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Points de vue |
| Véronique Filip (groupe Reynders) : " quand une entreprise est bénéficiaire, elle n'a pas de souci à se faire lorsqu'elle est rachetée " |
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L'unité de production d'Avery Dennison Business Media en France a été rachetée en novembre 2002 par le groupe belge Reynders. Nous n'avons jamais craint ce rachat. Notre division était très profitable, nous avons été vendus très rapidement et sans avoir subi de licenciements, de restructuration. Au contraire, ce rachat nous a permis d'évoluer en termes de gamme de produits et de nous recentrer sur notre métier de base, la production de constructions adhésives. Désormais, nous couvrons tout le secteur de l'étiquette adhésive et pouvons proposer une offre globale. Ce rachat nous a aussi permis d'être plus autonomes et réactifs. En effet, avec le groupe Avery Dennison, nous avions adopté le système américain. Plus petit, l'européen Reynders nous offre plus de moyens pour nous développer en Europe. Si en France, notre notoriété est encore relative, cela n'empêche pas le groupe belge de nous proposer des formations marketing et commerciales. D'ailleurs, prochainement, le service marketing français devrait bientôt gérer l'ensemble des services marketing institutionnels du groupe. |
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Le conseil |
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Le rachat d'une entreprise n'est heureusement pas toujours synonyme de restructuration. Il peut signifier de nouvelles opportunités de développement pour la société rachetée. |
| Jacques Baud (Imprimerie Baud) : " dans une succession, il est important de bien s'entendre avec les repreneurs " |
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Spécialisée dans le secteur du luxe et plus particulièrement dans celui de la bijouterie, cette imprimerie familiale fondée en 1946 a été rachetée en novembre 2003 par Thierry Fécomme. Devenue S.A.S., l'Imprimerie Baud est désormais dirigée par Jacques Baud, qui en est le président, et par son acquéreur, qui en est le vice-président. « J'ai 57 ans. Ma fille est professeur des écoles et n'a nullement l'intention de prendre ma succession. Un jour, je n'ai plus eu envie d'investir. Je n'avais plus la motivation d'il y a dix ans, mais je ne voulais pas que ma société commence à régresser. Et surtout, il n'était pas question d'abandonner mon équipe. Je voulais leur choisir mon successeur » , explique Jacques Baud, qui ajoute : « Au lieu de me précipiter et de devoir choisir un repreneur qui ne me convenait pas vraiment humainement, j'ai préféré anticiper » . Alors, quand son ami de quinze ans, Thierry Fécomme, est venu le voir, il n'a donc pas hésité à lui ouvrir son capital. « Nous sommes tous les deux fils d'imprimeurs. Sauf que lui, il a 38 ans. Dans notre contrat, il a été établi que je devais rester dans l'entreprise jusqu'en 2006. Ensuite, je lui cède mon fauteuil de président. » |
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Le conseil |
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Il est rare qu'un imprimeur organise sa succession. Mais celui qui le fait est assuré du résultat. |
| Nicolas Dematté (SVI-Publicep) : " l'expérience m'a montré que le passage par un intermédiaire facilitait le rachat » |
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Nicolas Dematté est un habitué des rachats. En 1993, il a acquis SVI, située aux pieds des Cévennes. « Réalisée par un intermédiaire mandaté par le vendeur, cette opération s'est déroulée en un mois. Il a tout à fait respecté nos souhaits, qui étaient de trouver une entreprise saine et bénéficiant d'un réel potentiel de développement. » Deux ans plus tard, Nicolas Dematté s'est rapproché du dirigeant de Publicep, installée à Montpellier. « L'approche directe a été moins rapide. Les discussions, même si elles ont abouti, ont été plus longues et plus laborieuses. Nous avions aussi une expérience de rachat d'entreprises à la barre du tribunal de commerce : l'Imprimerie Nouvelle, basée à Saint-Raphaël, et Photoffset, à Nice. Ces deux sociétés sont aujourd'hui saines et rentables. » En conclusion, Nicolas Dematté estime que quand le repreneur ne vient pas du milieu, l'opération n'est pas chose facile. « Le repreneur doit se faire accepter par ses collaborateurs. Mais en appliquant quelques recettes éprouvées mais essentielles service, gestion rigoureuse, qualité, passion du client nous avons obtenu de bons résultats. » |
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Le conseil |
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Quelle que soit la méthode employée pour racheter une affaire, le plus difficile reste toujours de faire adhérer les collaborateurs à un nouveau projet d'entreprise. |
| dans le même dossier : Reprendre une affaire (3 articles) | |
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