir si ces intentions de recrutement se confirmeront plutôt dans le bas ou le haut de la fourchette, les entreprises interrogées péchant souvent par excès d'optimisme.
Tendances contrastées pour les SSII et les constructeurs
Cette bonne nouvelle fait, en tout cas, suite à deux années noires. En 2003, la fonction informatique a enregistré un repli de 15 % des recrutements - soit 3 500 cadres de moins qu'en 2002. Cette baisse
est à attribuer essentiellement au secteur du conseil, qui a réduit ses embauches d'informaticiens de 2 085 postes l'année écoulée.
L'Apec notait toutefois une stabilisation sensible en fin 2003, précédant la reprise en 2004. L'optimisme affiché pour 2004 doit être toutefois nuancé en fonction de la typologie de l'employeur et du profil
recherché.
Les SSII et les éditeurs semblent ainsi porter la reprise. 32 % des entreprises envisagent d'augmenter leur effectif - soit une hausse de 3 % -, tandis que 7 % projettent de le réduire
(-1 %).
Avec l'élévation du niveau de compétences souhaitée par les entreprises clientes en période de crise, les cadres confirmés ont représenté 41 % des recrutements en 2003. Un fort pourcentage pour un secteur qui est connu pour
faire la part belle aux débutants.
Tendance inverse chez les constructeurs, où les jeunes cadres se sont imposés dans les recrutements (47 %) face aux seniors, pourtant les plus prisés en 2002. La dégradation de l'emploi se poursuit également dans ce secteur.
Les entreprises sont deux fois plus nombreuses que l'an dernier - 16 %, contre 8 % - à envisager de réduire leur personnel.
(*) En 2001, l'échantillon du Panel Apec est passé de 5 000 à 11 000 entreprises interrogées.